France Télévisions se branche sur la télé connectée

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Rémy Pflimlin, président de France Télévisions Copyright Reuters
Rémy Pflimlin, président de France Télévisions Copyright Reuters (Crédits : AFP)
Le groupe de télévision publique, qui dispose d'une enveloppe de 55 millions d'euros pour le numérique, a présenté Salto, un service qui remet les programmes live à zéro. Il a aussi lancé une nouvelle version de sa plateforme de télévision de rattrapage, Pluzz.

Bruno Patino ne cesse de le répéter. La télévision connectée, il y croît dur comme fer. Le directeur des activités numériques et par ailleurs patron de France 5 ne sait pas encore quelle sera la forme ? ni les usages ? qui gagneront le c?ur des téléspectateurs-internautes, mais les expérimentations vont bon train. « Plusieurs définitions de la télé connectée sont possibles. Nous avons déjà développé des services augmentés sur Roland Garros, ou « C dans l?air » accessibles derrière les programmes. Il y aussi la télévision connectée en mode applicatif, telle que la développent Google, Yahoo ou Apple. Pour Samsung par exemple, la "télévision linéaire" ne sera dans le futur qu?une application de la TV parmi d?autres. Autre question : est-ce que la TV connectée aura lieu sur le premier ou le second écran ? Nous allons développer quelque chose sur ce thème à la rentrée sur C à vous », a exposé mardi Bruno Patino.

Une première application modeste

En attendant, le directeur numérique a montré une première application modeste, mais concrète : Salto. Cette nouvelle fonctionnalité permet de relancer au début un programme pris en cours. Comment cela fonctionne-t-il ? Une fois le programme lancé, une notification apparaît à l?écran, proposant de revenir au début. Il suffit alors d?appuyer sur la touche bleue de la télécommande. Pour le moment, le service est uniquement disponible pour les programmes entre 20 heures et minuit, le groupe de télévision publique souhaitant d?abord tester les problématiques de bande passante.

Autre contrainte : l?équipement. Seuls les téléviseurs TNT connectés à Internet peuvent accéder au service. « Cela va concerner 300.000 foyers en France », a précisé Bruno Patino. Si 2,5 millions de téléviseurs pourront en France potentiellement se connecter, le directeur numérique estime qu?un tout petit nombre activent cette possibilité. D?autres fonctionnalités, comme avance et retour rapide, pause, sont à l?étude. « France Télévisions se sent bien mieux armé face aux géants du net ? Google- YouTube, Apple, Microsoft, Amazon, Facebook, Netflix - auxquels nos concitoyens auront bientôt directement accès sur leur téléviseur connecté », s?est félicité de son côté, le PDG du groupe, Rémy Pflimlin.

Refonte de Pluzz, frilosité des producteurs

En parallèle, France Télévisions a totalement refondu sa plateforme de télévision de rattrapage Pluzz, en test tout l?été. Une version épurée (sans les programmes) du service sera lancée sur la plateforme de partage de vidéos, Dailymotion, les producteurs restant frileux par rapport à la diffusion de leurs contenus. « Il y a un et demi, nous avons dit aux producteurs que nous souhaitions être sur les plateformes vidéos, mais que nous n?irions pas sans eux », a justifié Bruno Patino.

La rediffusion des films reste toutefois absente de Pluzz. « Les discussions n?ont pas encore repris avec les producteurs. Mais un certain nombre d?acteurs nous ont laissé entendre qu?ils souhaitaient être présents », a assuré le président de France Télévisions. Alors que France Télévisions, également victime de la crise publicitaire, n?échappe à la contraction de ses budgets, le numérique fait office d?îlot de sérénité. « Le budget 2013 sera stable au minimum » a assuré Rémy Pflimlin, rappelant qu?il était de 37 millions d?euros en 2012 (et de 55 si on ajoute les régions et l?Outre Mer).
 

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Commentaires
a écrit le 04/07/2012 à 14:45 :
Nous allons être fichés, foutus et fâchés. France Télévision travaille d'arrache pied pour Orange.
a écrit le 03/07/2012 à 23:01 :
Si France Télévisions pouvait cesser de se brancher sur nos impôts et de nous sucer le sang, ça serait encore mieux. Privatisation ! Arte ferait une très bonne chaîne publique unique.
Réponse de le 04/07/2012 à 0:13 :
La qualite a un prix
La tele commerciale a la tf1 c'est la misere
Nous avons une offre sans egal dans le monde mais une fois que l' on aura tout sacrifie sur l'autel du liberalisme forcene il sera trop tard et on bouffera de la daube enrobee de pub
Réponse de le 04/07/2012 à 7:15 :
Reportage hier du JT de 13h sur France 3 : la nouvelle marque et nouveau defile de la lingerie de la fameuse Zahia, c'est cela l'information sur un chaine du service public ?!?!
Réponse de le 04/07/2012 à 9:22 :
@k Pas tout à fait d'accord avec vous sur l'offre sans égal mondial... la BBC est en moyenne bien meilleure et réussie à produire de formidables documentaires de qualité exportés dans le monde entier, ce que France télévision n'arrive pas à faire. Disons que la médiocrité des TF1, France 2, France 3 et M6 est compensée par France 5 et Arte qui relèvent quand même le niveau, mais quand à la création artistique les chaînes anglaises sont bien meilleures: séries créatives (the office, the IT crowd...) , programmes humoristiques (smack the poney, Ali G, little Britain...)
Réponse de le 04/07/2012 à 11:36 :
K se noie dans le cliché boboïde de la mauvaise qualité des programmes de tf1, avec tout le mépris que cela implique pour ceux qui apprécient ces programmes. Triste sire ! Quelle que soit la qualité des programmes de France Télévisions, rien ne justifie que ces chaînes restent publiques. Qu'ils se confrontent à la concurrence, qu'ils soient obligés d'aller chercher leurs clients au lieu de nous obliger à les financer et nous verrons alors si la qualité de leurs programmes est réelle.

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