L’IA se démocratise dans tous les domaines et peut aussi renforcer la sécurité sur nos routes. Illustration avec cette alliance technologique nouée entre le nantais Logiroad et Michelin.En 2024, près de 50 000 accidents corporels ont été recensés par l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (Onisr). Pour améliorer la sécurité sur les routes, plusieurs pistes sont envisagées : sensibilisation à la sécurité routière, durcissement des réglementations, etc.
La montée de l'intelligence artificielle s'avère aussi de plus en plus prégnante. En témoigne une étude de McKinsey & Company, selon laquelle l'IA pourrait réduire les accidents de la route de 80 % d'ici à 2030.
Des routes plus sûres et intelligentes
Le gouvernement français, qui prévoit d'investir 46,3 millions d'euros dans la sécurité routière, entend d'ailleurs augmenter le nombre de radars sur les routes et user de l'intelligence artificielle pour détecter de nouvelles infractions, en plus des excès de vitesse. De son côté, le constructeur japonais Toyota s'est récemment allié à son compatriote, le géant des télécoms NTT, pour investir quelque 3 milliards d'euros dans un écosystème de conduite autonome assistée par l'intelligence artificielle à horizon 2030.
Dans l'objectif de contribuer lui aussi à réduire le nombre d'accidents sur les routes, le nantais Logiroad, spin-off issu du laboratoire des Ponts et Chaussées, a mis au point, pour sa part, un logiciel de gestion du patrimoine routier qui a nécessité deux ans de développement et 2,3 millions d'euros d'investissements. La société d'une cinquantaine de personnes travaille aujourd'hui avec les gestionnaires de voirie de 1 000 collectivités (de la petite commune au département, en passant par les communautés de communes) sur l'analyse et la gestion des infrastructures.
« Le réseau routier français totalise 1,1 million de kilomètres. Les communes possèdent 65 % du patrimoine routier national, soit 717.000 kilomètres », indique Nicolas Violle à la direction de Logiroad depuis 2023.