Nexans mise sur son ancrage local pour concilier industrie du futur et environnement
Amandine Ibled
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AMANDINE IBLED
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Alors que la demande en électricité devrait augmenter de 40% d'ici 2040, que l'Europe engage des travaux de renouvèlement de ses infrastructures électriques, et que les réserves de matières premières, notamment en cuivre, sont limitées, Nexans capitalise sur son ancrage territorial français. Conscient de tous ces enjeux, Christopher Guérin, directeur général du fabricant de câble (6,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 25.000 salariés dans 42 pays) a annoncé fièrement sa volonté de construire un écosystème durable et local : « Au mot récession, la plupart des investisseurs pensent restructuration, réduction des coûts et délocalisation. Nous répondons au contraire : investissement en local, modernisation, pérennisation des emplois, et formation ».
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Habituellement, le groupe coté à Euronext Paris, investit entre 2 à 3 millions d'euros par an sur le site d'Autun, en Bourgogne-Franche-Comté. Le 11 janvier dernier, le deuxième employeur du bassin annonçait un plan d'investissement de 40 millions d'euros pour deux ans, pérennisant ainsi les 200 emplois présents. « C'est le plus important investissement sur ce site depuis des décennies », précise Guillaume Texeira, directeur général de Nexans France. « L'objectif est triple : soutenir notre capacité de production et notre compétitivité reconnue sur les câbles PVC, en capitalisant sur notre industrie 4.0 positionner le site sur les défis de l'électrification en France en matière de sécurité incendie en produisant des câbles sans halogène et inscrire le site dans la neutralité carbone », poursuit-il. L'ambition fixée par le groupe est de réduire de 4,2% par an ses émissions de CO2 par an.

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