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Nouvelle polémique chez Facebook. Le réseau social aux 2 milliards d'utilisateurs est accusé de servir d'outil de propagande pour des réseaux de passeurs en Libye, a révélé une enquête du Times vendredi. En cause : une vidéo hébergée depuis juin sur la plateforme, montrant des scènes de torture par des passeurs libyens sur des migrants, principalement des Somaliens et des Éthiopiens. Une "vidéo effroyable", dénonce l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence des Nations Unies. Les trafiquants auraient ensuite envoyés des extraits vidéos aux familles des migrants, retenus en otage, assure l'OIM auprès de Reuters. Les passeurs auraient ainsi exigé des rançons allant jusqu'à 10.000 dollars - sous peine d'exécution. Pour communiquer avec les familles, le réseau de trafiquants aurait utilisé le service de messagerie instantanée WhatsApp - propriété de Facebook.
Le réseau social justifie aussi le maintien de la vidéo sur sa plateforme en raison de sa provenance : celle-ci a été mise en ligne par un journaliste somalien. L'entreprise américaine a donc jugé nécessaire de la diffuser pour que Facebook "reste un endroit où ses plus de 2 milliards d'utilisateurs mensuels peuvent être sensibilisé à des problèmes importants", rapporte le Wall Street Journal.
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L'entreprise américaine fait face à des problèmes récurrents de modération. Celle-ci est jugée tour à tour trop lente pour la suppression de contenus violents... Et trop arbitraire pour le retrait de la célèbre photo de la "fillette au Napalm" ou encore des représentations du tableau de "L'Origine du monde", supprimées pour nudité. Avec le lancement de Facebook Live l'an passé, qui permet de diffuser des vidéos en direct, la modération des contenus est devenue encore plus difficile pour le réseau alors que les modérateurs disposent seulement d'une dizaine de secondes pour trancher de l'avenir d'une publication. Selon Leonard Doyle, porte-parole de l'OIM, il revient à Facebook "l'entière responsabilité" d'investir dans les ressources nécessaires pour y remédier. L'entreprise de Mark Zuckerberg a annoncé en mai dernier le recrutement de 3.000 modérateurs - s'ajoutant aux 4.500 personnes supprimant déjà les contenus violents.
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