« Business as usual ». Tel est le mot d'ordre qu'a souhaité faire passer le consultant suisse spécialisé dans le tourisme alpin, Laurent Vanat, dans son 16e Rapport international sur le tourisme de neige et de montagne. Présenté chaque année à l'occasion du Salon de l'aménagement de la montagne Moutain Planet, ce document de plusieurs centaines pages fixe depuis plusieurs années l'objectif de compiler les données de 68 pays comptabilisant plus de 5.881 stations dont 1.805 possédant plus de cinq remontées mécaniques.
Et malgré les restrictions de déplacements et d'activités liés à la pandémie de Covid-19, puis la flambée des coûts de l'énergie et les impacts de la guerre en Ukraine, et plus récemment les conclusions du dernier rapport accablant de la Cour des comptes sur l'adaptation au changement climatique des stations de ski, le secteur de la montagne a encore des cartes à jouer dans l'industrie du tourisme, hiver comme été.
Car c'est par une introduction particulièrement offensive que débute ainsi le dévoilement de ses principales tendances : « malgré l'idéologie anti-ski préformatée que se confortent à propager les médias grand public, une partie de la classe politique, la mouvance écologiste et finalement une partie du public, le ski n'est pas encore mort », épingle son auteur, Laurent Vanat, titulaire d'un master en sciences commerciales et industrielles de l'Université de Genève.