Passage privilégié pour rejoindre en une poignée de minutes Courmayeur et la Vallée d'Aoste (Italie), le tunnel du Mont-Blanc, situé à Chamonix (Haute-Savoie), est un nœud de transport et de transit essentiel pour la France et la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Mais aussi et surtout un ouvrage construit il y a soixante ans, emprunté quotidiennement par des milliers de véhicules légers et des centaines de poids lourds, et qui « nécessite des travaux de génie civil de grande ampleur », note la société d'exploitation TMB-GEIE dans un communiqué, relayé par les concessionnaires français Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc (ATMB) et italien SITMB.
Si la voûte a été construite avec « les techniques les plus innovantes de l'époque [dans les années 1960, ndlr], nous nous interrogeons aujourd'hui pour trouver des solutions techniques qui permettront de prolonger sa durée de vie », confiait en mai dernier à La Tribune Cédric Petitcolin, responsable département technique et informatique du Tunnel du Mont-Blanc.
Pas d'urgence donc, mais plutôt un projet : expérimenter une nouvelle technique pour redonner une durée de vie de 100 ans à cette voûte qui supporte un poids et une pression considérable.