Mont-Blanc : la possibilité d'un second tunnel écartée par la France
Anne Taffin
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La volonté italienne de voir un second tunnel creusé n'est pas nouvelle.
Crédit : unsplash
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La volonté italienne de voir un second tunnel creusé n'est pas nouvelle.
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Réunis à Nice début février, les ministres français et italien des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot et Antonio Tajani, annonçaient le lancement d'un « comité technique » visant à examiner la proposition italienne de creuser un deuxième tube au tunnel du Mont-Blanc, parallèle à celui existant.
Il n'en fallait pas plus pour susciter l'inquiétude des habitants et d'élus locaux, confrontés de plein fouet aux enjeux de pollution que connaissent la vallée de l'Arve et celle de Chamonix, toutes deux enclavées et soumises aux rejets des nombreux industriels. Ainsi qu'aux émissions de tous les véhicules transitant par le tunnel du Mont-Blanc, juché à 1 274 mètres d'altitude, côté français. Sans attendre, une pétition a même été lancée, via la plateforme change.org, récoltant quelque 1 800 signatures.
Il faut dire que le trafic y est intense, avec plus de 1,4 million de véhicules qui y transitent annuellement. Un chiffre en légère baisse par rapport au pic de 2019 qui avait enregistré 1,97 million de passages, dont près de 358 000 effectués par des camions, 14 350 cars et 1 million de véhicules légers.
Un trafic soutenu donc, qui s'accompagne également d'embouteillages importants durant les périodes estivales et les week-ends prolongés.
La volonté italienne de voir un second tunnel creusé n'est pas nouvelle, confirme le ministre des Transports, Philippe Tabarot, en réponse à Xavier Roseren (Horizons et indépendants), député de Haute-Savoie, qui lui avait adressé une demande d'éclaircissement du projet, le 11 février dernier.
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« Comme vous le savez, les autorités italiennes expriment régulièrement le souhait que soit examinée la possibilité de réaliser un second tube, notamment au sein de la commission intergouvernementale (CIG) du tunnel », rappelait le ministre. Avant de poursuivre : « Je tiens par la présente à rappeler que la position de la France, exprimée de manière constante, dans le cadre de cette même CIG n'a pas évolué », confirmant ainsi le rejet de l'Hexagone de se lancer dans un tel projet.
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Anne Taffin
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