ANTENNES RELAIS. D’Altice à Iliad en passant par Telecom Italia ou Vodafone, les opérateurs européens n’hésitent plus à se séparer de leurs pylônes de téléphonie.Elles sont la partie la plus visible de l'activité des opérateurs télécoms. Les antennes de communication mobile sont souvent critiquées. Certains les jugent dangereuses pour la santé et veulent s'en débarrasser à tout prix. D'autres pestent contre ces grands mâts disgracieux et bardés d'électronique qui défigurent, selon eux, le paysage. Pourtant, les antennes-relais sont essentielles. Sans elles, les smartphones ne servent à rien, et il est impossible de surfer sur le Net ou de passer le moindre coup de fil. En France, les grands opérateurs nationaux (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free) ne cessent d'en déployer de nouvelles pour étoffer leurs réseaux et mieux couvrir le territoire en 3G, en 4G, et bientôt en 5G.
Selon les derniers chiffres de l'Agence nationale des fréquences, il existe près de 48.000 sites 4G dans l'Hexagone, soit 10 .000 de plus en deux ans. Certains de ces sites sont totalement nouveaux. C'est le cas lorsqu'ils sont déployés dans des villages situés en « zone blanche », qui n'étaient pas encore couverts, du tout, en téléphonie mobile. D'autres sont anciens, mais n'étaient jusqu'alors équipés que d'antennes 2G ou 3G. Quoi qu'il en soit, le nombre de tours télécoms va continuer à croître sur le territoire dans le sillage de l'arrivée de la 5G.
Des ventes qui rapportent gros
Sur le Vieux Continent, ces pylônes sont aujourd'hui considérés comme une poule aux œufs d'or. Ces dernières années, de nombreux opérateurs européens comme Bouygues Telecom, Altice, l'espagnol Telefónica ou le géant britannique du mobile Vodafone ont décidé de vendre une partie de leur parc. Pourquoi ? D'abord parce que ces ventes rapportent gros. Elles sont synonymes d'importantes rentrées de cash dans un contexte d'investissements importants dans la fibre, la 4G et, demain, la 5G. L'été dernier, Iliad, la maison mère de Free en France, a décidé de vendre 5 700 de ses tours télécoms en France et l'intégralité de ses 2 200 tours en Italie au spécialiste espagnol des infrastructures mobiles Cellnex. L'opération a rapporté 2 milliards d'euros. Un sacré pactole, que le groupe de Xavier Niel compte utiliser pour doper ses investissements.