• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueEntretiens - La Tribune Afrique

Pascale de la Frégonnière : « Plutôt que les infrastructures, la philanthropie en Afrique devrait être centrée sur les personnes »

Photo de Ristel Tchounand

Ristel Tchounand

Publié le 27 octobre 2018 à 05:57 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:22

Pascale de la Frégonnière

Pascale de la Frégonnière

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 6

    Mondial 2026 : Dix buts et une défaite pour finir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Pascale de la Frégonnière est la directrice exécutive de Cartier Philanthropy, la fondation du joaillier Cartier, lancée en 2013 et à 60% tournée vers l’Afrique. Dans cet entretien avec La Tribune Afrique, elle lève le voile sur les accomplissements philanthropiques de la maison de luxe à travers le Continent et revient sur diverses thématiques dont le développement de l’industrie du don, le métier d’agent philanthrope, tout en insistant sur le sens que les fortunes africaines notamment devraient donner...

Les organisations philanthropiques en Suisse qu'elles émanent de personnalités fortunées ou d'entreprises sont réputées pour être très discrètes et mener leurs actions loin des médias. Récemment, la donne tend à changer. Elles sortent de plus en plus de l'ombre pour montrer ces réalisations source de mieux vivre au sein de populations de pays en développement. Cartier Phlianthropy, la fondation du célèbre joaillier Cartier, fête son cinquième anniversaire cette année et se prête au jeu en levant le voile sur ses activités en Afrique.

Exclusivement financées par la Maison Cartier à hauteur de 45 millions de francs suisses à ce jour, ces activités sont pilotées par Pascale de la Frégonnière, une experte du domaine qui a fait sa carrière aux Nations Unies et à l'Unicef où elle a occupé plusieurs postes de responsabilités.

La Tribune Afrique : Cartier Philanthropy accorde une place de choix à l'Afrique dans son action. Au bout de cinq ans d'activité, quel bilan en faites-vous et avez-vous réussi à en mesurer l'impact sur le terrain ?

Pascale de la Frégonnière : L'action de la fondation s'est en effet concentrée à plus de 50-60% sur l'Afrique subsaharienne, surtout l'Est et l'Ouest du continent, où nous travaillons sur la condition des femmes -c'est une des bases de notre action-, mais aussi sur des thématiques qui touchent la santé, l'éducation et l'emploi des jeunes.

Au global, concrètement, nous avons consacré au cours des cinq dernières années 45 millions de francs suisses à notre action philanthropique. Un montant conséquent, qui ne va malheureusement pas résoudre les problèmes de pauvreté dans le monde, mais qui s'attache à apporter les solutions les plus adaptées aux problèmes des plus vulnérables, notamment en milieu rural en Afrique. Nous travaillons avec des ONG qui apportent des solutions absolument pertinentes et préalablement testées, car quand nous investissons, nous nous engageons à avoir des résultats et à en mesurer l'impact sur les populations bénéficiaires.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Un des cas des plus éloquents est celui de Women for Women International, une ONG qui travaille avec des femmes vivant dans les pays post-conflits comme le Rwanda où le problème du génocide est encore très présent dans les esprits. Après avoir subi d'atroces violences, la marginalisation, la pauvreté, elles ont la possibilité de rejoindre des groupes de soutien où elles pourront partager leur quotidien, mais aussi acquérir des compétences, apprendre à mieux se connaître, à prendre en charge leur santé et celle de leurs enfants, apprendre un métier... Grâce à cela, elles arrivent en moyenne à doubler leurs revenus. On parle de revenus qui sont très faibles mais qui, malgré tout, font une vraie différence pour ces femmes.

Alors effectivement, nous sommes très attachés à mesurer l'impact pour savoir à quoi servira le dollar qui est dépensé et comment il va améliorer la vie des bénéficiaires. Et c'est lors de mes déplacements que je me rends compte qu'au-delà des chiffres et des données quantitatives, qu'on arrive à obtenir l'impact qualitatif sur le terrain est très important. Quand on rencontre par exemple ces femmes aux revenus modestes qui réussissent à les doubler, voire tripler, on réalise la dignité retrouvée : elles n'ont plus peur de prendre des décisions pour leurs familles, elles sont capables de prendre leur vie en main... Et ça, c'est extrêmement important.

Quels sont les pays en Afrique que vous couvrez et élargirez-vous cette couverture dans un avenir proche ?

Nous œuvrons principalement en Afrique de l'Ouest et l'Afrique de l'Est, plus précisément au Sénégal, Cameroun, Burkina Faso, Ethiopie, Rwanda, Kenya, Ouganda, Mozambique, Madagascar. Pour nous, l'idée n'est pas de faire une couverture large, mais plutôt adaptée. Nous n'avons pas des moyens infinis et ce serait trop difficile de couvrir un très grand nombre de pays, car on ne pourrait pas faire le suivi nécessaire pour s'assurer des résultats obtenus.

De plus, le fait de travailler dans certains pays nous permet de mieux les connaître, d'avoir une meilleure compréhension de leur situation politique, sociale et économique, ainsi que de leur complexité en termes de mise en place de projets de développement. Grâce à cela, on acquiert plus d'expertise dans certains pays, ce qui nous permet d'avoir des échanges beaucoup plus profonds et plus pertinents avec nos potentiels partenaires.

En octobre 2017 en Suisse, Cartier Philanthropy a organisé une conférence sur le thème « Repenser la philanthropie globale : les philanthropes peuvent-ils révolutionner le développement international ? ». Selon vous, quel sens devrait-on donner à la philanthropie dans le contexte que connaît le monde aujourd'hui et l'Afrique en particulier ?

La philanthropie a une place très particulière dans le sens où elle repose sur la volonté d'individus qui ont fait fortune et qui ont envie d'utiliser l'argent qu'ils ont gagné pour redonner aux autres, ou alors ce sont les entreprises qui créent une fondation pour diriger l'action philanthropique, comme c'est d'ailleurs le cas de Cartier. A travers des financements, ces personnes et organisations contribuent à apporter des solutions à des problèmes de développement (accès à l'eau, éducation, les services sociaux qu'il faut améliorer), mais le plus important est que chacun le fasse en étant le plus responsable possible.

Ce qu'il faut éviter, à mon avis, c'est de financer les projets des organisations qui ne sont pas suffisamment efficaces, parce que cela entretient l'action d'organisations qui ne sont pas performantes. Je pense que notre rôle de philanthropes est de s'attacher à identifier les meilleures solutions possibles qui sont mises en place par des organisations extrêmement efficaces pour répondre à ces problèmes. Pour nous, l'important n'est pas de savoir si l'on va donner 100 dollars ou 10 000 dollars, mais ce que l'on va en faire. Et si on peut scolariser dix enfants avec 100 dollars, c'est formidable. Si on scolarise dix enfants avec 1000 dollars, n'y a-t'il pas un certain décalage ? Ce sont des montants fictifs, mais ce que je veux dire c'est qu'il faut connaître la réalité du terrain pour comprendre comment les fonds sont utilisés et que le montant importe finalement moins que la manière dont l'argent est dépensé. C'est à ce moment-là qu'il faut trouver les réponses adaptées.

Je pense également qu'en Afrique notamment, plutôt que le développement des infrastructures qui à mon avis devrait moins revenir à la philanthropie, on est plus centré sur le développement des capacités des personnes, afin de les amener à prendre en charge certains projets elles-mêmes. Je crois que c'est là qu'est notre rôle. Le sens que j'aimerais donner à la philanthropie c'est de se sentir responsable et de s'axer sur le développement des individus pour qu'ils puissent ensuite aller plus loin dans la vie.

Au niveau du Continent, envisagez-vous de travailler avec les grandes fortunes africaines, notamment au travers de partenariats ?

Ce sont des choses que nous pourrions envisager, mais il se trouve que dans le cas de la fondation de la Maison Cartier, cette dernière a décidé de financer elle-même sa fondation. Donc, nous ne faisons pas appel à d'autres personnalités fortunées qui proposeraient de nous confier un financement. La raison est que nous avons mis en place des process, une intégrité dans le travail que nous faisons et nous ne voulons pas que des financements externes puissent compromettre le sérieux et la rigueur avec lesquels nous travaillons. Personnellement, je ne veux pas être contrainte de prendre des décisions qui sont contraires à notre éthique ou qui ne répondraient pas à nos objectifs de performance.

Cependant, nous sommes complètement prêts à collaborer avec d'autres bailleurs, que ce soit des fortunes africaines ou autres si nous avons les mêmes objectifs, si nous nous accordons sur les modes de collaboration pour cofinancer ensemble certains projets. Nous sommes tout à fait ouverts à ces éventualités. Nous le faisons avec d'autres entreprises, ainsi que d'autres fondations.

Quand on parle de philanthropie, une notion revient souvent : industrie du don, ou industrie du mécénat. Mais cela fait parfois débat. Quel est votre avis à ce sujet ?

Il y a une industrie du don dans la mesure où beaucoup d'ONG ont dû mettre en place des systèmes, des campagnes de communication pour inciter les gens à donner. La collecte de dons est un véritable métier maintenant. Donc oui, il y a une industrie. On se rend bien compte que dès qu'il y a une urgence humanitaire et les médias en parlent, tout de suite les dons affluent. Il y a un écosystème qui se met en place, dans lequel les médias jouent un rôle important et il est vrai que chez Cartier Philanthropy par exemple, lorsque nous répondons à des urgences humanitaires, nous ne nous attardons pas sur la partie médiatisée. Très récemment, nous avons contribué à ce que l'on appelle les urgences oubliées, les urgences silencieuses. C'est le travail que fait MSF [Médecin Sans Frontières] dans les camps de réfugiés au Nord du Nigeria où sévit Boko Haram, où les besoins sont immenses et les médias n'en parlent pas. Peut-être que c'est là qu'il faut être présent avec la philanthropie, car lorsque les urgences sont très médiatisées le monde entier peut contribuer.

Aussi, je crois que l'on a un rôle qui doit être très professionnel : c'est un véritable métier qui nécessite une vraie connaissance. A mon niveau, je pense que j'ai une grande responsabilité qui consiste à bien investir le budget que me confie la Maison Cartier. Et comme dans toute entreprise, on se demande quelle est l'attente en termes de retour sur investissement. Personnellement, dans le cadre de mes fonctions, je dois répondre à la question : « quel impact social va-t-on pouvoir avoir ? » C'est à ce niveau que je dois, moi aussi, apporter des résultats. C'est pour cela que l'on a un devoir de professionnalisme, d'éthique et d'intégrité.

Ne s'achemine-t-on pas finalement vers un contexte de concurrence entre les fondations ?

Pas du tout. Enfin, je ne le ressens pas comme cela. Peut-être que d'autres ont cette impression-là. Je pense que dans la philanthropie, on n'est certainement pas en concurrence. Il y a tellement de choses à faire qu'il y a de la place pour tout le monde. De mon côté par exemple, je parle aux autres fondations du milieu du luxe, on se connaît et il arrive qu'on partage des informations. Je peux proposer à une autre fondation certains projets qui portent sur des problématiques que je ne finance pas. Nous n'avons pas d'objectifs commerciaux. Il y a vraiment la place pour tout le monde.

Le métier d'agent philanthropique ou conseiller en philanthropie émerge, en occident notamment. Y a-t-il de l'avenir en Afrique pour ce genre de métier selon vous ?

Je crois que c'est à peu près comme dans tout. Il y a un niveau de professionnalisme très fort chez certains, moins chez d'autres, tout dépend du conseil qu'on doit donner et à qui, selon le milieu, si les conseillers vont sur le terrain, s'ils comprennent la complexité des interventions requises... certains que je connais font un travail remarquable et d'autres sont très en superficie.

Je pense qu'il est important qu'en Afrique comme ailleurs que chacun se responsabilise et se professionnalise aussi. A partir du moment où on a réussi, il est important de se dire : comment puis-je contribuer à changer la vie des autres ? Qu'est-ce que je peux partager ? Car le succès se partage aussi je pense. Qu'on ait envie de profiter de sa fortune, je trouve cela normal, mais l'idée est de dire : est-ce que je peux contribuer à aider ceux qui sont dans le besoin? Je pense en effet qu'il s'agit de la responsabilité de chacun.

Quelle différence y a-t-il finalement entre le travail des organisations comme Cartier Philanthropy et celui des ONG internationales comme l'UNICEF?

Une fondation d'entreprise comme Cartier Philanthropy va définir les domaines d'intervention et choisir les organisations dans lesquelles elle va investir un montant dédié pour répondre aux besoins des personnes ciblées. Ce n'est pas l'équipe de Cartier Philanthropy qui va former des enseignants ou apprendre aux communautés villageoises l'importance de la vaccination ou du planning familial.

Les ONG internationales ou agences des Nations Unies sont établies dans les pays dans lesquelles elles travaillent et vont collaborer avec le gouvernement pour contribuer par exemple à la stratégie nationale de l'éducation ou de la santé. Elles vont définir leur action dans le cadre de ces priorités. Ces ONG doivent par ailleurs collecter des fonds pour financer les actions concrètes qu'elles mènent. Les fondations et les ONG sont donc très complémentaires, les fondations finançant le travail qui doit être mis en œuvre sur le terrain.

Pour notre part, nous sommes effectivement très vigilants et avons très à cœur de renforcer le service public afin qu'il apporte des prestations de qualité à tous, même aux plus pauvres. Nous avons par ailleurs choisi de travailler en majorité avec de plus petites ONG avec lesquelles nous créons des partenariats forts pour réaliser des objectifs communs, être dans l'échange et parfois même la co-construction de programmes sur le long terme.

De toutes vos missions en Afrique à ce jour, laquelle vous a procuré le plus de fierté ?

Ma visite l'an dernier au Rwanda. C'est l'un pays que je ne connaissais pas, où j'ai rencontré ces femmes que nous soutenons dans le cadre du programme Women for Women International. Ce sont des femmes qui sont arrivées en début du programme presque apeurées, extrêmement timides, qui ne savaient pas quelle était leur place dans le groupe qu'on était en train de créer.

À lire également

  • Ultra-riches en Afrique : le Kenya, pays à la croissance la plus rapide
  • Quand les businessmen africains parlent philanthropie
  • Philanthropie en Afrique : audace et ambition, une recette incontournable
  • Sous pression, Pretoria songe à introduire l'impôt sur la fortune

A la fin du programme, elles étaient transformées, ayant retrouvé toute leur dignité, l'envie de partager leurs expériences, la fierté d'avoir réussi à se sortir de situations désespérantes, ayant la capacité de marcher la tête haute et de parler d'une voix assurée et forte et expliquer qu'elles vont pouvoir désormais -grâce à ce programme- assurer la paix dans leur pays. C'était extrêmement émouvant et gratifiant également.

Ristel Tchounand

Sur le même sujet

Photo d'illustration

PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

OPINION - Dans un contexte où l’Afrique doit faire face à des défis croissants – urbanisation rapide, besoins en infrastructures, transition énergétique, inégalités sociales – les Partenariats Public-Privé (PPP) apparaissent comme un levier incontournable pour catalyser les investissements structurants. Mais leur acceptabilité sociale et leur capacité à produire un impact durable sont aujourd’hui scrutées avec attention. La clé de leur légitimité ? Une intégration rigoureuse des critères ESG. Par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

PSG : quand le soft power africain dérange

OPINION - Alors que le PSG s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, son maillot floqué “Visit Rwanda” cristallise bien plus que du sponsoring : il incarne l’irruption assumée du soft power africain sur la scène mondiale. Une stratégie de rayonnement qui bouscule les récits dominants – et qui, à l’heure des projecteurs, doit être saluée. Par Hervé Berville, député et ancien secrétaire d'Etat chargé de la Mer et de la biodiversité et Sonia Rolland, réalisatrice et productrice.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

Faire des jeunes la cheville ouvrière du développement économique et industriel, tel est le vœu de la Côte d’Ivoire qui est, cette année, le premier pays africain à accueillir le Congrès mondial autour des services publics d’emplois. Employabilité, formation et besoin des entreprises…, tous les sujets passent dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique par Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité

OPINION - L'Afrique compte 38 États côtiers sur un total de 54 pays. Ces pays disposent d’un accès direct à l’océan Atlantique, à l’océan Indien et à la mer Méditerranée, ce qui leur confère un avantage géostratégique majeur, notamment en matière de commerce maritime, de sécurité, de ressources halieutiques et énergétiques. Par Serge Éric Menye, consultant en intelligence de marché et essayiste, fondateur du cabinet Grassfields Ventures.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Dans un monde qui se referme, l’énergie peut encore rassembler »

OPINION - À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, où les chaînes de valeur se fragmentent et où le protectionnisme refait surface, les dynamiques de coopération régionale deviennent plus cruciales que jamais. Dans l’océan Indien, l’électrification offre l’opportunité de penser un développement partagé, à la fois pragmatique, durable et souverain, l'énergie étant un catalyseur, bien plus qu'un enjeu d'infrastructures. Par Hasnaine Yavarhoussen, directeur général de Groupe Filatex,

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Afrique, sans écosystème structuré, l’entrepreneuriat restera une promesse inachevée

OPINION - L’Afrique est à un moment décisif. Avec une croissance économique attendue de 4% en 2025 - contre seulement 1,3 % pour la zone euro -, et un milliard d’âmes supplémentaires d’ici 2050, dont une majorité de jeunes, le continent fait face à un défi de taille. Par Alexis John Ahyee, directeur général HEC Paris Bureau régional Afrique de l'Ouest et Centrale et Nathalie Riond, professeur et directrice académique du centre d’Entrepreneuriat social d’HEC Paris.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale

Alors que le monde se digitalise à une vitesse fulgurante, l’Afrique a une opportunité unique de tirer parti de cette transformation. L’automatisation et l’intelligence artificielle redéfinissent le monde du travail, faisant évoluer certains métiers traditionnels tout en créant de nouveaux besoins en compétences technologiques. Par Caroline Meurisse, Directrice de l’École 42 Mada et d'Axian University.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
« Nous avons servi le monde entier à travers nos produits de rente : cacao, noix de cajou, hévéa, palmier à huile, etc. [..] Pendant ce temps, nous produisons ce que nous exportons et importons ce que nous consommons. Nous devons renverser cette tendance », déclare Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de la République de Côte d’Ivoire.

« La traçabilité du cacao demandée par l’Europe impose une réciprocité » (Kobenan Kouassi Adjoumani)

INTERVIEW - En course vers sa souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire - fournisseur mondial de plusieurs matières premières agricoles - veut davantage présenter ses produits transformés au monde, notamment en Europe où la traçabilité de son cacao est désormais requise. Des sujets sur lesquels, comme l’explique le Ministre ivoirien de l’Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, cette économie vibrante d’Afrique de l’Ouest construit son propre narratif.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique