En plein scandale Nestlé Waters, Danone veut sécuriser la source de son eau gazeuse Badoit
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Face à une modification de la répartition de l'eau dans ses sources historiques, l'eau minérale Badoit cherche des alternatives pour poursuivre son approvisionnement. Deux nouveaux sites de forage viennent d'être sécurisés.
Badoit
Badoit cherche de nouvelles sources d'eau face à l'évolution de sa nappe historique. Le groupe Danone a signé une convention pour exploiter deux forages dédiés jusqu’ici à l’eau potable locale, en pleine tempête médiatique autour de Nestlé Waters.
Badoit, l'eau « finement pétillante » comme la présente Danone (son propriétaire depuis 1970) dans ses communications publicitaires et connue pour sa haute teneur en bicarbonates, a jusqu'ici toujours été puisée dans les nappes de la commune de Saint-Galmier dans la Loire où se trouve aussi l'usine d'embouteillage historique. Chaque année, celui-ci emploie 170 salariés et produit 150 millions de bouteilles. Mais le minéralier français explique désormais devoir « revoir la localisation de ses forages », afin d'assurer « la pérennité de cette eau minérale ».
« Badoit adopte depuis plusieurs décennies une gestion raisonnée de la ressource en eau. À ce titre, plusieurs études ont été réalisées sur la ressource et ont démontré que la quantité d'eau à Saint-Galmier est constante mais répartie de façon différente à l'intérieur de la nappe », explique Danone.
Une nouvelle répartition qui engendre des possibilités de pompage (actuelles et futures) à la baisse pour la dizaine de forages actuellement en exploitation sur la commune de Saint-Galmier. Et qui présente donc une certaine urgence économique à identifier des alternatives.
Interrogé sur le détail de cette nouvelle donne de la répartition de l'eau dans la nappe et sur l'ampleur de l'abaissement des volumes désormais disponibles sur ses forages de Saint-Galmier, Badoit n'a pas souhaité donner plus de précision.
En effet, Badoit a (beaucoup) exploré les alentours et, selon les études du groupe agroalimentaire, les caractéristiques de l'eau issue des forages Veange 2 et Granjeon à une dizaine de kilomètres de Saint-Galmier (sur les communes de Bellegarde-en-Forez et Saint-André-le-Puy), seraient similaires à celles de l'eau minérale actuellement mise en bouteille par l'entreprise. Ces deux installations fournissent aujourd'hui l'eau potable de plusieurs communes de la zone.
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