Télécoms : Ericsson sur la voie du redressement

Ericsson voit 3,5 milliards d'objets relies au reseau mobile en 2023
TT News Agency

Ericsson voit 3,5 milliards d'objets relies au reseau mobile en 2023
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Le groupe n'est pas sorti d'affaire, mais il y a du mieux. Après avoir publié, le 18 juillet, des résultats meilleurs que prévus, Ericsson a vu son titre progresser de plus de 8%, à plus de 72 couronnes. Certes, l'équipementier suédois continue de voir ses revenus baisser. Au deuxième trimestre cette année, sa perte nette a quadruplé sur un an, à 1,8 milliard de couronnes (175 millions d'euros). Ses ventes se sont également contractées de 1% à 49,8 milliards de couronnes. Mais sa marge brute, hors coûts de restructurations, s'est portée à 36,7%, contre 30,9% un an auparavant. Sachant que les analystes tablaient sur 34,8%. Analyste chez Nordnet, Joakim Bornold a relevé sur Twitter, selon l'AFP, qu'il s'agissait « d'un bon rapport compte tenu du marché ». « Les mesures de rationalisation semblent fonctionner même si les revenus baissent », a-t-il poursuivi.
Pour rappel, Ericsson a été confronté ces dernières années à une dégringolade de sa rentabilité. Celle-ci a pâti de l'échec d'une vaste stratégie de diversification, couplée à la concurrence, de plus en plus féroce, de nouveaux arrivants comme le chinois Huawei. Dos au mur, le géant suédois des équipements télécoms a lancé, il y a un peu plus d'un an, un vaste plan de restructuration de 10 milliards de couronnes. Celui-ci a entraîné d'énormes coupes d'effectifs, à hauteur de 20.500 emplois. De nouvelles mesures de rationalisation devraient, vraisemblablement, voir le jour. C'est du moins ce qu'a laissé entendre le Pdg du groupe, Börje Ekholm, dans un rapport intermédiaire.
À noter que c'est le deuxième trimestre d'affilée que les résultats financiers d'Ericsson semblent rassurer les investisseurs. Au premier trimestre, l'équipementier avait, de manière similaire, publié une perte de 300 millions de couronnes (29 millions d'euros). Mais celle-ci s'était fortement réduite par rapport à celle de 11,3 milliards de couronnes (1,1 milliard d'euros) essuyée à la même période un an plus tôt. Un résultat qualifié alors « d'encourageant » par la direction, et qui a débouché sur une importante hausse du titre en Bourse.
D'un point de vue industriel, Ericsson compte profiter des déploiements à venir de la 5G. En Asie, aux États-Unis et en Europe, les opérateurs multiplient les annonces concernant l'arrivée de cette prochaine génération de communication mobile. Au mois d'avril, les opérateurs américains Sprint et T-Mobile US ont ainsi affirmé que leur mariage servirait en premier lieu à déployer un grand réseau 5G au pays de l'Oncle Sam. De manière générale, le gouvernement des États-Unis a fait de la 5G une priorité, et pousse ses industriels à investir dans ces nouvelles infrastructures, jugées stratégiques, avant la Chine.
En France, l'exécutif a récemment publié une feuille de route destinée à accélérer l'arrivée de la 5G, dont les premiers déploiements commerciaux sont espérés à partir de 2020. Pour Ericsson, toutes ces annonces sont une aubaine, et lui donne de la visibilité.
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En outre, Ericsson, tout comme son rival finlandais Nokia, va forcément chercher à profiter des déboires aux États-Unis de ses rivaux chinois Huawei et ZTE. Après des mois de négociations, ce dernier a finalement trouvé un accord avec Washington pour reprendre ses activités au pays de l'Oncle Sam. Et ce, alors qu'il a été confronté pendant des mois à des sanctions qui ont mis le groupe en péril. Après avoir été chassé de nombreux marchés aux États-Unis, Huawei, pour sa part, a carrément décidé, au printemps dernier, de jeter l'éponge dans ce pays. Ericsson se retrouve donc, outre-Atlantique, dans une position plus favorable.
(avec AFP)
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