Orange : Nicolas Dufourcq va siéger au conseil d’administration

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Nicolas Dufourcq, HEC-ENA passé par l’inspection des finances, a passé neuf ans, de 1994 à 2003, chez l’ex-France Télécom.
Nicolas Dufourcq, HEC-ENA passé par l’inspection des finances, a passé neuf ans, de 1994 à 2003, chez l’ex-France Télécom. (Crédits : Bpifrance)
Le patron de Bpifrance, qui possède 9,6% d’Orange via Bpifrance Participations, va bientôt prendre place au conseil d’administration de l’opérateur historique.

Nicolas Dufourcq va bientôt siéger au conseil d'administration d'Orange. Selon des informations du Monde, le patron de Bpifrance, va donc y représenter son institution - qui possède 9,6% du capital de l'opérateur historique via Bpifrance Participations. Il remplacera Jean-Yves Gilet, l'ex-directeur exécutif de Bpifrance. Chez Orange, on affirme que l'arrivée de Nicolas Dufourcq ne pose « aucun problème ». Pourtant, dans le monde des télécoms, beaucoup pensent que l'intéressé lorgne depuis longtemps la place de Stéphane Richard, l'actuel PDG du groupe, dont le mandat s'achève en 2018.

Sous ce prisme, l'arrivée de Nicolas Dufourcq risque-t-elle de plomber un possible renouvellement de Stéphane Richard à la tête du groupe ? Interrogé par La Tribune, un bon connaisseur du dossier estime que l'influence du patron de Bpifrance devrait rester limitée. « Pour pousser à un remplacement de Stéphane Richard, être un représentant de l'Etat n'est pas la position la plus favorable, affirme notre source. Il vaut mieux, dans ce cas, compter parmi les administrateurs indépendants... »

Un bon connaisseur du groupe

Outre les ambitions de Nicolas Dufourcq, ce dernier passait pour n'être guère favorable au rapprochement entre Orange et Bouygues Telecom au printemps dernier. Pour rappel, le deal a notamment échoué parce qu'Emmanuel Macron, à l'époque à la tête du ministère de l'Economie, avait imposé des conditions jugées inacceptables par Bouygues concernant son entrée au capital d'Orange.

Malgré cela, Nicolas Dufourcq connaît très bien la maison et le monde des télécoms. Cet HEC-ENA, ex-inspecteur des finances, a passé neuf ans, de 1994 à 2003, chez l'ex-France Télécom. Il a été coup sur coup chargé de mission auprès du directeur général, conseiller du président Michel Bon, puis directeur de la division multimédia, ou il notamment mené le lancement de Wanadoo en 1996.

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Commentaires
a écrit le 09/02/2017 à 18:06 :
N y a t il pas un risque que Bpi aide moins les PME des télécoms comme vivaction ou d autres à investir et racheter des concurrents ?
a écrit le 09/02/2017 à 15:22 :
BPI => Un bon fossoyeur du groupe
a écrit le 09/02/2017 à 14:45 :
Wanadoo...
La boite que France Telecom avait privatisé pour finalement la racheté.

Un visionnaire ce petit Nicolas...

Tremble Orange!!
a écrit le 09/02/2017 à 14:44 :
Bonne nouvellle pour Orange.

En fait ca changera rien c'est personne ce gars, juste un politique qui a des copains d'ecole qui lui ont trouvé un boulot...
a écrit le 09/02/2017 à 14:35 :
Voyez pas besoin François le pouvoir en augmentation pour certains .
a écrit le 09/02/2017 à 14:27 :
le rapprochement bouygues orange, c'est pour faire un champion d'etat stratege comme edf avec areva qui est une reussite parfaite comme chacun peut et doit le constater sous peine de goulag?
personne n'est dupe
les politicards cassent les boites et quand ils ne veulent pas de la casse sociale qui va bien, ils utilsent ' l'etat stratege' ou la boite qui va le moins mal doit racheter celle qui va au tas

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