Les sapeurs-pompiers du Rhône ont voulu marquer le coup dans la nuit de dimanche à lundi : après plus d'un mois d'une grève illimitée en raison de revendications sur leur pouvoir d'achat et les recrutements, les pompiers ont campé devant l'Hôtel de la Métropole de Lyon. Une mobilisation qui s'amplifie à mesure que la collectivité dévoile l'ampleur de l'impact budgétaire qui s'annonce en 2025.
La super-collectivité d'1,4 million d'habitants finance en effet 80 % des 176 millions d'euros du budget de fonctionnement du Service départemental métropolitain d'incendie et de secours (SDMIS). Un financement complété par les autres collectivités locales, dont le département du « nouveau Rhône ». Or, en raison des coupes budgétaires annoncées dans le projet de lois de finance et, en conséquence, dans le budget des départements (dont le Grand Lyon, qui en a repris les compétences en 2015), les missions des SDIS se trouvent affectées.
Franck Chemal, président du syndicat SUD pour les sapeurs-pompiers du Rhône, dépeint une situation tendue, notamment marquée par un gel des recrutements :
À l'échelle du département, il en manquerait « au moins une centaine » sur les 1.070 sapeurs-pompiers en activité, selon le représentant syndical. Cela, alors que le nombre d'interventions a augmenté de 30 % en quatorze ans.