Télécoms professionnelles : Celeste veut grandir avec Infravia

Nicolas Aubé
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Celeste veut changer de dimension. La semaine dernière, l'opérateur télécoms à destination des professionnels a annoncé l'arrivée du fonds Infravia à son capital. L'opération est importante. De fait, Infravia détient désormais 75% du groupe, qui était jusqu'alors détenu par Nicolas Aubé, son fondateur et dirigeant, et ses proches. Celeste refuse de dévoiler le montant de l'opération. Même si dans le secteur, certains affirment qu'elle pourrait se situer entre 100 et 110 millions d'euros. Nicolas Aubé, pour sa part, reste aux manettes. Interrogé par La Tribune, le dirigeant argue que cette manne permettra au groupe d'accélérer le déploiement de son réseau de fibre, et d'étoffer son portefeuille de clients.
D'après Nicolas Aubé, Celeste dispose aujourd'hui d'un parc d'environ 4.000 abonnés. Sachant que l'opérateur cible les sociétés de plus de dix personnes, avec des offres qui débutent à 400 euros par mois. Celeste dispose surtout d'un réseau de fibre en propre, qu'il déploie depuis 2011, et couvre environ 25 agglomérations dans l'Hexagone. Un actif essentiel pour Nicolas Aubé. A ses yeux, dans le monde des télécoms professionnelles (un marché évalué à environ 10 milliards d'euros dans l'Hexagone, ultra-dominé par Orange et dans une moindre mesure par SFR), seuls les acteurs disposant d'un réseau ont vocation, dans les années à venir, à rester en place.
Pour Nicolas Aubé, l'arrivée d'Infravia intervient à un moment-clé.
En s'alliant à un fonds, Celeste veut, selon Nicolas Aubé, se donner les moyens de conquérir de nouveaux clients dans cette période déterminante. Son objectif n'a pas changé : passer le cap des 100 millions d'euros de chiffres d'affaires d'ici 2023, avec 17.500 clients au compteur. Sachant qu'en 2017, les ventes de l'opérateur se sont élevées à 18,5 millions d'euros.
Nicolas Aubé argue qu'il avait besoin d'un actionnaire puissant et « solide » comme Infravia (qui gère 4 milliards d'actifs dans les infrastructures) pour doper son développement. Il évoque déjà la possibilité, à terme, de racheter des opérateurs alternatifs, en particulier ceux qui n'ont pas de réseau, pour augmenter son nombre de clients.
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