• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueÉditos - La Tribune Afrique

Ce que nous apprend le malthusianisme de Macron sur l'aliénation des élites africaines

Photo de Aziz Saïdi

Aziz Saïdi

Publié le 13 juillet 2017 à 14:00 - Mis à jour le 13 juillet 2017 à 14:29

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 2

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Le Club Med poursuit sa montée en gamme et veut atteindre les 100 villages « d'ici à 2035 »

  • 5

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 6

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Tout comme Nicolas Sarkozy lors du discours de Dakar, la déclaration d'Emmanuel Macron sur la démographie du continent et son enjeu «civilisationnel» a suscité un tollé au sein de l'opinion publique africaine. Une réaction émotionnelle amplifiée par les réseaux sociaux qui ne fait que peu de place aux arguments et dénote avec le silence coupable de l'élite politique et intellectuelle africaine. Immersion dans les enseignements d'une polémique qui met à nu l'aliénation de cette élite silencieuse.

«Quand des pays ont encore aujourd'hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien». Cette phrase prononcée par Emmanuel Macron en marge du G20 a eu l'effet d'une bombe sur le continent. La virulence des réactions sur la toile africaine renseigne sur l'impact profond de ce qui a été quasi-unanimement considéré comme un outrage de la part du nouveau président français dont l'élection avait pourtant été accueillie comme une opportunité de rompre avec le logiciel obsolète de la «Françafrique» et de relancer les relations entre la France et le continent noir sur de nouvelles bases affranchies des boulets du passé.

Réplique anticipée

Les réactions, même les plus caricaturales appelant les Africains à redoubler de ferveur démographique, se sont donc multipliées sur la toile devant un silence assourdissant des élites politiques et intellectuelles du continent. Et là où un débat d'idées s'imposait, seule l'émotion a eu droit de cité... Seule la réponse anticipée d'une semaine, prémonitoire ou fortuite, du président guinéen et président en exerce de l'Union africaine a semblé braver le silence collectif des responsables africains et amener des arguments dans cette joute qui ne dit pas son nom.

«Quand vous parlez de démographie galopante, c'est du Malthusianisme, c'est contre l'Afrique. Aujourd'hui, les autres continents nous envient notre démographie, parce que ce sont des peuples vieillissants. Notre jeunesse est notre avantage. Donc, nous devons nous approprier notre propre langage en fonction de ce que nous voulons pour l'Afrique»,arguait Alpha Condé quelques jours seulement en amont du G20.

La vérité des chiffres

Malthusianisme. Le mot est lâché et nous ramène deux siècles en arrière. Toutefois, au-delà du débat académique sur le bien-fondé de l'œuvre de Thomas Malthus, il convient de s'assurer de la véracité des chiffres avancés par le président français. La réponse est oui, mais pour un seul pays : le Niger avec 7,2 enfants par femme. Le nuancier africain en matière démographique va de cet extrême nigérien, généralisé par le propos du président français, à l'autre extrême représenté par l'île Maurice avec 1,4 enfant par femme et qui se situe en dessous même de la fécondité européenne. La moyenne africaine est de 4,2 enfants par femme, selon les chiffres annoncés mardi dernier à Londres, lors de la conférence internationale sur le contrôle des naissances, «Family Planning 2020».

Les chiffres établis, il faut revenir sur la tendance. La croissance démographique africaine reste la plus forte au monde, et au-delà des jugements de valeur et des fantasmes que cette donne peut susciter, il convient d'en appréhender les enjeux sans caricature. Mieux, il faut que les effets négatifs, autant que positifs -et ils existent- soient appréhendés et discutés par des experts. Que les conclusions de ces débats soient soumises aux dirigeants africains pour qu'en pleine souveraineté et surtout lucidité, ils statuent sur la question et, le cas échéant, mettent en œuvre les politiques qu'ils jugent appropriées en la matière. Aussi, qu'un chef d'Etat français leur grille la politesse qui plus est de manière caricaturale ne pouvait que jeter de l'huile sur le feu, encore vivace, de l'aliénation africaine envers l'ancienne puissance colonisatrice.

Sortir de l'aliénation

Toutefois, s'il y a des reproches au moins sur la forme à adresser au président français, il y a certainement des griefs à formuler à destination des chefs d'Etat africains et même à l'élite africaine dans son ensemble. Car, c'est d'abord l'absence quasi-totale de leurs arguments, de préférence communs, dans les débats actuels sur les enjeux fondamentaux du devenir africain qui laisse le vide dans lequel tout un chacun peut s'engouffrer. Pire, la France, ainsi que toutes les autres puissances ne peuvent sortir de l'ornière des relations archaïques avec le continent que si les Africains eux-mêmes rompent avec leur aliénation.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

À lire également

  • Propos de Macron sur l’Afrique : cinglante la réplique anticipée d’Alpha Condé
  • Changement climatique : un monde sans Trump
  • Leadership en Afrique : le déclic Macron
  • Les deux moitiés de la calebasse

S'il y a un point sur lequel Emmanuel Macron a bien raison, c'est que l'Afrique a moins besoin des sempiternelles aides humanitaires économiques que de prendre son destin en main. Car seuls les Africains pourront jeter les bases d'un développement durable et inclusif de leur continent, qui fait de sa vitalité démographique un atout à faire valoir et non une matière à caricature. Certains commencent à montrer la voie, aux autres de suivre... C'est à ce prix que la France, tout comme les autres partenaires internationaux, publics et privés, pourra accompagner efficacement le développement du continent sans postures et pour un bénéfice partagé. Somme toute, le défi africain n'est pas civilisationnel. La civilisation africaine n'a pas besoin de preuves pour étayer sa richesse. Il s'agît bel et bien d'un défi politique et intellectuel qui met les élites africaines devant leurs responsabilités.

Aziz Saïdi

Sur le même sujet

Photo d'illustration

PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

OPINION - Dans un contexte où l’Afrique doit faire face à des défis croissants – urbanisation rapide, besoins en infrastructures, transition énergétique, inégalités sociales – les Partenariats Public-Privé (PPP) apparaissent comme un levier incontournable pour catalyser les investissements structurants. Mais leur acceptabilité sociale et leur capacité à produire un impact durable sont aujourd’hui scrutées avec attention. La clé de leur légitimité ? Une intégration rigoureuse des critères ESG. Par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

PSG : quand le soft power africain dérange

OPINION - Alors que le PSG s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, son maillot floqué “Visit Rwanda” cristallise bien plus que du sponsoring : il incarne l’irruption assumée du soft power africain sur la scène mondiale. Une stratégie de rayonnement qui bouscule les récits dominants – et qui, à l’heure des projecteurs, doit être saluée. Par Hervé Berville, député et ancien secrétaire d'Etat chargé de la Mer et de la biodiversité et Sonia Rolland, réalisatrice et productrice.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

Faire des jeunes la cheville ouvrière du développement économique et industriel, tel est le vœu de la Côte d’Ivoire qui est, cette année, le premier pays africain à accueillir le Congrès mondial autour des services publics d’emplois. Employabilité, formation et besoin des entreprises…, tous les sujets passent dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique par Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité

OPINION - L'Afrique compte 38 États côtiers sur un total de 54 pays. Ces pays disposent d’un accès direct à l’océan Atlantique, à l’océan Indien et à la mer Méditerranée, ce qui leur confère un avantage géostratégique majeur, notamment en matière de commerce maritime, de sécurité, de ressources halieutiques et énergétiques. Par Serge Éric Menye, consultant en intelligence de marché et essayiste, fondateur du cabinet Grassfields Ventures.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Dans un monde qui se referme, l’énergie peut encore rassembler »

OPINION - À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, où les chaînes de valeur se fragmentent et où le protectionnisme refait surface, les dynamiques de coopération régionale deviennent plus cruciales que jamais. Dans l’océan Indien, l’électrification offre l’opportunité de penser un développement partagé, à la fois pragmatique, durable et souverain, l'énergie étant un catalyseur, bien plus qu'un enjeu d'infrastructures. Par Hasnaine Yavarhoussen, directeur général de Groupe Filatex,

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Afrique, sans écosystème structuré, l’entrepreneuriat restera une promesse inachevée

OPINION - L’Afrique est à un moment décisif. Avec une croissance économique attendue de 4% en 2025 - contre seulement 1,3 % pour la zone euro -, et un milliard d’âmes supplémentaires d’ici 2050, dont une majorité de jeunes, le continent fait face à un défi de taille. Par Alexis John Ahyee, directeur général HEC Paris Bureau régional Afrique de l'Ouest et Centrale et Nathalie Riond, professeur et directrice académique du centre d’Entrepreneuriat social d’HEC Paris.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale

Alors que le monde se digitalise à une vitesse fulgurante, l’Afrique a une opportunité unique de tirer parti de cette transformation. L’automatisation et l’intelligence artificielle redéfinissent le monde du travail, faisant évoluer certains métiers traditionnels tout en créant de nouveaux besoins en compétences technologiques. Par Caroline Meurisse, Directrice de l’École 42 Mada et d'Axian University.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
« Nous avons servi le monde entier à travers nos produits de rente : cacao, noix de cajou, hévéa, palmier à huile, etc. [..] Pendant ce temps, nous produisons ce que nous exportons et importons ce que nous consommons. Nous devons renverser cette tendance », déclare Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de la République de Côte d’Ivoire.

« La traçabilité du cacao demandée par l’Europe impose une réciprocité » (Kobenan Kouassi Adjoumani)

INTERVIEW - En course vers sa souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire - fournisseur mondial de plusieurs matières premières agricoles - veut davantage présenter ses produits transformés au monde, notamment en Europe où la traçabilité de son cacao est désormais requise. Des sujets sur lesquels, comme l’explique le Ministre ivoirien de l’Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, cette économie vibrante d’Afrique de l’Ouest construit son propre narratif.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique