Rachat de Bouygues Telecom par SFR: ce qu'en dit la presse internationale

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Roularta s'apprete a vendre l'express a patrick drahi
© Philippe Wojazer / Reuters

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Roularta s'apprete a vendre l'express a patrick drahi
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Dans la presse anglophone, les paris sont ouverts. Le méga deal qui se profile -dix milliards d'euros pour le rachat du numéro trois des télécoms français par le numéro deux- suscite de nombreuses interrogations. Bouygues Telecom, en difficulté financières, va-t-il une fois de plus décliner l'offre ? La transaction pourrait-elle être annulée par le gouvernement français, ou plutôt par l'autorité de la concurrence ? Revue de presse.
"Bouygues fait face à un dilemme", analyse le site d'informations économiques Bloomberg.
Un choix d'autant plus crucial que Bouygues Telecom, dans le rouge depuis plusieurs années, vise un retour à la croissance en 2016.
En face, le PDG d'Altice, maison mère de SFR-Numericable, a déjà pesé le pour et le contre. Patrick Drahi parie sur le prix alléchant de son offre, le double de ce qu'Iliad, propriétaire de Free, aurait proposé à Bouygues l'an passé pour racheter sa filiale dans les télécoms. L'homme d'affaires qui a entamé son ascension dans le secteur en misant sur le câble, est cependant susceptible de voir son offre refusée par l'autorité de la concurrence. La fusion des deux entités créerait en effet "une compagnie avec plus de 30 millions d'abonnés mobile et qui la hisserait au rang d'Orange". De nouveaux emplois seraient également sur la sellette.
Pour le Wall Street Journal, Patrick Drahi "teste les limites de la concentration dans les télécoms", après un retour à trois opérateurs notamment observé en Allemagne, en Autriche, en Irlande et en cours au Royaume-Uni.
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De son côté, le Financial Times pointe du doigt l'indécision du ministre de l'Économie. "Emmanuel Macron énumère les conséquences : 'Serait-ce bon pour l'emploi ? Non. L'économie ? Non. L'investissement ? Non.' Mais il se garde bien d'annoncer s'il bloquera la transaction : 'On verra', dit-il."
Le quotidien financier évoque également les divergences de position entre Bruxelles, plutôt réticente à la concentration dans le secteur des télécommunications, et la Commission européenne :
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