Musée des Tissus : la Région et la CCI mettent une rallonge pour sauver l'institution
Maxime Hanssen
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Presque trois ans de discussions, des réunions innombrables et interminables, des remises en cause et des revirements, pour finalement, une issue positive qui a le goût de la sueur, de l'inquiétude et du combat politique : les Musées des tissus et des arts décoratifs de Lyon sont sauvés. Alors que la situation était dans l'impasse vendredi, au soir de l'ultime et "dernier" comité de pilotage visant à maintenir en vie cette institution culturelle lyonnaise réunissant plus de 2,5 millions d'œuvres, le président de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, Emmanuel Imberton à trancher durant le weekend, comme il l'a annoncé ce lundi, dans la cour de l'institution. "Ma responsabilité était d'assurer la pérennité de ce patrimoine qui représente l'ADN de notre ville. J'ai décidé de choisir la seule solution qui me semble possible, à la fois ambitieuse mais réaliste.", a-t-il expliqué, rappelant que la chambre consulaire n'avait plus les moyens de financer seule cette structure, dans un contexte de baisse de subventions et de ressources pour les CCI.
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Des deux scénarios présentés par le cabinet In extenso fin mai, c'est le projet numéro 1 qui a été choisi. Il prévoit le maintien des collections dans les hôtels particuliers actuels tout en proposant une nouvelle approche artistique et scénographique. Pour le mettre en oeuvre, une association sera constituée dès la fin de la semaine, avant la fondation d'un groupement d'intérêt public. Ce scénario était plébiscité par la majorité des acteurs concernés et notamment porté par la Région Auvergne-Rhône-Alpes avec le soutien du syndicat des professionnels du textile Unitex. La Métropole et la Ville de Lyon, en désaccord avec celui-ci, avaient bien présenté mercredi dernier un contre-projet. Mais la réunion de vendredi n'a pas permis de concilier les positions. "J'ai tout essayé pour rapprocher les points de vue", explique Emmanuel Imberton. Les protagonistes se passent donc des contributions lyonnaises - et de leur participation financière - pour assurer la "renaissance" de ce lieu.
Maxime Hanssen
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