Près de 500 comptes Facebook créés pour "troller" la présidentielle américaine

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Cinquante mille autres dollars ont été dépensés, probablement par des Russes, pour 2.200 publicités potentiellement liées à la politique.
Cinquante mille autres dollars ont été dépensés, probablement par des Russes, pour 2.200 publicités "potentiellement liées à la politique". (Crédits : Reuters/Regis Duvignau)
Trois mille publicités ont ainsi été achetées par ces comptes et pages "non authentiques" basés en Russie pour diffuser des points de vue controversés sur des sujets comme l'immigration, les questions raciales ou les droits des homosexuels.

Facebook a découvert que des dizaines de comptes probablement faux et basés en Russie avaient dépensé 100.000 dollars en publicités sur le réseau social entre mai 2015 et mai 2017 afin de promouvoir des messages prêtant à polémique aux Etats-Unis, dans le contexte de la campagne électorale de 2016.

Trois mille publicités ont ainsi été achetées par ces 470 comptes et pages "non authentiques" pour diffuser des points de vue controversés sur des sujets comme l'immigration, les questions raciales ou les droits des homosexuels. Selon un employé de Facebook, des liens ont pu être établis entre ces publicités et une "ferme à trolls" bien connue de Saint-Pétersbourg qui publie régulièrement des commentaires sur les réseaux sociaux.

| Lire aussi : Jusqu'où ira l'affrontement entre les États-Unis et la Russie ?

Cinquante mille autres dollars ont été dépensés, probablement par des Russes, pour 2.200 publicités "potentiellement liées à la politique", a précisé Facebook au terme d'une enquête interne.

Une goutte d'eau dans la mer publicitaire

Ces conclusions ont été présentées sur un blog par Alex Stamos, le responsable de la sécurité de Facebook. Le groupe dit coopérer avec les agences fédérales qui enquêtent sur l'ingérence russe dans la campagne électorale de 2016 aux Etats-Unis. Facebook a notamment transmis ses conclusions au procureur spécial Robert Mueller.

Les publicités portaient sur des sujets d'intérêt national et ne semblaient pas viser en particulier les "Swing States", ces Etats indécis dont le vote détermine l'issue de l'élection présidentielle américaine. Le réseau social n'a pas ailleurs établi aucun lien entre ces publicités et une équipe de campagne en particulier.

Les 100.000 dollars évoqués par Facebook ne représentent qu'une goutte d'eau par rapport au milliard de dollars dépensé en publicités politiques lors de la campagne de 2016, même s'ils confortent la thèse des services de renseignement américains selon laquelle Moscou s'est impliquée dans l'élection.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 07/09/2017 à 11:07 :
On aimerait bien savoir aussi combien de comptes ont été crées pour troller le forum de latribune.fr

L'empire des faibles.

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