Vincent Bolloré se pose en défenseur d'un Vivendi français

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Vincent Bolloré, président du groupe Bolloré (c) Reuters
Vincent Bolloré, président du groupe Bolloré (c) Reuters (Crédits : Reuters)
Vincent Bolloré n'est pas candidat à la tête de Vivendi selon un communiqué. En revanche, il fera tout pour que la gouvernance du groupe de médias et télécoms reste entre des mains françaises.

Vincent Bolloré n'est pas candidat à la présidence du directoire de Vivendi. C'est la mise au point qu'a apporté mardi le milliardaire breton dans un communiqué. Selon ses propres termes, il "n'est pas, lui même, à la recherche d'un poste ou d'une rémunération dans le groupe Vivendi".

Pour que la gouvernance du groupe reste entre des mains françaises

Mais, il demeurera "vigilant sur l'évolution prochaine du directoire et du conseil de surveillance", selon ses termes. Il s'est par ailleurs dit très "attentif et déterminé à ce que ce fleuron de l'industrie française des médias et des communications soit à présent géré en toute transparence, pour bien rester français et ne pas risquer d'être démantelé".

Cette mise au point intervient deux jours après que des sources proches du dossier ont indiqué que le président du groupe Bolloré avait décidé de se porter candidat à la présidence du directoire de Vivendi, pour succéder à Jean-François Dubos qui avait lui même succédé en 2012 à Jean-Bernard Lévy.

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Heureux de l'abandon de Thomas Rabe

Vincent Bolloré s'est cependant félicité "du retrait du candidat présenté par M. Jean René Fourtou" à la présidence du directoire, l'Allemand Thomas Rabe, qui dirige actuellement le groupe de médias Bertelsmann (RTL Group, M6...). L'Allemand devait être présenté mercredi à un comité des nominations interne, mais il a jeté l'éponge dimanche suite à l'opposition de Vincent Bolloré.

Le PDG du groupe Bolloré est monté à 5% du capital de Vivendi en octobre dernier, après la cession de ses chaînes de la TNT au groupe Canal+, puis est entré au conseil de surveillance de Vivendi en décembre. Ce qui a permis d'alimenter les rumeurs selon lesquelles il serait candidat à la présidence du groupe de médias et télécoms.

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Commentaires
a écrit le 11/09/2013 à 8:31 :
Vivendi n'a jamais choisi entre les deux modèles d'affaires : holding ou conglomérat, qui pouvaient lui convenir. C'est donc un machin plus qu'une entreprise, voué à être pillé par un raider. Et c'est bien parti pour çà.
Réponse de le 12/10/2013 à 13:20 :
Qui pille???
le comportement de l'ETAT Français n'est pas étranger aux solutions envisagées par cette firme;
Qui est le Raider???

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