• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueTribunes - La Tribune Afrique

Le Mali à la veille de l’élection présidentielle : le défi lancinant de la sécurité

Nicolas Tenzer*, président du Centre d’étude et de réflexion pour l’action politique (CERAP)

Publié le 26 juillet 2018 à 12:46 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:42

Nicolas Tenzer

Nicolas Tenzer

DR.

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 3

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 4

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 5

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 6

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Alors que l'opération Barkhane s'installe dans la durée au Sahel, le Mali, à l'instar d'autres pays de la région, connaît des défis lancinants de sécurité. Certains évoquent même la possibilité que, dans certaines régions, notamment dans le nord du pays et au centre, malgré le déploiement de la MINUSMA (Mission des Nations unies au Mali), la sixième élection de l'histoire de ce pays, qui verra s'affronter 24 candidats, dont le chef de l'Etat actuel, Ibrahim Boubakar Keïta, dit «IBK», ne puisse pas se...

Certains pointent aussi du doigt le gouvernement -qui a démenti ces allégations pour des alliances ad hoc avec des milices peu contrôlables pour tenter de contrer des groupes terroristes. L'attaque du 29 juin contre le centre de commandement de la force G5 Sahel à Sévaré montre la difficulté de la sécurisation du pays contre les forces jihadistes.

Le commandant de la force Barkhane, le général français Bruno Guibert, pointait aussi récemment la montée des opérations de déstabilisation des groupes armés terroristes. Il remarquait en particulier que «ce qui éradiquera les terroristes, c'est de couper le lien entre eux et la population. Pour cela, il faudra le retour de l'Etat, des militaires, de la justice, de la sécurité dans les zones abandonnées. Quand les habitants n'auront plus peur de leur armée, quand ils auront confiance en leur administration, ce lien n'aura plus lieu d'être».

Il soulignait aussi que la mise à niveau de l'armée malienne, dont il soulignait les progrès, pourrait bien prendre 15 ans. Sans doute en va-t-il également des infrastructures de l'Etat : système de gouvernance, de lutte contre la corruption, capacité de contrôle sur le pays. Tout indique enfin que les espoirs, peut-être quelque peu exagérés, mis dans les Accords d'Alger de 2015 d'une réconciliation entre l'Etat, les séparatistes touaregs et d'autres groupes armés, sont aussi largement douchés et qu'une crise de confiance empêche l'implication de la société civile dans une opération de réconciliation nationale.

Si le premier défi est, bien sûr, la sécurité du scrutin, les candidats opposés à IBK, notamment Soumaïla Cissé, auront certainement pour principal programme de dénoncer l'incapacité du président sortant à mettre fin à la guerre, à réconcilier les différentes communautés et à mettre fin à une corruption trop peu combattue.

Sur le plan des droits humains, le dernier rapport de l'ONG Human Rights Watch faisait état d'améliorations, quoiqu'encore timides, liées à la mise en place en 2014 de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, tout en faisant part de son inquiétude sur la trop faible poursuite des militaires mis en cause dans des exactions envers les civils, l'utilisation d'enfants soldats non seulement par des groupes terroristes, mais aussi par certains groupes liés au gouvernement et la lenteur de la lutte contre les trafics impliquant des personnes liées à l'Etat. Quant à la corruption, selon l'ONG Transparency International qui place le Mali au 122e rang sur 180 en termes d'indice de perception de la transparence, elle paraît particulièrement concerner le secteur de la police. La direction du Trésor français notait aussi une trop grande lenteur dans les déclarations de patrimoine des hauts fonctionnaires dans le cadre de la nouvelle loi sur la lutte contre l'enrichissement illicite.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Sur le plan économique, la situation reste également contrastée, selon la Banque africaine de développement. D'un côté, certains progrès ont pu être constatés notamment dans la mobilisation des ressources fiscales, budgétaires et douanières dans le cadre d'une décentralisation qui, à terme, devrait permettre d'opérer une meilleure allocation des ressources. Il en va de même dans la gestion des services sociaux et la fourniture des services de base. Toutefois, tant la situation sécuritaire que la passation des marchés publics et la performance des administrations publiques compromettent le développement durable de la croissance. Le Mali reste ainsi le 175e pays sur 188 en termes d'indice de développement humain, les populations les plus pauvres se concentrant à 90% dans les zones rurales du sud.

Dès lors, le premier défi pour les élections de juillet 2018 sera d'assurer une stabilité accrue du pays qui ne pourra provenir que d'un plus large accord entre les différents groupes qui le composent. Pays démocratique et objet de toutes les attentions de la communauté internationale en raison de sa position géopolitique centrale et des enjeux de sécurité globaux qu'il pose, le Mali a certainement une chance d'être un pays plus apaisé. On ne peut qu'espérer que l'après-présidentielle donnerait à l'ensemble des candidats une motivation accrue pour travailler ensemble. L'exemplarité de l'Etat est certainement, de ce point de vue, une condition essentielle.

Certains analystes ont ainsi pu parler d'un aveuglement devant l'«effondrement politique» du Mali et d'un «manque de vision» largement partagé, masqué par un consensus de façade. Celui-ci ne saurait en tout cas dissimuler un très fort pessimisme de la société malienne quant à l'avenir du pays, qui, au-delà de la pauvreté, explique aussi la migration. La déconnexion entre la classe politique et la société, qui n'est certes pas propre à ce seul pays, semble atteindre des proportions particulièrement anxiogènes au Mali en raison de sa situation sécuritaire et des vrais risques pour l'unité du pays.

La communauté internationale, comme le soulignait ainsi Joseph Brunet-Jailly, ne saurait se désintéresser de la période qui suivra cette élection et doit pousser pour que les divisions factices, plus liées à des familles et à des clans, cèdent le pas devant l'intérêt national.

_____________________________

À lire également

  • Mali : à moins de 10 jours du premier tour, un candidat de l’opposition dénonce une fraude massive en préparation
  • Rendons au Mali sa dignité !
  • Mali : IBK, deux erreurs et une hésitation [Tribune]
  • Présidentielle au Mali : IBK (enfin !) sur la ligne de départ

* Nicolas Tenzer est également conférencier international sur les questions géostratégiques et l'analyse des risques politiques, auteur de trois rapports officiels au gouvernement, dont deux sur la stratégie internationale, et de 21 ouvrages, notamment de Quand la France disparaît du monde (Paris, Grasset, 2008) ; Le monde à l'horizon 2030 : la règle et le désordre (Perrin, 2011) ; et La France a besoin des autres (Plon, 2012).

Twitter : @NTenzer

Nicolas Tenzer*, président du Centre d’étude et de réflexion pour l’action politique (CERAP)

Sur le même sujet

Photo d'illustration

PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

OPINION - Dans un contexte où l’Afrique doit faire face à des défis croissants – urbanisation rapide, besoins en infrastructures, transition énergétique, inégalités sociales – les Partenariats Public-Privé (PPP) apparaissent comme un levier incontournable pour catalyser les investissements structurants. Mais leur acceptabilité sociale et leur capacité à produire un impact durable sont aujourd’hui scrutées avec attention. La clé de leur légitimité ? Une intégration rigoureuse des critères ESG. Par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

PSG : quand le soft power africain dérange

OPINION - Alors que le PSG s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, son maillot floqué “Visit Rwanda” cristallise bien plus que du sponsoring : il incarne l’irruption assumée du soft power africain sur la scène mondiale. Une stratégie de rayonnement qui bouscule les récits dominants – et qui, à l’heure des projecteurs, doit être saluée. Par Hervé Berville, député et ancien secrétaire d'Etat chargé de la Mer et de la biodiversité et Sonia Rolland, réalisatrice et productrice.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

Faire des jeunes la cheville ouvrière du développement économique et industriel, tel est le vœu de la Côte d’Ivoire qui est, cette année, le premier pays africain à accueillir le Congrès mondial autour des services publics d’emplois. Employabilité, formation et besoin des entreprises…, tous les sujets passent dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique par Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité

OPINION - L'Afrique compte 38 États côtiers sur un total de 54 pays. Ces pays disposent d’un accès direct à l’océan Atlantique, à l’océan Indien et à la mer Méditerranée, ce qui leur confère un avantage géostratégique majeur, notamment en matière de commerce maritime, de sécurité, de ressources halieutiques et énergétiques. Par Serge Éric Menye, consultant en intelligence de marché et essayiste, fondateur du cabinet Grassfields Ventures.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Dans un monde qui se referme, l’énergie peut encore rassembler »

OPINION - À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, où les chaînes de valeur se fragmentent et où le protectionnisme refait surface, les dynamiques de coopération régionale deviennent plus cruciales que jamais. Dans l’océan Indien, l’électrification offre l’opportunité de penser un développement partagé, à la fois pragmatique, durable et souverain, l'énergie étant un catalyseur, bien plus qu'un enjeu d'infrastructures. Par Hasnaine Yavarhoussen, directeur général de Groupe Filatex,

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Afrique, sans écosystème structuré, l’entrepreneuriat restera une promesse inachevée

OPINION - L’Afrique est à un moment décisif. Avec une croissance économique attendue de 4% en 2025 - contre seulement 1,3 % pour la zone euro -, et un milliard d’âmes supplémentaires d’ici 2050, dont une majorité de jeunes, le continent fait face à un défi de taille. Par Alexis John Ahyee, directeur général HEC Paris Bureau régional Afrique de l'Ouest et Centrale et Nathalie Riond, professeur et directrice académique du centre d’Entrepreneuriat social d’HEC Paris.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale

Alors que le monde se digitalise à une vitesse fulgurante, l’Afrique a une opportunité unique de tirer parti de cette transformation. L’automatisation et l’intelligence artificielle redéfinissent le monde du travail, faisant évoluer certains métiers traditionnels tout en créant de nouveaux besoins en compétences technologiques. Par Caroline Meurisse, Directrice de l’École 42 Mada et d'Axian University.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
« Nous avons servi le monde entier à travers nos produits de rente : cacao, noix de cajou, hévéa, palmier à huile, etc. [..] Pendant ce temps, nous produisons ce que nous exportons et importons ce que nous consommons. Nous devons renverser cette tendance », déclare Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de la République de Côte d’Ivoire.

« La traçabilité du cacao demandée par l’Europe impose une réciprocité » (Kobenan Kouassi Adjoumani)

INTERVIEW - En course vers sa souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire - fournisseur mondial de plusieurs matières premières agricoles - veut davantage présenter ses produits transformés au monde, notamment en Europe où la traçabilité de son cacao est désormais requise. Des sujets sur lesquels, comme l’explique le Ministre ivoirien de l’Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, cette économie vibrante d’Afrique de l’Ouest construit son propre narratif.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique