Nouveau plongeon d’Altice en Bourse

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Aujourd'hui, la dette d'Altice, maison-mère de SFR, dépasse les 50 milliards d'euros.
Aujourd'hui, la dette d'Altice, maison-mère de SFR, dépasse les 50 milliards d'euros. (Crédits : Jacky Naegelen)
Le titre du géant des télécoms et des médias de Patrick Drahi a une fois encore lourdement chuté ce jeudi. Il a dégringolé de 9,15% à 10,72 euros à la Bourse d’Amsterdam. La défiance des investisseurs monte d’un cran.

Altice broie du noir sur les marchés. Ce jeudi, le titre du géant des télécoms et des médias a une nouvelle fois dégringolé à la Bourse d'Amsterdam. En une séance, celui-ci a chuté de 9,15% à 10,72 euros. Cette fronde des investisseurs intervient alors que titre a été chahuté depuis la fin de la semaine dernière, dans la foulée de la publication des résultats trimestriels du groupe. Lesquels ont, une nouvelle fois, témoigné des difficultés de l'opérateur SFR, sa principale filiale. Vendredi 3 novembre, le titre du groupe du milliardaire Patrick Drahi s'était effondré de 22,5% à 12,51 euros. Ce jour-là, Altice a effacé près de 5 milliards d'euros de capitalisation boursière.

Selon plusieurs analystes, les investisseurs semblent plus que jamais s'interroger sur la capacité d'Altice à remettre SFR, qui continue de perdre beaucoup d'abonnés, sur les rails. Pour Stéphane Beyazian, analyste chez Raymond James, « trois ans après son rachat par Altice, le bilan de l'opérateur est discutable au regard de ses performances commerciales et financières ». « En outre, enchaîne-t-il. les investisseurs deviennent très réticents sur une stratégie d'investissement massif [dans la fibre ou dans les contenus, NDLR] dans un contexte de remontée des taux d'intérêt, alors qu'Altice est le groupe le plus endetté du secteur. » Après avoir multiplié les emplettes dans les télécoms et les médias ces dernières années, la dette d'Altice dépasse en effet les 50 milliards d'euros.

Promesses non-tenues

Analyste chez Berenberg, Nicolas Didio estime, lui, que le groupe paye probablement les promesses non-tenues émises lors du rachat de SFR en 2014. « La promesse de rétablir la croissance en conquérant des abonnés est constamment reportée », affirme-t-il.

A noter que ce mardi, Goldman Sachs a dégradé d'« acheter » à « neutre » sa recommandation sur Altice, avec un objectif de cours de 14 euros. Elle a également retiré le groupe de sa liste des valeurs préférées « Pan-Europe Conviction ». Pour le bureau d'études, SFR, qui représente près de la moitié du chiffre d'affaires d'Altice, ne relèvera pas tout de suite la tête. Ce qui, aux yeux de Goldman Sachs, suscite des incertitudes « sur l'ensemble de la stratégie de désendettement du groupe, d'acquisition relutive ou de rachat d'actions », rapporte l'Agence Option Finance.

| Lire aussi : Altice/SFR : pourquoi les investisseurs font grise mine

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Commentaires
a écrit le 10/11/2017 à 11:01 :
Drahi, c'est le future Jean Marie Messier avec l'intelligence en moins...
Réponse de le 12/11/2017 à 11:25 :
Vous avez manifestement travaillé de près avec les deux pour parvenir à une telle conclusion. Pourriez-vous nous éclairer un peu plus ?
a écrit le 10/11/2017 à 9:24 :
ancien client s f r quand on promet beaucoup de choses pour apater des clients et que les promesses ou le reseau ne suit pas on change d'operateur les financiers ne s'y trompent pas et developper une societe par de la dettes sans vrai retour sur investissement ou developpement au bout d'un certain temps cela se retourne
a écrit le 09/11/2017 à 22:00 :
Quand on ne construit que du vent avec des dettes abyssales, il arrive un jour où le château s'effondre.
a écrit le 09/11/2017 à 18:29 :
Capitaine d'industrie ou chevalier....au choix....les banques sont jusqu'au cou dans ce machin, la fuite en avant pour éviter que le château de carte ne s'effondre trop vite....cela devient une question de mois maintenant....😁
Réponse de le 09/11/2017 à 19:59 :
J'ai toujours pensé que tant que ce Monsieur avait la confiance des banques et des investisseurs il se maintiendrait, j'ai peur pour lui que la récré à sonnée; il a joué je crains qu'il a perdu, je suis sur SFR je vais surveiller mes factures
Réponse de le 10/11/2017 à 11:02 :
Un heritage de Macron, il a donné sa benediction a cette arnaque
a écrit le 09/11/2017 à 18:21 :
La meilleure décision consisterait à ce que Bouygues entre de suite chez S.F.R à hauteur de 51%.
Réponse de le 09/11/2017 à 18:59 :
Après le Gigantesque travail, pour réparer et rattraper en 3 ans, les 10 années d'abandon par l'ex actionnaire VIVENDI, ce serait au cours actuel !!!!!! une Très bonne affaire pour MARTIN BOUYGUES, qui s'était battu pour obtenir S.F.R en 2013. Retard d'investissement complètement comblé, plus de plan social : Drahi a traité convenablement un plan de suppression d'emplois que VIVENDI n'avait pas fait, contrairement à Orange et Bouygues ( 12000 Suppressions à eux deux ) Bouygues n'aura qu'à restructurer légèrement la partie commerciale et logistique à sa ressemblance.
a écrit le 09/11/2017 à 18:12 :
A y regarder de plus près, la fortune de M. Drahi c'est surtout un énorme tas de dettes. Même le "marché" qui est pourtant con comme un balai, va finir par s'en rendre compte et la chute sera aussi brutale qu'à été irrationnelle l'adulation d'un pur spéculateur.
Réponse de le 10/11/2017 à 5:37 :
Ca commence a fumer pour lui.
Mais retenez une chose.
En cas de banqueroute, ce sera les francais qui in fine regleront la note.
Lui a deja planque son matelas a l' ombre des cocotiers.

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