Au Sénat, Alain Weill détaille ses ambitions pour « L’Express TV »
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Alain Weill, le propriétaire de L'Express.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Alain Weill, le propriétaire de L'Express.
Reuters
Alain Weill ne compte pas rompre avec le monde de la télévision. L'actuel patron de l'hebdomadaire L'Express (dont il possède 51% du capital, contre 49% pour Patrick Drahi, le propriétaire d'Altice/SFR) a indiqué, ce jeudi, à la commission d'enquête du Sénat sur la concentration dans les médias, qu'il espérait lancer « L'Express TV ». Pour ce faire, il compte récupérer une des chaînes qui seront nécessairement cédées en cas de mariage entre TF1 et M6.
Son objectif ? Créer « une chaîne culturelle », à destination « des CSP+ de 25 à 49 ans ». Côté contenus, il souhaite y développer des talk-shows, du documentaire, de la fiction », et des programmes dédiés au cinéma ou à la mode. Selon lui, « Paris Première », qui appartient au Groupe M6, constitue « une bonne référence ». Dans ce schéma, « L'Express TV » sera une chaîne de télévision linéaire. Mais pas question de négliger le « non linéaire ». Alain Weill espère déployer rapidement une offre de replay performante, constatant que ce créneau « se développe de façon exponentielle ».
Pourquoi cette initiative ? Parce qu'Alain Weill estime qu'aujourd'hui, il est nécessaire de jouer la carte du « plurimédia ». Le dirigeant y croît dur comme fer. « L'Express fait de l'écrit, des podcast, et je veux aller vers l'image », a-t-il insisté. Il s'agit, à l'en croire, d'un impératif pour survivre à l'ère d'Internet. Il a également souligné que L'Express, qui a essuyé de lourdes restructurations et baisses d'effectifs, sera « positif » cette année, après avoir perdu 2 millions d'euros en 2021, 6 millions en 2020, et 12 millions en 2019. Problème, et pas des moindres: Alain Weill a souligné, lors de son audition au Sénat, qu'il n'avait pas encore convaincu TF1 et M6 de considérer sa candidature.
À lire également
Avec ce projet, Alain Weill remettrait ainsi un pied dans la télévision. En juillet dernier, il a quitté ses fonctions de PDG d'Altice France, qui chapeaute l'opérateur SFR, mais aussi ses bébés BFMTV et RMC, cédés à partir de 2015 au groupe Altice de Patrick Drahi. Devant la commission du Sénat, Alain Weill est revenu sur cette vente. Selon lui, elle a largement découlé de la décision du gendarme de l'audiovisuel, le CSA, d'autoriser la diffusion de LCI sur la TNT gratuite en 2015. « Cela a fragilisé le secteur, a déclaré Alain Weill. BFMTV totalisait 2,4% à 2,5% de parts d'audience. Avec quatre chaînes d'information, je me suis dit que nous passerions sous les 2%, qui étaient notre point d'équilibre économique. » En vendant son groupe à Altice, « je sécurisais le groupe », a-t-il argué, tout en estimant qu'il était utile de l'allier à un opérateur télécom, dans un contexte où les chaînes sont de plus en plus diffusées via l'ADSL et la fibre.
« L’Inde est en train de devenir un écosystème d’innovation mature »
IA : la suspension des modèles d'Anthropic par Washington provoque un tollé
Suppression d'emploi à cause de l'IA : Zuckerberg admet (encore) des « erreurs » dans la refonte de Meta
Coup de tonnerre pour Anthropic : Trump bloque l'accès étranger aux IA « Fable » et « Mythos »