Affaire Huawei: le numéro d'équilibriste de la France
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Le chinois huawei se lance sur le marche des pc
ERIC GAILLARD
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Le chinois huawei se lance sur le marche des pc
ERIC GAILLARD
Dans l'Hexagone, les risques d'espionnage ou de sabotage qui pourraient provenir des équipements de Huawei sont pris très au sérieux. Alors que SFR, Orange Bouygues Telecom et Free s'apprêtent à déployer la 5G, le gouvernement fait de la sécurité des réseaux mobiles une priorité. Mais pas question, pour l'heure, de chasser Huawei de France. Pour se prémunir d'éventuelles écoutes ou de cyberattaques visant à « faire tomber » les réseaux, l'exécutif a trouvé une solution maison. Il veut créer, via un texte de loi, un nouveau régime d'autorisation préalable pour contrôler en amont un nombre important d'équipements et de logiciels de réseaux mobiles.
Ce dispositif concernera les infrastructures de Huawei, mais aussi celles de Nokia et Ericsson - preuve, selon Bercy, que cette mesure ne vise pas spécialement le géant chinois des télécoms. Mais selon plusieurs acteurs du secteur sondés par La Tribune, il s'agira bien, dans sa mise en œuvre, d'un dispositif « anti-Huawei » qui ne dit pas son nom. Cette manœuvre présente un avantage certain : en n'interdisant pas, à l'instar des États-Unis, le géant chinois des télécoms, Paris évite de se brouiller avec la Chine, dont le marché est synonyme d'importants débouchés pour l'économie française. De plus, Bercy assure que ce dispositif n'aura rien d'une « usine à gaz » susceptible de ralentir les déploiements des réseaux 5G.
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Pour le gouvernement, ce nouveau régime d'autorisation préalable est jugé nécessaire car la 5G promet d'être utilisée dans nombre d'applications critiques. Pas question, par exemple, de prendre le risque qu'une intervention chirurgicale à distance soit interrompue suite à une cyberattaque. Ou de perdre le contrôle de futures voitures autonomes, aujourd'hui en plein développement. La 5G nécessite aussi des précautions spécifiques par rapport aux générations de communication précédentes. Avec cette technologie, il sera notamment possible de placer des dispositifs d'écoute sur les « stations de base » (des équipements au pied des antennes). Des failles nouvelles, dont les autorités veulent tenir compte.
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