Bouygues Telecom : "Tout n'est pas à vendre", assure le PDG

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Depuis six mois dans le mobile nous avons une conquête de nouveaux clients qui est devenue forte, a assuré Martin Bouygues.
"Depuis six mois dans le mobile nous avons une conquête de nouveaux clients qui est devenue forte", a assuré Martin Bouygues. (Crédits : © Gonzalo Fuentes / Reuters)
En Bourse, toutes les valeurs télécoms accusent le coup. Le conseil d'administration du groupe Bouygues a rejeté mardi soir à l'unanimité l'offre de rachat pour 10 milliards d'euros proposée par Numericable-SFR. Martin Bouygues a expliqué mercredi que la filiale télécoms allait continuer à être autonome.

"Je considère qu'une entreprise, ce n'est pas une marchandise comme une autre, tout n'est pas à vendre." Interrogé mercredi 24 juin sur l'antenne de RTL, Martin Bouygues, PDG du groupe éponyme, a justifié le rejet de l'offre du patron d'Altice Patrick Drahi de quelque 10 milliards d'euros sur sa filiale Bouygues Telecom.

Le patron de Bouygues et fondateur de la filiale télécom a souligné qu'"il n'y a pas eu de pression politique" dans cette décision, alors que l'offre financière de Numericable-SFR était bien supérieure aux estimations de valorisation.

À 09H47 (07H47 GMT), l'action Bouygues, maison mère de Bouygues Telecom, perdait 7,93% à 35,01 euros, Numericable-SFR reculant de 10,58% à 48,70 euros, Orange de 3,41% à 14,44 euros et Iliad, maison mère de Free, de 5,74% à 215,10 euros, dans un marché en léger repli de 0,25%.

Un financement en doute

Martin Bouygues a émis des doutes sur la solidité de la proposition d'Altice :

"Je ne vois pas comment M. Drahi pourrait monter un financement sérieux et en même temps pouvoir assumer tous les remèdes" qui seraient imposés par l'Autorité de la concurrence.

Il s'est d'ailleurs dit "un peu étonné de voir que M. Drahi et M. Niel (Xavier Niel, patron d'Iliad, maison mère de Free, NDLR) se sont mis bras dessus bras dessous dans cette affaire", faisant référence à l'intention annoncée par l'opérateur Free de participer à l'offre d'Altice en négociant une reprise d'une partie des actifs de Bouygues Telecom.

Bouygues Telecom va continuer à faire cavalier seul

La filiale du groupe de BTP peut continuer à se développer de façon autonome, assure Martin Bouygues :

"Nous avons recréé un projet d'entreprise pour Bouygues Telecom avec beaucoup de sacrifices de la part des salariés et je pense que nous avons à présent des offres extrêmement crédibles."

"Depuis six mois dans le mobile nous avons une conquête de nouveaux clients qui est devenue forte, et dans le fixe avec notre offre à 19,99 euros, qui je reconnaîs déstabilise nos concurrents", a-t-il rappelé.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 24/06/2015 à 18:12 :
Que l'on soit à 3 ou 4 opérateurs en France n'a strictement aucune importance. Nous avons conservé deux gros opérateurs flanqués de 2 petits pour permettre des échanges inter-états. or, les stratégies américaines et les multiples et rapides regroupent et rachats montrent un nouvel axe. Les opérateurs vont se muscler ou disparaître, ce qui revient au même : les nouveaux acteurs seront mulimétiers comme Messier le prévoyait logiquement. Dès lors la stratégie verticale tombe. Le petit partage entre amis n'attire plus et Bouyges n'est pas vendeur. Comme je le disait il y a quelques mois il pourrait tout aussi bien reprendre le groupe SFR que celui-ci peut vouloir le reprendre. Mais les regards se tournent désormais vers l'amérique. C'est lbien es acteurs de ce pays qui à coup sûr allaient racheter Altice avec éventuellement Bouygues à bord. Quelqu'un a dû expliquer à Martin qu'il pouvait tout aussi bien le faire directement et pour beaucoup plus cher, le double, le triple peut-être. En effet la France est un pays phare pour le tourisme et aucun accord transcontinental Europe/USA ne se fera sans qu'elle obtienne une forte compensation... ses opérateurs surtout.

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