En septembre dernier, Emmanuel Macron annonçait le déblocage par l'Etat de 700 millions d'euros pour bâtir 10 à 15 « RER métropolitains ». Une enveloppe d'amorçage avec l'idée de doubler la part du ferroviaire dans les déplacements du quotidien autour des grands pôles urbains et de réduire la dépendance à la voiture individuelle.
Ces services express régionaux métropolitains (SERM) - appellation retenue aujourd'hui - visent à densifier les réseaux de transports en commun dans la prochaine décennie, en proposant une offre plus attractive, plus intense (nombre de dessertes, amplitude horaire...).
Et alors que la Loi relative aux services express régionaux métropolitains (SERM) a été promulguée fin décembre définissant un cadre législatif, une trentaine de territoires se sont déclarés intéressés dans l'Hexagone. Des villes comme Strasbourg, Bordeaux et Toulouse sont même déjà engagées dans ce dispositif.
En Auvergne-Rhône-Alpes, ils sont six candidats à cette labellisation : Clermont-Ferrand, Saint-Etienne, Lyon, Chambéry, Grenoble et Annemasse-Genève sont sur les rangs.Si les agglomérations de Lyon ou de Grenoble figurent parmi les projets prioritaires, la capitale auvergnate n'a pas dit son dernier mot.
Les acteurs du territoire sont en train de constituer un dossier de candidature, qui sera envoyé avant le 30 mars. La réponse, elle, devrait intervenir avant l'été. Ce SERM doit passer par les trains régionaux (TER) qui en constituent l'ossature et sera complété par d'autres modes utiles au projet, comme les trams, les bus, les pistes cyclables... L'objectif est d'assurer une meilleure connexion entre les différents modes de transport.