Tours télécoms : Vodafone compte lever jusqu’à 2,8 milliards d’euros

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Comme d’autres « TowerCo », Vantage Towers mise sur le partage de réseau, en hébergeant les antennes d’autres opérateurs sur ses pylônes de réseau mobile, pour doper ses revenus.
Comme d’autres « TowerCo », Vantage Towers mise sur le partage de réseau, en hébergeant les antennes d’autres opérateurs sur ses pylônes de réseau mobile, pour doper ses revenus. (Crédits : Suzanne Plunkett)
Le géant britannique des télécoms doit introduire Vantage Towers, sa filiale d’infrastructures de téléphonie mobile, à la Bourse de Francfort ce mois-ci. L’opération doit lui permettre de récupérer du cash pour financer ses investissements, réduire sa dette, mais aussi de concurrencer Cellnex, le mastodonte espagnol des tours télécoms.

Cela faisait près de deux ans que Vodafone peaufinait cette opération. Ce mardi, le géant britannique des télécoms a indiqué qu'il comptait lever 2,8 milliards d'euros via l'introduction en Bourse de sa filiale Vantage Towers. Cette société regroupe 82.000 tours de téléphonie mobile dans dix pays, dont l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni. Elle doit être cotée à la Bourse de Francfort d'ici la fin du mois. Dans le détail, Vodafone a fixé le prix par action dans une fourchette de 22,50 à 29 euros. Ce qui représente une capitalisation boursière maximale de 14,7 milliards d'euros.

L'opération doit permettre à Vodafone d'engranger du cash pour accélérer ses investissements - dans la 5G notamment -, réduire sa dette, et jouer les premiers rôles dans un marché des tours télécoms en pleine essor. Comme d'autres « TowerCo », Vantage Towers mise sur le partage de réseau, en hébergeant les antennes d'autres opérateurs sur ses pylônes de réseau mobile, pour doper ses revenus. L'arrivée de la 5G favorise ce business : comme les fréquences permettant d'apporter la nouvelle génération de communication mobile portent moins loin, les opérateurs sont contraints de densifier davantage leurs réseaux, ce qui coûte très cher. Recourir en partie aux services des « TowerCo » permet alors de réduire la note.

Cellnex fait la course en tête

Vodafone compte également concurrencer l'espagnol Cellnex. Celui-ci a notamment profité, ces dernières années, de certaines difficultés des opérateurs télécoms à se financer pour leurs racheter d'importants parcs de tours partout sur le Vieux Continent. Aujourd'hui, Cellnex est de loin la première TowerCo européenne. Le groupe possède 120.000 sites de télécommunication dans onze pays, et notamment en France.

Leader des télécoms dans l'Hexagone, Orange compte également profiter de cet appétit pour les tours télécoms. L'opérateur a récemment annoncé la création de sa propre TowerCo européenne. Baptisée Totem, cette structure va exploiter 25.500 tours de réseau mobile en France et en Espagne. A la différence d'autres opérateurs, Orange compte garder ces actifs dans son giron. Pas question, par exemple, de les céder à Cellnex... Outre développer le partage de réseau, Orange espère valoriser ses tours aux yeux des investisseurs. Et si possible donner un coup de fouet à son cours de Bourse.

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