Alors que les vacances estivales sont sur le point de s’achever, les professionnels du tourisme auvergnats dressent un bilan mitigé pour ce cru 2024. La météo maussade dans le Puy-de-Dôme en juillet, couplée aux Jeux Olympiques et à l’inflation, a pénalisé certains restaurateurs, campings et hôteliers. Quand d'autres acteurs du secteur s'en sortent mieux. L'opérateur VVF, qui gère deux villages vacances dans le département, note aussi de nouvelles tendances avec des séjours plus courts et plus d’itinérance.Lorsqu'on l'interroge sur la saison estivale qui vient de s'écouler dans le Puy-de-Dôme, Martine Courbon est sans appel : « En juillet, on a approché la catastrophe par endroits ». La présidente de l'UMIH 63, l'Union des Métiers et des Industries de l'hôtellerie, évoque des chiffres d'affaires en chute de 40% pour certains hôteliers, cafetiers ou restaurateurs.
« Nous sommes un territoire recherché pour son calme, sa verdure, sa nature, ses balades, ses volcans... alors quand il pleut ou qu'il fait mauvais, évidemment c'est difficile », constate la présidente de l'organisation. Il faut dire que la météo a été, en partie, maussade en juillet, avec des températures parfois fraîches.
« Nous n'avons pas pris de personnel cet été »
Le camping de la Haute Sioule, situé en plein cœur du Parc Naturel Régional des Volcans d'Auvergne, accuse, ainsi, un déficit de 10% de son chiffre d'affaire en juillet.
« Le printemps a été pluvieux donc cela n'a pas incité aux réservations. Le camping n'a pas été complet une seule fois en juillet, c'est assez rare. L'an dernier, nous avions embauché deux saisonniers mais cette année, nous n'avons pas pris de personnel », explique Agnès Valleix, propriétaire de ce camping de 70 emplacements.
Un été décevant pour le Puy-de-Dôme qui se place pourtant à la 4ème place des 12 départements d'Auvergne-Rhône-Alpes en matière de fréquentation touristique (15 millions de nuitées marchandes et non marchandes selon les derniers chiffres de 2022).
Dans ce camping, la consommation n'a pas, non plus, été au rendez-vous : « Les clients dépensent moins à côté. Nous notons une baisse de 25% pour la partie snacking/ bar, tout ce qui est glaces, boissons... », continue la professionnelle qui réalise en temps normal la moitié de son chiffre d'affaires l'été. L'inflation et les inquiétudes sur le pouvoir d'achat peuvent expliquer cette tendance.