Ericsson reprend du poil de la bête

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Ericsson bat ainsi pour le quatrième trimestre consécutif les pronostics des analystes et enregistre in fine un exercice 2018 encourageant dont il espère qu'il préfigure une sortie durable de l'ornière dans un marché qui bénéficie de l'effet 5G.
Ericsson bat ainsi pour le quatrième trimestre consécutif les pronostics des analystes et enregistre in fine un exercice 2018 encourageant dont il espère qu'il préfigure une sortie durable de l'ornière dans un marché qui bénéficie de l'effet 5G. (Crédits : TT News Agency)
L'équipementier suédois a de nouveau surpris agréablement les analystes au quatrième trimestre en réduisant ses pertes sous l'effet conjugué de la hausse du chiffre d'affaires et de la réduction des coûts.

Le groupe va mieux. L'équipementier suédois en télécoms Ericsson a de nouveau surpris agréablement les analystes au quatrième trimestre en réduisant ses pertes sous l'effet conjugué de la hausse du chiffre d'affaires et de la réduction des coûts. La perte nette trimestrielle a été divisée par trois sur un an, ressortant à 6,5 milliards de couronnes (630 millions d'euros), pour un chiffre d'affaires accru de 10% dans l'intervalle, à 63,8 milliards de couronnes. "Les ventes ont régulièrement progressé en 2018, nous permettant d'afficher la première croissance organique du chiffre d'affaires depuis 2013", s'est félicité le PDG, Börje Ekholm.

Ericsson bat ainsi pour le quatrième trimestre consécutif les pronostics des analystes et enregistre in fine un exercice 2018 encourageant dont il espère qu'il préfigure une sortie durable de l'ornière dans un marché qui bénéficie de l'effet 5G. "La croissance est en partie due à un niveau d'activité plus soutenu que prévu en Amérique du nord, nourrie par une demande accrue de {réseaux] 5G de la part des opérateurs aux Etats-Unis", a-t-il ajouté. Ericsson revendique la place de leader mondial dans le déploiement des réseaux 5G.

Pas d'effet Huawei, affirme le PDG

A cet égard, il affirme ne pas avoir ressenti les effets des difficultés de son concurrent chinois Huawei dont les Etats-Unis et plusieurs pays d'Asie et d'Océanie ont interdit les équipements, soupçonnant qu'ils permettent aux renseignements chinois d'espionner les communications des pays qui utiliseraient ses services. Pour le suédois, il s'agit de pousser ses pions en "fournissant des solutions innovantes", selon son PDG. La marge brute ajustée (hors restructurations), indicateur privilégié de l'équipementier pour mesurer sa rentabilité, a atteint 35,2% l'an dernier contre 25,6% en 2017, malgré un recul de cinq points entre le troisième et le quatrième trimestre.

La marge brute ajustée des réseaux, division qui génère deux tiers des revenus du groupe, s'est hissée au-delà des 40% lors du trimestre sous revue (41% contre 35% un an plus tôt), même si certains contrats stratégiques, signés pour conforter la position d'Ericsson face à la concurrence, continuent de peser sur la rentabilité. Börje Ekholm y voit le fruit des mesures de restructuration lancées au deuxième trimestre 2017 qui ont entraîné des dizaines de milliers de suppressions d'emplois. Ericsson employait 95.000 personnes dans le monde fin 2018. Des coupes supplémentaires sont entrevues en 2019 avec des charges de restructuration prévues à entre 3 et 5 milliards de couronnes sur l'année, dont au moins 1,5 milliard concernent les activités de support de la division Services numériques, en cours de réorganisation.

(avec AFP)

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