• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueTribunes - La Tribune Afrique

Afrique du Sud : 27 avril 1994, une demi-victoire pour l'Humanité

Roger Koudé

Publié le 27 avril 2020 à 12:30 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 06:39

Roger Koudé est professeur de droit international et titulaire de la chaire Unesco « Mémoire, Cultures et Interculturalité » de l'Ucly (Lyon - France).

Roger Koudé est professeur de droit international et titulaire de la chaire Unesco « Mémoire, Cultures et Interculturalité » de l'Ucly (Lyon - France).

DR.

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les premières élections multiraciales tenues en Afrique du Sud le 27 avril 1994, marquant ainsi la fin officielle de l'apartheid, ont été d'un tel impact planétaire que l'on oublie qu'il ne s'est agi en réalité que d'une demi-victoire pour l'Humanité.

En effet, au moment même où le monde entier avait les yeux rivés sur l'Afrique du Sud et sur Nelson Mandela, l'incomparable figure marquante de ce XXe siècle finissant, s'abattait sur le Rwanda depuis 21 jours déjà un drame sans précédent : le génocide des Tutsi du « Pays des Milles collines » avec, à la fin, près d'un million de victimes !

Incontestablement, le symbole électoral de la victoire sur l'apartheid en avril 1994 méritait l'attention du monde ainsi que la communion de toute l'Humanité pour sa commune dignité retrouvée. Ainsi, à l'instar des autres grands événements de notre époque mondialisée, les médias du monde entier se sont rués sur le cœur battant de l'Afrique du Sud : Johannesburg, la capitale économique et sa banlieue de Soweto, le foyer historique de la lutte contre l'apartheid. Et l'on a célébré avec emphase la grande sagesse, la force de résilience sans équivalent, la culture de tolérance et l'humanisme (la philosophie africaine de l'Ubuntu) du peuple sud-africain conduit par son messie, Nelson Mandela ! L'apartheid, l'un des avatars du nazisme reterritorialisé en Afrique australe, venait ainsi d'être renvoyé à la poubelle de l'histoire et de la bêtise humaine...

Ainsi donc, à la grande surprise des observateurs les plus avertis, qui prédisaient une guerre civile à l'issue incertaine, et en dépit de nombreuses difficultés rencontrées par les protagonistes au cours des négociations, c'était plutôt une transition politique réussie et sans équivalent depuis l'avènement de l'Organisation des Nations Unies (ONU) en 1945. Une sortie de crise méthodiquement menée, suite à un conflit d'une rare violence quotidienne durant près d'un demi-siècle ! Et tout cela, sans aucune intervention étrangère : ni Casques bleus des Nations Unies ou autres résolutions du Conseil de sécurité, ni médiation internationale par un Etat tiers ou une organisation spécialisée dans la recherche de la paix et de la réconciliation, etc.

La fin d'une idéologie d'inspiration intrinsèquement nazie

Mais force est cependant de constater qu'il y a parfois dans la longue histoire de l'Humanité des parallèles aussi frappants que malheureux !

Faut-il rappeler que les concepteurs et les tenants du système d'apartheid en Afrique du Sud, issus principalement des rangs des organisations suprématistes, étaient de sérieux émulateurs de l'idéologie nazie qu'ils se sont employés à mettre en œuvre dans ce pays, avec méthode et une rare perfection ? Vaincu militairement en Europe, le pendant sud-africain du nazisme va accéder « démocratiquement » au pouvoir en 1948 grâce à un droit de vote réservé exclusivement aux Blancs.

Faut-il rappeler aussi que l'accession au pouvoir en mai 1948 du Parti national (émanation entre autres du Parti national purifié, Gesuiwerde Nasionale Party en afrikaans) une formation politique à l'orientation ouvertement raciste, antisémite et suprématiste, est intervenue l'année même où les Nations Unies ont adopté la Déclaration universelle des droits de l'homme qui proclame à juste titre (dans son article 1er)  : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » ?

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Faut-il rappeler enfin que le dirigeant politique qui avait conduit ce parti suprématiste au pouvoir en 1948, en institutionnalisant le système ségrégationniste d'apartheid, Daniel François Malan, un descendant des Huguenots réfugiés en Afrique du Sud suite à la révocation en 1685 de l'Edit de Nantes, était convaincu d'« assurer la sécurité de la race blanche [...] par le maintien honnête des principes de l'apartheid » ?

La victoire sur l'apartheid a donc sonné comme une victoire de l'Humanité sur elle-même, une victoire sur sa part d'ombre comme l'explique le Prix Nobel de la Paix Desmond Tutu dans son ouvrage intitulé Il n'y a pas d'avenir sans pardon (Edition Albin Michel, Paris, 2000).

Une victoire de l'Humanité sur l'apartheid en Afrique du Sud, mais en même temps qu'un génocide au Rwanda

Disons-le une fois encore : il y a parfois, dans la longue histoire de l'Humanité, des parallèles aussi frappants que malheureux !

C'est un peu l'image de cette Humanité célébrant légitimement, en ce jour historique du 27 avril 1994, la fin d'une idéologie ouvertement négatrice de la dignité humaine, mais tout en assistant presque passive au même moment à l'exécution d'un plan génocidaire qui aura duré jusqu'à trois mois, au vu et au su de tout le monde, avec à la clé un million de victimes innocentes.

La date du 27 avril 1994 renvoie incontestablement à un jour historique et à une victoire éclatante sur l'apartheid, d'ailleurs déclaré « crime contre l'humanité » (

Résolution 3068 XXVIII de l'Assemblée générale de l'ONU du 30 novembre 1973)

par les Nations Unies en 1973. Mais, en même temps, la période allant d'avril à juillet 1994 renvoie également inévitablement aux contradictions bien habituelles ainsi qu'aux tergiversations coupables de la Communauté internationale, au nom du fameux et sacro-saint principe de la souveraineté de l'Etat. Et c'est encore Nelson Mandela qui, quelques années plus tard, lancera cet avertissement qui reste d'actualité : « [...] nous ne devons pas utiliser de manière abusive le concept de souveraineté nationale pour nier [...] le droit et le devoir d'intervenir quand, derrière ces frontières souveraines, les populations sont massacrées pour protéger la tyrannie » (Déclaration faite le 8 juin 1998 à Ouagadougou au Burkina Faso, lors du 34e Sommet de l'Union africaine).

Pour un devoir permanent de vigilance

Au moment où le monde tout entier lutte avec acharnement contre un ennemi invisible, le Covid-19, espérons que les logiques égoïstes et mercantilistes auxquelles nous sommes si souvent habitués ne prennent pas le dessus sur l'intérêt supérieur de notre commune Humanité.

Espérons également que la « guerre légitime » et l'urgence contre le Coronavirus ne fassent pas perdre de vue d'autres guerres, aussi légitimes et urgentes, à travers le monde, notamment :

- la « guerre légitime » et permanente contre la faim et la malnutrition qui tuent autant, voire davantage encore que le Covid-19 ;

- la « guerre légitime » et permanence contre l'exclusion, la misère sociale et la pauvreté, y compris en Afrique du Sud où l'apartheid économique et les inégalités sont toujours de grande actualité ;

- la « guerre légitime » et permanente contre les atteintes et autres violations, parfois graves et systématiques, des droits humains à travers le monde. Avec toute l'attention portée aujourd'hui sur les conséquences du Covid-19 et les effets des confinements, les violations des droits humains se font dans un huis clos inquiétant, y compris dans les sociétés démocratiques consolidées et qui sont généralement au-dessus de tout soupçon ;

- la « guerre légitime » et permanente contre les discours d'exclusion, de haine et de stigmatisation de l'autre, des discours qui sont généralement porteurs de violences silencieuses et incontrôlables ;

À lire également

  • Afrique du Sud : le centenaire de Mandela célébré avec des billets et des pièces en or
  • Violences xénophobes : quand les sud-africains insultent la mémoire de Mandela !
  • Afrique du Sud : Zuma utilise la carte raciale contre les banques
  • L'OMS condamne « les propos racistes » évoquant l'Afrique comme un « terrain d'essai » pour un vaccin

- la « guerre légitime » et permanente contre les pratiques inacceptables de dégradation de notre planète à un rythme jamais égalé, etc. N'en déplaise à Donald Trump et autres climato-pessimistes...

Roger Koudé

Sur le même sujet

Photo d'illustration

PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

OPINION - Dans un contexte où l’Afrique doit faire face à des défis croissants – urbanisation rapide, besoins en infrastructures, transition énergétique, inégalités sociales – les Partenariats Public-Privé (PPP) apparaissent comme un levier incontournable pour catalyser les investissements structurants. Mais leur acceptabilité sociale et leur capacité à produire un impact durable sont aujourd’hui scrutées avec attention. La clé de leur légitimité ? Une intégration rigoureuse des critères ESG. Par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

PSG : quand le soft power africain dérange

OPINION - Alors que le PSG s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, son maillot floqué “Visit Rwanda” cristallise bien plus que du sponsoring : il incarne l’irruption assumée du soft power africain sur la scène mondiale. Une stratégie de rayonnement qui bouscule les récits dominants – et qui, à l’heure des projecteurs, doit être saluée. Par Hervé Berville, député et ancien secrétaire d'Etat chargé de la Mer et de la biodiversité et Sonia Rolland, réalisatrice et productrice.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

Faire des jeunes la cheville ouvrière du développement économique et industriel, tel est le vœu de la Côte d’Ivoire qui est, cette année, le premier pays africain à accueillir le Congrès mondial autour des services publics d’emplois. Employabilité, formation et besoin des entreprises…, tous les sujets passent dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique par Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité

OPINION - L'Afrique compte 38 États côtiers sur un total de 54 pays. Ces pays disposent d’un accès direct à l’océan Atlantique, à l’océan Indien et à la mer Méditerranée, ce qui leur confère un avantage géostratégique majeur, notamment en matière de commerce maritime, de sécurité, de ressources halieutiques et énergétiques. Par Serge Éric Menye, consultant en intelligence de marché et essayiste, fondateur du cabinet Grassfields Ventures.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Dans un monde qui se referme, l’énergie peut encore rassembler »

OPINION - À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, où les chaînes de valeur se fragmentent et où le protectionnisme refait surface, les dynamiques de coopération régionale deviennent plus cruciales que jamais. Dans l’océan Indien, l’électrification offre l’opportunité de penser un développement partagé, à la fois pragmatique, durable et souverain, l'énergie étant un catalyseur, bien plus qu'un enjeu d'infrastructures. Par Hasnaine Yavarhoussen, directeur général de Groupe Filatex,

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Afrique, sans écosystème structuré, l’entrepreneuriat restera une promesse inachevée

OPINION - L’Afrique est à un moment décisif. Avec une croissance économique attendue de 4% en 2025 - contre seulement 1,3 % pour la zone euro -, et un milliard d’âmes supplémentaires d’ici 2050, dont une majorité de jeunes, le continent fait face à un défi de taille. Par Alexis John Ahyee, directeur général HEC Paris Bureau régional Afrique de l'Ouest et Centrale et Nathalie Riond, professeur et directrice académique du centre d’Entrepreneuriat social d’HEC Paris.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale

Alors que le monde se digitalise à une vitesse fulgurante, l’Afrique a une opportunité unique de tirer parti de cette transformation. L’automatisation et l’intelligence artificielle redéfinissent le monde du travail, faisant évoluer certains métiers traditionnels tout en créant de nouveaux besoins en compétences technologiques. Par Caroline Meurisse, Directrice de l’École 42 Mada et d'Axian University.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
« Nous avons servi le monde entier à travers nos produits de rente : cacao, noix de cajou, hévéa, palmier à huile, etc. [..] Pendant ce temps, nous produisons ce que nous exportons et importons ce que nous consommons. Nous devons renverser cette tendance », déclare Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de la République de Côte d’Ivoire.

« La traçabilité du cacao demandée par l’Europe impose une réciprocité » (Kobenan Kouassi Adjoumani)

INTERVIEW - En course vers sa souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire - fournisseur mondial de plusieurs matières premières agricoles - veut davantage présenter ses produits transformés au monde, notamment en Europe où la traçabilité de son cacao est désormais requise. Des sujets sur lesquels, comme l’explique le Ministre ivoirien de l’Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, cette économie vibrante d’Afrique de l’Ouest construit son propre narratif.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique