Musée des Tissus de Lyon : l'appel de la dernière chance de Bernard Pivot
Marie-Annick Depagneux
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Bernard Pivot, l'ancien animateur vedette de l'émission culturelle Apostrophes, a accepté une nouvelle fois de plaider, avec ferveur, la cause du musée des Tissus de Lyon, dont l'avenir reste en suspens. Le président du Prix Goncourt a répondu à l'invitation d'Emmanuel Imberton, le président de la CCI Lyon Métropole, propriétaire historique de l'institution qu'elle n'a plus les moyens de gérer, seule.
Bernard Pivot, toujours Lyonnais de cœur, a fait éclater son indignation "devant le risque de voir fermer ce musée à l'initiative de Lyon. Ce serait faire preuve d'obscurantisme, de vandalisme et de sacrilège. Ce serait considérer les tissus anciens comme de vieux chiffons, les soieries comme des tergals obsolètes pour aristocrates décadents".
Fermer ce musée serait "trahir la mémoire" de l'ancienne capitale de la soie, a-t-il martelé. Bernard Pivot en a appelé à Georges Képénékian, le nouveau maire et à Gérard Collomb. L'actuel ministre de l'Intérieur "ne peut accepter de fermer ce musée comme un commissariat dans un quartier désert".
L'affaire est entendue. La ville et la Métropole de Lyon traînent les pieds pour apporter leur contribution à la renaissance du musée des tissus et des arts décoratifs (MTMAD) selon le scénario prévoyant le maintien de cette double institution dans ses actuels hôtels particuliers, rue de la Charité, dans la Presqu'île lyonnaise.
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C'est pourtant sur cette base que la région Auvergne-Rhône-Alpes présidée par Laurent Wauquiez, LR, a proposé de prendre en charge le pilotage et l'essentiel du coût d'un ambitieux chantier de rénovation. Il a été chiffré autour de 30 millions par le cabinet In-Extenso. L'Etat aurait confirmé sa participation à hauteur de 20 % de l'investissement. En contrepartie, l'organisme consulaire s'est engagé à rétrocéder les deux édifices pour l'euro symbolique.
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Marie-Annick Depagneux
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