• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueTribunes - La Tribune Afrique

Pourquoi la loi de la réconciliation divise-t-elle autant les Tunisiens ?

Nader Haddad et Fakhri Korbi

Publié le 17 mai 2017 à 10:12 - Mis à jour le 17 mai 2017 à 10:27

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Quelques milliers de Tunisiens ont manifesté samedi 13 mai 2017 contre un projet de la loi réconciliation voulu réunificateur par le Président tunisien mais aperçu comme une trahison de la révolution tunisienne par la société civile. Tribune de Fakhri Korbi, Enseignant-chercheur à l’Université Paris 13 Sorbonne Paris cité, et Nader Haddad, consultant, docteur diplômé de l'université d'Oxford.

Ce « nouveau » projet de loi sur la réconciliation dans le domaine économique et financier, initié par la Présidence de la République, vise à accélérer le processus d'une justice transitionnelle, susceptible de sauver l'économie tunisienne. En effet, la commission qui surgira de cette loi aura pour mission de statuer sur plusieurs dossiers épineux qui ont longtemps touché les fonctionnaires de l'ancien régime et, donc, entravé l'élan économique du pays. Elle devra aussi estimer les sommes et les avantages obtenus par ces fonctionnaires et décider du montant qui, majoré d'une pénalité, sera remboursé. La somme collectée sera déposée auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations pour être affectée exclusivement à des projets d'infrastructure et de développement dans les régions prioritaires.

On pouvait penser qu'un tel projet de loi réunirait l'unanimité autour de lui. Or, plusieurs manifestations de protestations, initiées par des représentants de la société civile et des citoyens, ont appelé à le combattre dans sa version actuelle. Elles s'appuient sur l'argument suivant : cette loi s'opposerait au droit à la vérité et à la lutte contre l'impunité.

Les points de désaccord

La loi prévoit que les personnes incriminées rembourseront les sommes détournées, majorées d'une pénalité de 5% par an. Or, cette pénalité paraît d'autant plus dérisoire que ces individus n'ont jamais payé d'impôts sur ces revenus.

D'autre part, comme la commission ne devrait pas rendre publique la liste des auteurs de ces actes de malveillance, on peut supposer qu'ils seront à même de poursuivre les mêmes pratiques frauduleuses. C'est pourquoi cette loi peut être perçue comme une « prime » à la malhonnêteté, puisque elle renforce le sentiment d'impunité auprès des auteurs de délits économiques.

Cette commission sera de plus éphémère. Sa durée de vie a été évaluée à six mois. Est-ce suffisant pour étudier tous les dossiers qu'elle aura en charge ? Ne risque-t-on pas plutôt de classer sans suite les dossiers des fonctionnaires et des hommes d'affaires corrompus, avec pour conséquence la reprise de leurs activités frauduleuses. Cette période n'est-elle donc pas trop courte pour faire émerger une vérité, que tant de Tunisiens attendent de leurs vœux ?

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Ne risquant de déboucher sur aucune poursuite judiciaire, cette loi sera assimilée à une amnistie fiscale. Elle ne permettra pas d'éradiquer les phénomènes de corruption. Cela engendrera d'autres corrompus et participera à l'aggravation de la situation du pays.

Des avis divergents

Selon les députés de « Nidaa Tounes », cette loi doit, après plusieurs années de récession, relancer l'économie tunisienne. Elle fera œuvre de réconciliation nationale avec les hommes d'affaires tunisiens et haut-fonctionnaires d'état qui ont commis des délits financiers, soit par erreur, soit  sous certaines pressions. Naîtra à sa suite un nouveau climat, lequel contribuera à la stabilisation du pays en aidant les Tunisiens à tourner la page du mépris contre l'ancien régime.

En revanche, l'opinion publique n'a cessé de démontrer dans ses manifestations pacifiques que les Tunisiens refusent catégoriquement les trois versions successives du projet de loi. En lançant la campagne : On ne pardonne pas et ça ne passera pas !, la société civile a appelé la Présidence de la République à repousser la loi et à confier les dossiers à l'Instance Vérité et Dignité (IVD), seul organisme en mesure de mener à bien cette « justice transitionnelle ».

La Tunisie a vécu une récession économique sans précèdent suite au renversement d'un régime qui avait gouverné le pays en s'appuyant sur la violence et des pratiques atroces. Or, la loi de réconciliation, dans sa version actuelle, est incapable de résoudre les problèmes socio-économiques qui s'accentuent par la multiplication des sit-in et la faible productivité, notamment dans les entreprises publiques. Le taux de croissance stagne entre 0% et 1%. De plus, l'économie parallèle, c'est-à-dire illégale, représente la moitié du PIB. Selon des ONG, cette loi, qui accordera finalement l'impunité aux délinquants économiques, favorisera la même corruption, qui a jusque-là empoisonné tous les secteurs vitaux de l'économie du pays.

À lire également

  • Tunisie : le Dinar au plus bas depuis la révolution, la BCT réagit
  • Tunisie : les investissements étrangers ont chuté de 9,4% en 2016
  • Comment avoir une laïcité harmonieuse ? (Tribune)
  • L'industrialisation de l’Afrique passera par l’agriculture et l’agro-industrie

Si, loin de tout les clivages politiques, les réformes à venir doivent porter sur de nombreux domaines (éducation, fiscalité, banques...), les nouveaux gouvernants auront surtout à mener une guerre sans merci contre la corruption et les corrompus. En s'appuyant sur la société civile et les experts, ils disposeront d'une seule arme : l'application de la loi. C'est à ce prix qu'ils contribueront à forger une Tunisie meilleure.

Nader Haddad et Fakhri Korbi

Sur le même sujet

Photo d'illustration

PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

OPINION - Dans un contexte où l’Afrique doit faire face à des défis croissants – urbanisation rapide, besoins en infrastructures, transition énergétique, inégalités sociales – les Partenariats Public-Privé (PPP) apparaissent comme un levier incontournable pour catalyser les investissements structurants. Mais leur acceptabilité sociale et leur capacité à produire un impact durable sont aujourd’hui scrutées avec attention. La clé de leur légitimité ? Une intégration rigoureuse des critères ESG. Par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

PSG : quand le soft power africain dérange

OPINION - Alors que le PSG s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, son maillot floqué “Visit Rwanda” cristallise bien plus que du sponsoring : il incarne l’irruption assumée du soft power africain sur la scène mondiale. Une stratégie de rayonnement qui bouscule les récits dominants – et qui, à l’heure des projecteurs, doit être saluée. Par Hervé Berville, député et ancien secrétaire d'Etat chargé de la Mer et de la biodiversité et Sonia Rolland, réalisatrice et productrice.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

Faire des jeunes la cheville ouvrière du développement économique et industriel, tel est le vœu de la Côte d’Ivoire qui est, cette année, le premier pays africain à accueillir le Congrès mondial autour des services publics d’emplois. Employabilité, formation et besoin des entreprises…, tous les sujets passent dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique par Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité

OPINION - L'Afrique compte 38 États côtiers sur un total de 54 pays. Ces pays disposent d’un accès direct à l’océan Atlantique, à l’océan Indien et à la mer Méditerranée, ce qui leur confère un avantage géostratégique majeur, notamment en matière de commerce maritime, de sécurité, de ressources halieutiques et énergétiques. Par Serge Éric Menye, consultant en intelligence de marché et essayiste, fondateur du cabinet Grassfields Ventures.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Dans un monde qui se referme, l’énergie peut encore rassembler »

OPINION - À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, où les chaînes de valeur se fragmentent et où le protectionnisme refait surface, les dynamiques de coopération régionale deviennent plus cruciales que jamais. Dans l’océan Indien, l’électrification offre l’opportunité de penser un développement partagé, à la fois pragmatique, durable et souverain, l'énergie étant un catalyseur, bien plus qu'un enjeu d'infrastructures. Par Hasnaine Yavarhoussen, directeur général de Groupe Filatex,

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Afrique, sans écosystème structuré, l’entrepreneuriat restera une promesse inachevée

OPINION - L’Afrique est à un moment décisif. Avec une croissance économique attendue de 4% en 2025 - contre seulement 1,3 % pour la zone euro -, et un milliard d’âmes supplémentaires d’ici 2050, dont une majorité de jeunes, le continent fait face à un défi de taille. Par Alexis John Ahyee, directeur général HEC Paris Bureau régional Afrique de l'Ouest et Centrale et Nathalie Riond, professeur et directrice académique du centre d’Entrepreneuriat social d’HEC Paris.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale

Alors que le monde se digitalise à une vitesse fulgurante, l’Afrique a une opportunité unique de tirer parti de cette transformation. L’automatisation et l’intelligence artificielle redéfinissent le monde du travail, faisant évoluer certains métiers traditionnels tout en créant de nouveaux besoins en compétences technologiques. Par Caroline Meurisse, Directrice de l’École 42 Mada et d'Axian University.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
« Nous avons servi le monde entier à travers nos produits de rente : cacao, noix de cajou, hévéa, palmier à huile, etc. [..] Pendant ce temps, nous produisons ce que nous exportons et importons ce que nous consommons. Nous devons renverser cette tendance », déclare Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de la République de Côte d’Ivoire.

« La traçabilité du cacao demandée par l’Europe impose une réciprocité » (Kobenan Kouassi Adjoumani)

INTERVIEW - En course vers sa souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire - fournisseur mondial de plusieurs matières premières agricoles - veut davantage présenter ses produits transformés au monde, notamment en Europe où la traçabilité de son cacao est désormais requise. Des sujets sur lesquels, comme l’explique le Ministre ivoirien de l’Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, cette économie vibrante d’Afrique de l’Ouest construit son propre narratif.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique