Les co-PDG du fabricant du BlackBerry perdent leur statut de milliardaires
Christine Lejoux
Christine Lejoux
Jim Balsillie et Mike Lazaridis ne sont plus membres du club très privé des milliardaires de la planète. Les co-présidents de RIM (Research In Motion), le fabricant du BlackBerry, actionnaires chacun à hauteur de 5% du groupe canadien, ont vu la valeur de leurs participations respectives ramenée à 627 millions de dollars, vendredi, contre près de deux milliards en début d'année. Et ce, en raison d'une nouvelle dégringolade de l'action, qui a clôturé la séance sur un plongeon de 19%. Au total, le cours de Bourse a chuté de près de 60% depuis le 1er janvier, si bien que l'ex-roi des smartphones n'est plus valorisé que 12,5 milliards de dollars à Wall Street.
Si RIM a été de nouveau malmené par les investisseurs, vendredi, c'est à cause d'une énième publication de résultats décevants. Le groupe a clos le deuxième trimestre de son exercice décalé 2011/2012 (le 27 août) sur une chute de 59% de son bénéfice net, à 329 millions de dollars. RIM ne parvient décidément pas à endiguer la concurrence d'Apple et des smartphones sous Android, le logiciel de Google pour les mobiles. Au deuxième trimestre de l'année fiscale 2011, le Canadien ne détenait plus que 12% du marché mondial des smartphones, contre 19% un an plus tôt, selon le cabinet Gartner. Dans le même intervalle, les parts de marché d'Android et d'Apple sont passées à 43% pour le premier, et à 18% pour le second.
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Conséquence, la gestion de Lazaridis et de Balsillie est plus que jamais pointée du doigt par les investisseurs. L'actionnaire activiste Jaguar Financial Corp a ainsi prié les co-PDG d'envisager une scission de RIM, voire, carrément, une vente du groupe. L'objectif : tenter de redresser un cours de Bourse qui a dévissé de 84% depuis son plus haut niveau historique touché en juin 2008.
Christine Lejoux
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