Bouygues Telecom: "Tout n'est pas à vendre", assure le PDG

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"Je considère qu'une entreprise, ce n'est pas une marchandise comme une autre, tout n'est pas à vendre." Interrogé mercredi 24 juin sur l'antenne de RTL, Martin Bouygues, PDG du groupe éponyme, a justifié le rejet de l'offre du patron d'Altice Patrick Drahi de quelque 10 milliards d'euros sur sa filiale Bouygues Telecom.
Le patron de Bouygues et fondateur de la filiale télécom a souligné qu'"il n'y a pas eu de pression politique" dans cette décision, alors que l'offre financière de Numericable-SFR était bien supérieure aux estimations de valorisation.
À 09H47 (07H47 GMT), l'action Bouygues, maison mère de Bouygues Telecom, perdait 7,93% à 35,01 euros, Numericable-SFR reculant de 10,58% à 48,70 euros, Orange de 3,41% à 14,44 euros et Iliad, maison mère de Free, de 5,74% à 215,10 euros, dans un marché en léger repli de 0,25%.
Martin Bouygues a émis des doutes sur la solidité de la proposition d'Altice :
Il s'est d'ailleurs dit "un peu étonné de voir que M. Drahi et M. Niel (Xavier Niel, patron d'Iliad, maison mère de Free, NDLR) se sont mis bras dessus bras dessous dans cette affaire", faisant référence à l'intention annoncée par l'opérateur Free de participer à l'offre d'Altice en négociant une reprise d'une partie des actifs de Bouygues Telecom.
La filiale du groupe de BTP peut continuer à se développer de façon autonome, assure Martin Bouygues :
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"Depuis six mois dans le mobile nous avons une conquête de nouveaux clients qui est devenue forte, et dans le fixe avec notre offre à 19,99 euros, qui je reconnaîs déstabilise nos concurrents", a-t-il rappelé.
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(Avec AFP)
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