Laurent Wauquiez a convié, vendredi 20 octobre, les trois titres de presse quotidienne régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes - Le Progrès, La Montagne et Le Dauphiné Libéré - pour en faire une annonce à échelle auralpine... sans oublier la dimension nationale. Le président de région a ainsi déclaré investir un total de 5,7 milliards d'euros dans le secteur ferroviaire d'ici à 2035. Le tout, sans emprunt, escompte l'élu, qui se montre satisfait de sa comptabilité.
Dans les grandes lignes, ces annonces concernent essentiellement le parc roulant, propriété de la collectivité. Et il s'agit, précisément, de répondre à une hausse constante du trafic régional depuis plusieurs années. De 20 % entre 2019 et 2022, estime la Région. Certaines lignes, comme Lyon - Saint-Etienne, ou encore Lyon - Villefranche-sur-Saône, sont en effet bondées et nécessitent de nouvelles capacités.
Ainsi, l'idée est de produire un « choc d'offre TER » selon l'élu, qui se donne pour objectif d'augmenter le nombre de passagers (aujourd'hui de 220.000 personnes par jour) d'un tiers, avec 30 % d'offres supplémentaires.
Mais comment s'y prendre ? Pour augmenter les capacités d'accueil des voyageurs, la Région entend ajouter 130 nouvelles rames à deux étages en douze ans, dans la continuité des trains « REGIO 2N » électriques existants. Ce qui représenterait 60.000 places supplémentaires, précise Laurent Wauquiez. Si cet investissement, estimé à 3 milliards d'euros, paraît très conséquent, ces achats seraient étalés sur plus d'une dizaine d'années. Et une partie de ces trains pourrait d'abord remplacer d'anciennes rames, à l'instar des Corail circulant au diesel, dont 217 voitures roulent encore aujourd'hui.