Régionales 2021 : ce que les filières industrielles attendent du futur exécutif
Stéphanie Gallo Triouleyre
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"L'amélioration de la compétitivité de nos entreprises mènera aux relocalisations et à une plus grande souveraineté industrielle", croît Bruno Voland, président de l'UIMM Lyon - France, qui attend de la Région une participation active au plan de relance.
UIMM
Première région industrielle de France, Auvergne Rhône-Alpes est aussi caractérisée par la multiplicité de son industrie : agroalimentaire, chimie, électronique, mécanique, santé etc. Toutes ces filières scrutent avec impatience les annonces des futurs candidats en matière de stratégie de soutien à l'investissement, réindustrialisation, structuration des filières, formation professionnelle…
La Loi Notre avait consacré la compétence économique des Régions. Celles-ci sont donc aujourd'hui à la manœuvre, en tandem avec l'Etat et les intercommunalités, pour porter le développement économique de leur territoire. En particulier en matière d'industrie, sujet devenu hautement stratégique depuis le début de cette crise sanitaire, en raison des aléas de souveraineté mis en lumière à cette occasion.
Sur ce point, le futur président d'Auvergne-Rhône-Alpes portera une lourde responsabilité, en se plaçant à la tête de la première région industrielle française. La filière y emploie en effet plus de 505.000 personnes, salariés et non-salariés(chiffres-clés Auvergne-Rhône-Alpes, édition 2021, CCIR)et génère 18,3% de la valeur ajoutée produite dans la région (contre 14,3% pour la France).
Santé, agroalimentaire, mécanique, textile, chimie, microélectronique... Auvergne-Rhône-Alpes a cette particularité d'être pluridisciplinaire avec l'implantation de plusieurs filières industrielles fortes.
Toutes sont évidemment particulièrement attentives, à l'approche des élections régionales, aux programmes et intentions des candidats. Même si aucune ne souhaite s'exprimer sur ses préférences quant à la couleur politique du futur exécutif régional, neutralité oblige, elles ont dans leur besace quelques idées pour leur lettre au Père Noël.
Electronique : relocaliser et réindustrialiser
"Ce n'est pas nouveau,mais la crise a mis en avant la nécessité de réindustrialiser. Cet enjeu est fort en Auvergne-Rhône-Alpes,notamment pour notre filière de la microélectroniqueet des technologies du numérique", pointe Antoine Perrin, présidentdu pôle de compétitivité Minalogic.
Ce dernier représente 450 adhérents du territoire (PME, startups, grands groupes, ETI et laboratoires), positionnées sur l'électronique et les technologies du numérique. "Il s'agit aussi bien d'un enjeu économique que d'un enjeu de souveraineté". Pour lui, la Région peut accompagner le mouvement, via des soutiens à l'investissement et à l'innovation.
"Le mouvement est lancé, par exemple avec la troisième usine de Soitec, dont la technologie est utilisée par 100% des smartphones, mais nous pouvons encore amplifier le mouvement, en étant soutenus par les puissances publiques (Etat, Régions, collectivité)".
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