PROPOSÉ PAR
i-Lab & Nous - Actualités et analyses
"C'est de notre faute." Sheryl Sandberg, la numéro 2 de Facebook, est revenue ce mercredi sur la polémique qui a éclaté la semaine dernière. Le réseau social aux 2 milliards d'utilisateurs est accusé de proposer des catégories publicitaires racistes et antisémites, selon une enquête de ProPublica publiée jeudi dernier. Objectif : proposer de la publicité ciblée pour les utilisateurs ayant des sympathies antisémites sur Facebook. Sur la plateforme publicitaire automatisée du géant américain, on pouvait donc trouver des champs tels que "haine du juif" ou des catégories rassemblant des internautes ayant exprimé un intérêt pour des sujets comme "Comment brûler les juifs" ou "Comment les juifs ont ruiné le monde".
Dans la foulée de la polémique, le groupe de Mark Zuckerberg a en effet expliqué que les catégories antisémites ont été créées par des algorithmes sur la base d'informations fournies par les utilisateurs sur leur compte et d'autres données. Cette situation n'est pourtant pas une première pour Facebook. En mai dernier, The Australian avait affirmé que le réseau social permettait de cibler les adolescents se sentant "stupides", "déprimés" ou encore "inutiles"...
À lire également
Cette fois-ci, Facebook a annoncé un durcissement du contrôle des champs proposés aux annonceurs. La semaine dernière, le réseau social a déjà annoncé supprimer les filtres polémiques. L'entreprise promet désormais de passer manuellement en revue les catégories publicitaires avant qu'elles ne soient disponibles pour les annonceurs pour "une surveillance plus humaine du processus automatisé", indique Sheryl Sandberg. Elle va également mettre en place un système d'alerte pour les utilisateurs, permettant de signaler au réseau social des annonces qui ne seraient pas en adéquation avec les conditions d'utilisations de Facebook (attaques directes basées sur la race, la religion, l'orientation sexuelle, le genre...).
« Anticiper le coût du token sur cinq ans, c’est impossible » : les entreprises face à l'explosion de la facture de l'IA
IA : la douche froide Broadcom fait vaciller les stars européennes des semi-conducteurs
IA : les géants Soitec et STMicroelectronics prêts à réduire la consommation électrique des data centers
Les salariés français à la traîne dans l’adoption de l’IA