Départements : Barnier va « réduire très significativement l'effort » demandé
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Michel Barnier a dressé le constat d'un « "modèle départemental" tel que connu depuis 30 ans (arrivé) jusqu'à ses limites ».
Reuters
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Michel Barnier a dressé le constat d'un « "modèle départemental" tel que connu depuis 30 ans (arrivé) jusqu'à ses limites ».
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[Article publié le vendredi 15 novembre à 11H, mis à jour à 12H46] Michel Barnier veut se réconcilier avec les départements.
Il a, dans le même temps, dressé le constat d'un « "modèle départemental" tel que connu depuis 30 ans (arrivé) jusqu'à ses limites ».
Avant lui, dans la matinée, la porte-parole de l'exécutif Maud Bregeon a indiqué que le gouvernement était prêt à faire des concessions pour ces derniers sur les baisses de dépenses dans le public.
Pour rappel, le projet de loi de finances pour 2025 prévoit des économies de 5 milliards d'euros pour les collectivités. Selon Départements de France, les départements sont la strate de collectivités la plus touchée, avec 44% de l'effort, soit 2,2 milliards d'euros.
« La porte est ouverte à diminuer l'effort par rapport à celui qui est demandé aujourd'hui, parce qu'on a conscience qu'un certain nombre de départements sont aujourd'hui dans des situations extrêmement compliquées », a déclaré Maud Bregeon sur France Info. « Les départements prennent en charge une grande part de la dépense sociale. La démographie est telle que, aujourd'hui, cette dépense sociale augmente et donc on entend cette difficulté-là », a-t-elle aussi reconnu.
Ce rétropédalage est dû au mécontentement formulée par les premiers concernés. « Une colère et une incompréhension s'expriment chez les élus, car les impacts budgétaires, des petites communes aux grandes, seront lourds. Cela va peser sur nos capacités à développer le service public local et à agir sur le terrain », expliquait mercredi à La Tribune, Gilles Leproust, président de Ville & Banlieue et maire d'Allonnes (Sarthe).
Les départements de la droite envisagent « d'attaquer l'Etat » en justice à chaque fois qu'il prendra une décision « qui impacte les finances des départements sans leur accord », et demande au gouvernement de suspendre les nouvelles revalorisations prévues au titre du Ségur, a agité, jeudi lors d'un point presse, jeudi Nicolas Lacroix (LR), président du groupe des départements de la droite, du centre et des indépendants (DCI).
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Surtout, ces derniers ont menacé de suspendre le versement du revenu de solidarité active (RSA) et d'arrêter de prendre en charge les nouveaux mineurs non accompagnés (MNA).
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« Jusqu'à présent, on n'a rien dit (...), mais la protection de l'enfance ce n'est pas la politique migratoire. Aujourd'hui les mineurs non accompagnés, que l'Etat s'en débrouille et les prenne en charge », a-t-il ajouté.
(Avec AFP)
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