• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueEntretiens - La Tribune Afrique

Kobenan Kouassi Adjoumani : « La Côte d'Ivoire vise à transformer la moitié de sa production de Cacao et d'Anacarde »

Maimouna Dia

Publié le 23 avril 2019 à 05:30 - Mis à jour le 12 décembre 2024 à 23:42

Kobenan

Kobenan

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Pour la 14e édition du Salon internationale de l'agriculture du Maroc, la Côte d'Ivoire se fait remarquer par sa présence sur deux stands : l'un dédié aux officiels et l'autre à la présentation de ses produits du terroir. Le pays d'Afrique occidentale qui vise la transformation de 50% de sa production de cacao d'ici 2020 a amorcé un nouveau virage pour les secteurs de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche, où les projets foisonnent. Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre des Ressources animalières et...

La Tribune Afrique : La Côte d'Ivoire est un habitué du Salon international de l'Agriculture au Maroc (SIAM). Qu'est-ce qui fait la particularité de votre présence cette année ?

Kobenan Kouassi Adjoumani : L'édition 2019 est la huitième édition du SIAM à laquelle je participe à Meknès. La particularité de cette année est que nous sommes venus avec deux stands : l'un institutionnel et l'autre réservé aux différentes coopératives venues exposer les produits du terroir ivoirien.

Le salon de Meknès est un grand événement que nous apprécions par ses différentes caractéristiques et ses produits présentés dans le domaine de la production végétale, animalière et du matériel agricole.

Au fil des années, la Côte d'Ivoire voit ses ambitions grandir. A une certaine période, le pays ne disposait même pas de stand au SIAM. Depuis trois ans, la Côte d'Ivoire est présente en force au SIAM et expose ses diverses productions, dans le cadre d'une politique d'échange nouée avec le Royaume du Maroc. Nous avons apporté une large gamme de produits locaux. Parmi les produits phares ivoiriens, figurent le cacao dont nous sommes le premier producteur et exportateur mondial, mais aussi l'anacarde. La côte d'Ivoire produit environ 2 millions de tonnes de cacao et près de 800 000 tonnes d'anacardes chaque année.

Premier producteur mondial de cacao et d'anacarde, la Côte d'Ivoire a annoncé un vaste plan en faveur de la transformation locale des denrées. Quel bilan d'étape faites-vous ?

L'agriculture est un secteur clé de l'économie ivoirienne. Elle occupe plus de 50% de la population active, fournit 20% du produit intérieur brut et représente 70% des recettes d'exportation.

Nous avons décidé d'investir dans la transformation locale du cacao et de l'anacarde, les deux premiers produits d'exportation. L'expérience a montré que la production, puis l'exportation des produits à l'état brut ne permettent pas à l'agriculture de générer des emplois de qualité et des produits à haute valeur ajoutée à l'export. La vente de la production agricole, se fait à de bas prix et n'est pas en mesure d'assurer aux agriculteurs de rentabiliser leurs exploitations.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Nous avons actuellement deux objectifs corollaires : l'augmentation les niveaux de production, et la transformation de plus de la moitié de cette production, conformément à la vision du chef de l'Etat.

Aujourd'hui, la Côte d'Ivoire a mis en place plusieurs agropoles [NLDR 5 agropoles sur les 9 prévus] ainsi que de nombreux projets en faveur de la digitalisation de l'agriculture, du développement de l'agriculture durable et l'accès au financement pour les producteurs.

Pour atteindre ses objectifs de production et assurer une meilleure régulation des prix dans le secteur cacao, la Côte d'Ivoire s'est jointe au Ghana, un autre pays producteur pour établir des tarifs communs. Où en est le processus ?

La Côte d'Ivoire est en pourparlers avec le Ghana pour s'accorder sur les prix du cacao. Lorsque le prix du Kg de cacao baisse en Côte d'Ivoire, les producteurs ont tendance à évacuer leurs produits vers le Ghana voisin, pour y obtenir de meilleurs tarifs. Cette pratique fausse nos prévisions statistiques en termes de production. C'est à partir de ce constat que nous avons décidé de nous accorder avec des pays tels que le Ghana pour fixer des prix communs et mettre fin à ces pratiques.

Le processus est en cours et cette année, les choses devraient s'accélérer et aboutir à la mise en place du dispositif pour lequel le Ghana et la Côte d'Ivoire sont sur la même longueur d'onde.

Aux côtés de l'agriculture, la pêche et l'élevage sont aussi deux secteurs importants pour l'économie ivoirienne ? Quelles sont les principales dispositions prises pour améliorer la chaîne de valeur et leur contribution à l'économie ?

La Côte d'Ivoire est le deuxième pays exportateur de thon transformé vers l'Europe. A la différence du secteur agricole où les exportations se font principalement sous forme de produits bruts, dans le secteur halieutique, la Côte d'Ivoire exporte d'importantes quantités de produits transformés, faisant que le thon consommé aujourd'hui en Europe peut être pêché, puis transformé à partir de la Côte d'Ivoire, avant d'être exporté.

Les pays de la zone ont le droit de pêcher dans les eaux ivoiriennes dans le cadre d'un accord qui fait également que l'UE soutient la Côte d'Ivoire dans ses projets de développement du secteur de la pêche et dans la surveillance de ses eaux. La Côte d'Ivoire dispose d'ailleurs d'un système de surveillance satellitaire lui permettant d'identifier les bateaux en activités dans ses eaux. Notre pays s'est aussi doté de quatre patrouilleurs qui, en coordination avec la marine nationale, assurent la surveillance de ses eaux territoriales, pour lutter contre la pêche illicite pratiquée par des navires venus pêcher dans les eaux africaines sans licence.

Quelle est aujourd'hui la contribution du secteur de la pêche et de l'élevage à l'économie ivoirienne ?

La pêche et les ressources animalières contribuent à hauteur de 2% au PIB agricole. A l'origine, la Côte d'Ivoire n'était pas un pays à vocation pastorale. Mais nous sommes parvenus à améliorer nos capacités dans ce domaine et faisons de plus en plus d'élevage intensif.

Dans le cadre des partenariats, nous essayons de nouer des relations pour importer des animaux de races sélectionnées et procéder à des croisements dans nos stations d'élevage dans une perspective d'amélioration du rendement et de la productivité du secteur. Ce sont des choses que nous faisons déjà bien avec la France et sommes en pourparlers avec le Maroc dans ce sens.

La Côte d'Ivoire importe près des trois quarts de ses besoins en ressources animalières et halieutiques. Quelle est la politique ivoirienne pour couvrir la demande intérieure en ce qui concerne ces produits?

Nous avons un plan stratégique de développement de l'élevage, de la pêche et de l'aquaculture en Côte d'Ivoire. Avant l'avènement du président Alassane Ouattara à la tête du pays, nous produisions 40 000 tonnes, aujourd'hui, cette production se chiffre à 101 000 tonnes. Ce qui demeure encore insuffisant pour couvrir la demande intérieure ivoirienne en produits animaliers et halieutiques estimée à 400 000 tonnes. La différence fait toujours l'objet d'importations.

La Côte d'Ivoire mise de plus en plus sur des initiatives comme l'aquaculture et la pisciculture pour accélérer le niveau de croissance du secteur. Nous avons les atouts pour cela. Le pays est bordé de fleuves, de lacs, de lagunes et d'une vaste façade maritime. Concrètement, des réalisations ont été faites dans ce sens.

À lire également

  • SIAM 2019 : pour une agriculture au service de l’emploi et du développement rural
  • Maroc : l’emploi agricole en milieu rural au cœur de la 14e édition du Salon de l’agriculture (SIAM)
  • Assefa Mulugeta : « Le Maroc a une grande expertise en agriculture dont l'Ethiopie pourrait amplement s'inspirer »
  • Côte d'Ivoire : une subvention de 38 milliards de Fcfa pour maintenir le prix du cacao

Plusieurs projets d'aquaculture sont en phase de développement et la Côte d'Ivoire s'est dotée de stations d'élevage : des lieux de regroupement d'animaux. Il s'ensuit une répartition de ces animaux, destinés à des éleveurs dans le cadre de projets du ministère. Nous avons également quelque fonds destinés à l'accompagnement des investisseurs dans le secteur de l'élevage. L'ambition ivoirienne en matière de développement du secteur de la pêche et de l'élevage est élevée, mais elle est limitée par la faiblesse des moyens disponibles.

Maimouna Dia

Sur le même sujet

Photo d'illustration

PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

OPINION - Dans un contexte où l’Afrique doit faire face à des défis croissants – urbanisation rapide, besoins en infrastructures, transition énergétique, inégalités sociales – les Partenariats Public-Privé (PPP) apparaissent comme un levier incontournable pour catalyser les investissements structurants. Mais leur acceptabilité sociale et leur capacité à produire un impact durable sont aujourd’hui scrutées avec attention. La clé de leur légitimité ? Une intégration rigoureuse des critères ESG. Par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

PSG : quand le soft power africain dérange

OPINION - Alors que le PSG s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, son maillot floqué “Visit Rwanda” cristallise bien plus que du sponsoring : il incarne l’irruption assumée du soft power africain sur la scène mondiale. Une stratégie de rayonnement qui bouscule les récits dominants – et qui, à l’heure des projecteurs, doit être saluée. Par Hervé Berville, député et ancien secrétaire d'Etat chargé de la Mer et de la biodiversité et Sonia Rolland, réalisatrice et productrice.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

Faire des jeunes la cheville ouvrière du développement économique et industriel, tel est le vœu de la Côte d’Ivoire qui est, cette année, le premier pays africain à accueillir le Congrès mondial autour des services publics d’emplois. Employabilité, formation et besoin des entreprises…, tous les sujets passent dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique par Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité

OPINION - L'Afrique compte 38 États côtiers sur un total de 54 pays. Ces pays disposent d’un accès direct à l’océan Atlantique, à l’océan Indien et à la mer Méditerranée, ce qui leur confère un avantage géostratégique majeur, notamment en matière de commerce maritime, de sécurité, de ressources halieutiques et énergétiques. Par Serge Éric Menye, consultant en intelligence de marché et essayiste, fondateur du cabinet Grassfields Ventures.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Dans un monde qui se referme, l’énergie peut encore rassembler »

OPINION - À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, où les chaînes de valeur se fragmentent et où le protectionnisme refait surface, les dynamiques de coopération régionale deviennent plus cruciales que jamais. Dans l’océan Indien, l’électrification offre l’opportunité de penser un développement partagé, à la fois pragmatique, durable et souverain, l'énergie étant un catalyseur, bien plus qu'un enjeu d'infrastructures. Par Hasnaine Yavarhoussen, directeur général de Groupe Filatex,

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Afrique, sans écosystème structuré, l’entrepreneuriat restera une promesse inachevée

OPINION - L’Afrique est à un moment décisif. Avec une croissance économique attendue de 4% en 2025 - contre seulement 1,3 % pour la zone euro -, et un milliard d’âmes supplémentaires d’ici 2050, dont une majorité de jeunes, le continent fait face à un défi de taille. Par Alexis John Ahyee, directeur général HEC Paris Bureau régional Afrique de l'Ouest et Centrale et Nathalie Riond, professeur et directrice académique du centre d’Entrepreneuriat social d’HEC Paris.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale

Alors que le monde se digitalise à une vitesse fulgurante, l’Afrique a une opportunité unique de tirer parti de cette transformation. L’automatisation et l’intelligence artificielle redéfinissent le monde du travail, faisant évoluer certains métiers traditionnels tout en créant de nouveaux besoins en compétences technologiques. Par Caroline Meurisse, Directrice de l’École 42 Mada et d'Axian University.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
« Nous avons servi le monde entier à travers nos produits de rente : cacao, noix de cajou, hévéa, palmier à huile, etc. [..] Pendant ce temps, nous produisons ce que nous exportons et importons ce que nous consommons. Nous devons renverser cette tendance », déclare Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de la République de Côte d’Ivoire.

« La traçabilité du cacao demandée par l’Europe impose une réciprocité » (Kobenan Kouassi Adjoumani)

INTERVIEW - En course vers sa souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire - fournisseur mondial de plusieurs matières premières agricoles - veut davantage présenter ses produits transformés au monde, notamment en Europe où la traçabilité de son cacao est désormais requise. Des sujets sur lesquels, comme l’explique le Ministre ivoirien de l’Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, cette économie vibrante d’Afrique de l’Ouest construit son propre narratif.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique