Hersant trouve enfin un accord avec ses banques
Sandrine Bajos
Sandrine Bajos
La partie de poker semble bel et bien terminée. Hersant Médias a fini par obtenir vendredi soir à l'arraché un accord avec ses dix-sept banques à qui elle devait quelque 215 millions d'euros, a-t-on appris de sources proches du groupe de presse. Le protocole d'accord doit être signé en début de semaine prochaine et il faudra ensuite encore environ trois mois pour que ces accords entrent effectivement en vigueur.
Hersant va pouvoir s'associer au belge Rossel
L'accord sur la restructuration de la dette trouvée, Hersant va pouvoir mettre ses journaux régionaux (Nice Matin, l'Union, Corse Matin...) au sein d'une société commune avec le groupe de presse belge Rossel qui lui apportera La Voix du Nord. L'ensemble donnera naissance au troisième groupe de presse régionale. Les deux groupes avaient annoncé leur projet le 12 octobre dernier mais Bernard Marchant, administrateur-délégué de Rossel, avait dès le début prévenu que si Hersant ne réglait pas son problème de dette, le mariage tomberait à l'eau...
Les quotidiens d'outre-mer en vente
L'ensemble des banques, emmenée par BNP Paribas, a donc accepté d'abandonner une partie des créances à hauteur de 50 millions d'euros et le groupe de Philippe Hersant s'est engagé à effectuer un versement immédiat de 10 millions d'euros. De même il va céder ses quotidiens de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie et il rachètera les 25% détenus par GHM dans ses journaux suisses. Les héritiers Hersant et actionnaires de GHM vont également racheter un golf familial situé en Normandie et qui était jusqu'à présent logé dans le groupe de presse...
Les banques ont obtenu des ORA
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Selon une source proche de GHM, le plan de remboursement de la dette s'étale jusqu'en 2019 et, comme le réclamaient les banques, une partie sera réalisée en obligations remboursables en actions (ORA) dans la société commune avec Rossel. Concrètement, si GHM ne peut honorer ses dettes, les banques pourraient se retrouver de facto actionnaires de la société de presse, mais à hauteur maximum de 25% (soit la moitié de la part de GHM).
Sandrine Bajos
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