Jean-Marc Zulesi, rapporteur de la loi sur les services express régionaux métropolitains (Serm) promulguée le 27 décembre 2023, laisse aux territoires le soin d'organiser les structures locales de gouvernance des futurs RER métropolitains. Malgré ses difficultés au démarrage, le RER de Strasbourg est érigé en exemple.La promesse portée par Emmanuel Macron, fin 2022, de créer des RER métropolitains dans un large rayon autour de dix agglomérations françaises a provoqué une onde de choc dans les territoires. Un an après l'annonce présidentielle, la loi sur les services express régionaux métropolitains (Serm) a été promulguée le 27 décembre 2023. Dans la foulée de Strasbourg, où un tel projet se trouvait déjà dans les cartons, une trentaine de territoires en France ont fait état de leur volonté de créer ce type d'offre de transports collectifs publics.
Sur le modèle du RER en Ile-de-France, les Serm qui entreront en service au cours de la prochaine décennie s'appuieront prioritairement sur un renforcement de la desserte ferroviaire. Ils intégreront « des services de transport routier à haut niveau de service, des réseaux cyclables et, le cas échéant, des services de transport fluvial, de covoiturage, d'autopartage et de transports guidés ». Ils pourront aussi nécessiter « la création ou l'adaptation de gares ou de pôles d'échanges multimodaux ».
L'association Objectif RER métropolitains, qui milite en faveur d'une telle offre de service public, a organisé son premier congrès à Strasbourg les 8 et 9 février. Elle a invité Jean-Marc Zulesi, auteur du projet de loi sur les Serm, à échanger avec 200 représentants (élus, associations) des territoires porteurs de tels projets.
Préciser les contours de la conférence de financement
Le député (Renaissance) des Bouches-du-Rhône, président de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire à l'Assemblée nationale, a proposé d'apporter son « service après-vote », six semaines après la promulgation de la loi par Emmanuel Macron. Les congressistes, dont la plupart seront candidats à la labellisation de leur Serm, ont constaté que les modalités de financement et de gouvernance demeuraient floues.