• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueEntretiens - La Tribune Afrique

Charles Robertson : « L'intégration doit être une affaire de technocrates »

Photo de Aziz Saïdi

Aziz Saïdi

Publié le 21 mai 2018 à 06:30 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:57

Charles Robertson

Charles Robertson

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Mondial 2026 : Dix buts et une défaite pour finir

  • 6

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Motivations, appréhensions et contraintes. Charles Robertson, économiste en chef à Renaissance Capital, décrypte pour nous, les enjeux de l'intégration africaine et du rapprochement Maroc-CEDEAO. Entretien.

La Tribune Afrique : Comment analysez-vous la demande d'adhésion du Maroc à la CEDEAO à l'aune du positionnement de son économie au sein des économies africaines ?

Charles Robertson : Il y a deux choses importantes à noter au concernant le Maroc. Le niveau de développement général du pays et la maturité de son système bancaire et financier. En ce qui concerne le développement, le Maroc représente une locomotive pour les économies africaines. C'est l'une des économies les plus stables du continent avec un niveau d'investissement parmi les plus importants et un niveau d'inflation maîtrisé. Du point de vue macroéconomique, l'économie marocaine nous paraît très forte, même comparée à d'autres économie du continent comme l'Egypte, le Nigeria, le Kenya ou encore l'Afrique du Sud. Mais, cette économie n'arrivait pas à tirer avantage de ce positionnement qualitatif parce qu'elle reste isolée politiquement.

Durant les deux dernières années, nous avons noté une inflexion importante à ce niveau avec le retour au sein de l'Union Africaine qui conforte l'ambition du Maroc de jouer le rôle de pont vers l'Afrique. L'Afrique du Sud s'est toujours prévalue de jouer ce rôle de pont vers l'Afrique sub-saharienne. Le Maroc veut jouer le même rôle mais à partir du nord du Continent. L'Egypte pourrait en faire de même. Elle reste toutefois focalisée sur ses enjeux intérieurs actuels et jouit d'un plus large marché local ce qui lui donne moins de raisons de se projeter comme pont vers le Continent. C'est pourquoi le Maroc veut assumer cette ambition. Son retour au sein de l'Union Africaine était une première étape dans ce sens. L'adhésion à la CEDEAO est logiquement l'étape suivante.

Pouvez-vous étayer l'importance de cette adhésion pour le secteur bancaire et financier marocain ?

Le Maroc représente aussi quasiment une exception en ce qui concerne la maîtrise de l'inflation et ce depuis des années. Le royaume peut aussi se targuer d'une bonne politique de change qui lui permet de maintenir ce niveau d'inflation bas grâce à la politique menée par la Banque centrale. Cela permet un meilleur accès à l'emprunt. Quand vous devez payer des intérêts de 10, 15 voire 20%, vous n'avez pas intérêt à emprunter beaucoup, car le coût est trop élevé. Mais quand les taux sont en dessous de 10% voire de 5%, vous pouvez emprunter beaucoup plus avec un coût plus accessible. Au Maroc la dette du secteur privé atteint 100% du produit intérieur brut (PIB). Dans beaucoup de pays africains ce chiffre n'excède pas les 20 ou 30%. Des pays comme la Côte d'Ivoire ou le Sénégal ont aussi des niveaux d'inflation maîtrisés et des taux d'intérêt bas, grâce notamment au Franc CFA qui reste lié à l'Euro. Toutefois, ils n'ont pas encore le même niveau d'emprunt du secteur privé. Donc je pense que les banques marocaines y voient une opportunité et l'adhésion du Maroc à la CEDEAO pourrait supporter leur expansion. Plus encore, le marché financier marocain qui devient de plus en plus sophistiqué, pourrait aussi aider les banques à aller plus de l'avant. Potentiellement, l'adhésion à la CEDEAO irait dans le sens d'une harmonisation réglementaire et donnerait aux acteurs financiers marocains un meilleur accès à ce marché commun. Cela les aiderait dans leur expansion et leur développement surtout lorsque l'on sait que la dynamique démographique devient limitée au Maroc mais demeure beaucoup plus soutenue en Afrique de l'Ouest.

Quel serait l'impact de cette adhésion sur la CEDEAO et que peut apporter le Maroc à cette communauté économique régionale ?

Le Maroc pourrait d'abord apporter son expérience en matière d'infrastructures. Or, tous les pays de la région sont fort demandeurs à ce niveau. Il pourrait aussi apporter la sophistication de son secteur financier, comme expliqué plus haut. Ce sont là les deux principaux apports potentiels du royaume à la CEDEAO qui me viennent d'emblée à l'esprit. Il y'en a d'autres bien sûr, notamment en ce qui concerne le phosphate et le partage d'expérience en matière de fertilisation. Je crois que le Maroc a d'ailleurs signé un accord dans ce sens avec le Nigéria. Mais cela reste une coopération à plus long terme comme dans bien d'autres domaines. En tout cas au niveau des infrastructures et du secteur financier, l'apport est immédiat.

Certaines voix, notamment dans les milieux d'affaires en Afrique de l'Ouest, se sont élevées pour exprimer leur appréhension quant à cette potentielle adhésion. Qu'est ce qui explique ces appréhensions ?

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Ils craignent que l'économie marocaine soit plus compétitive. Ils craignent que les banques marocaines gagnent encore plus de parts de marché face aux banques locales et que le développement de leur système bancaire soit freiné dans son développement. Les raisons pour lesquelles le Maroc veut rejoindre la CEDEAO, sont les mêmes qui poussent les acteurs locaux à afficher leurs appréhensions.

Comment jugez-vous l'état d'avancement de l'intégration sur le Continent africain dans son ensemble et pas seulement en Afrique de l'Ouest ?

L'intégration africaine reste parcellaire et lente. Elle est en progrès continu mais lent. Des communautés économiques existent au Sud, à l'Ouest et à l'Est du Continent. Ces communautés régionales continuent leur expansion et approfondissent leur intégration. Toutefois, il reste difficile de jauger en chiffres leur impact. Ces communautés ont-elles permis de gagner un point de PIB ? 5 points de PIB ? Ou pas du tout ? Cela reste difficile à dire.

Quelles sont les difficultés ou les écueils sur lesquels bute l'intégration africaine ?

Les principaux écueils sont de l'ordre des contraintes de moyens et de ressources. Disons que vous avez 50 experts très qualifiés dans le pays. En envoyez-vous 20 pour élaborer un accord de libre-échange avec votre voisin ? Ou envoyez-vous ces 20 experts pour développer l'électrification dans votre pays ? Ou en développer le système éducatif etc. ? Donc, je pense que les pays africains qui doivent faire cet arbitrage consacrent la majeure partie de leurs experts et de leurs efforts à des sujets qui leur paraissent plus essentiels plutôt qu'à des accords de libre-échange qui leur paraissent bons à avoir, mais pas vraiment essentiels. Ils focalisent donc d'abord sur le système éducatif, ensuite l'électrification, puis les infrastructures. En plus, bien évidemment des enjeux sécuritaires qui prennent de plus en plus d'importance.

Quels pourraient être les arguments pour convaincre les pays africains d'une intégration plus poussée ?

C'est difficile de les convaincre des bénéfices de l'intégration comme il est difficile de convaincre le président Trump des bénéfices du libre-échange. Si le président américain n'arrive pas à comprendre qu'il mène son pays dans la mauvaise direction en la matière comme pouvez-vous convaincre le citoyen lambda. Comme vous le savez, le Royaume Uni est en passe de sortir de l'Union Européenne. Les gens ne comprennent pas les vrais enjeux du libre-échange. Il est donc difficile de les convaincre de ses bénéfices. Les experts peuvent être conscients de ces bénéfices en termes de développement sur le long terme et de nouveaux marchés pour les entreprises, mais il est difficile de gagner cette bataille au niveau politique. Donc ce sujet doit être pris en charge par les technocrates qui connaissent le contexte.

Propos recueillis par Aziz SAIDI

Aziz Saïdi

Sur le même sujet

Photo d'illustration

PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

OPINION - Dans un contexte où l’Afrique doit faire face à des défis croissants – urbanisation rapide, besoins en infrastructures, transition énergétique, inégalités sociales – les Partenariats Public-Privé (PPP) apparaissent comme un levier incontournable pour catalyser les investissements structurants. Mais leur acceptabilité sociale et leur capacité à produire un impact durable sont aujourd’hui scrutées avec attention. La clé de leur légitimité ? Une intégration rigoureuse des critères ESG. Par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

PSG : quand le soft power africain dérange

OPINION - Alors que le PSG s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, son maillot floqué “Visit Rwanda” cristallise bien plus que du sponsoring : il incarne l’irruption assumée du soft power africain sur la scène mondiale. Une stratégie de rayonnement qui bouscule les récits dominants – et qui, à l’heure des projecteurs, doit être saluée. Par Hervé Berville, député et ancien secrétaire d'Etat chargé de la Mer et de la biodiversité et Sonia Rolland, réalisatrice et productrice.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

Faire des jeunes la cheville ouvrière du développement économique et industriel, tel est le vœu de la Côte d’Ivoire qui est, cette année, le premier pays africain à accueillir le Congrès mondial autour des services publics d’emplois. Employabilité, formation et besoin des entreprises…, tous les sujets passent dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique par Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité

OPINION - L'Afrique compte 38 États côtiers sur un total de 54 pays. Ces pays disposent d’un accès direct à l’océan Atlantique, à l’océan Indien et à la mer Méditerranée, ce qui leur confère un avantage géostratégique majeur, notamment en matière de commerce maritime, de sécurité, de ressources halieutiques et énergétiques. Par Serge Éric Menye, consultant en intelligence de marché et essayiste, fondateur du cabinet Grassfields Ventures.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Dans un monde qui se referme, l’énergie peut encore rassembler »

OPINION - À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, où les chaînes de valeur se fragmentent et où le protectionnisme refait surface, les dynamiques de coopération régionale deviennent plus cruciales que jamais. Dans l’océan Indien, l’électrification offre l’opportunité de penser un développement partagé, à la fois pragmatique, durable et souverain, l'énergie étant un catalyseur, bien plus qu'un enjeu d'infrastructures. Par Hasnaine Yavarhoussen, directeur général de Groupe Filatex,

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Afrique, sans écosystème structuré, l’entrepreneuriat restera une promesse inachevée

OPINION - L’Afrique est à un moment décisif. Avec une croissance économique attendue de 4% en 2025 - contre seulement 1,3 % pour la zone euro -, et un milliard d’âmes supplémentaires d’ici 2050, dont une majorité de jeunes, le continent fait face à un défi de taille. Par Alexis John Ahyee, directeur général HEC Paris Bureau régional Afrique de l'Ouest et Centrale et Nathalie Riond, professeur et directrice académique du centre d’Entrepreneuriat social d’HEC Paris.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale

Alors que le monde se digitalise à une vitesse fulgurante, l’Afrique a une opportunité unique de tirer parti de cette transformation. L’automatisation et l’intelligence artificielle redéfinissent le monde du travail, faisant évoluer certains métiers traditionnels tout en créant de nouveaux besoins en compétences technologiques. Par Caroline Meurisse, Directrice de l’École 42 Mada et d'Axian University.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
« Nous avons servi le monde entier à travers nos produits de rente : cacao, noix de cajou, hévéa, palmier à huile, etc. [..] Pendant ce temps, nous produisons ce que nous exportons et importons ce que nous consommons. Nous devons renverser cette tendance », déclare Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de la République de Côte d’Ivoire.

« La traçabilité du cacao demandée par l’Europe impose une réciprocité » (Kobenan Kouassi Adjoumani)

INTERVIEW - En course vers sa souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire - fournisseur mondial de plusieurs matières premières agricoles - veut davantage présenter ses produits transformés au monde, notamment en Europe où la traçabilité de son cacao est désormais requise. Des sujets sur lesquels, comme l’explique le Ministre ivoirien de l’Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, cette économie vibrante d’Afrique de l’Ouest construit son propre narratif.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique