Négociez votre prêt immobilier

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Même si les taux sont très bas, il faudra consacrer du temps ou faire appel à un pro pour obtenir le meilleur crédit possible.

Tous les experts le disent : les demandes de prêts immobiliers ont recommencé à affluer depuis mars. Situé entre 4 et 4,3%, le niveau des taux y est pour beaucoup. Entre octobre 2008 et juillet 2009, ils ont baissé de 1,5 point. Pour des mensualités de 1.000 euros sur vingt ans, par exemple, un acquéreur peut emprunter à taux fixe 165.000 euros, contre 144.000 auparavant. "On n'avait jamais vu de baisse aussi rapide, témoigne Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier Cafpi. Passé l'été, on table même sur une baisse sous les 4%". Les raisons ? Une possible détente de l'OAT et un retard à rattraper par les banques dans leur production. Pour obtenir le meilleur taux du moment, vous devrez toutefois mettre tous les atouts de votre côté.

Avant de faire la tournée des agences, commencez par vous constituer un dossier en béton.

Pour économiser au maximum, il faudra aussi voir si vous n'avez pas droit à l'un des nombreux prêts aidés (PTZ, prêt d'accession sociale, 1% logement...). Les plafonds de ressources ayant augmenté, vous y avez peut-être droit (des calculettes sur internet permettent de le vérifier en quelques clics). "Désormais, presque tous les primo accédants bénéficient d'au moins un prêt aidé", témoigne Philippe Taboret.

Autre point à regarder de près : l'arbitrage entre taux fixe et taux variable. Longtemps pointé du doigt, ce dernier est redevenu intéressant à condition de prendre quelques précautions.

Enfin, n'oubliez pas que 0,1 point de plus sur l'assurance emprunteur obligatoire correspond à 0,2 point sur le taux nominal. Vérifiez donc que la banque propose un contrat compétitif. Sinon, allez ailleurs : dès 2010, la réforme de Christine Lagarde sur l'assurance emprunteur autorisera la délégation d'assurance. Enfin, méfiez-vous de l'assurance perte d'emploi qui, elle, est facultative. Une règle d'or pour simplifier la comparaison entre les propositions : regarder le coût total du crédit, exprimé en euros, plutôt que le TEG (taux effectif global).

Vous manquez de temps pour négocier pied à pied tous ces paramètres ? N'oubliez pas la solution du courtier en crédit, qui effectuera ce travail à votre place (Ace, Cafpi, Empruntis, In&Fi, Meilleurtaux...). Ces professionnels qui gèrent 20% des demandes, disposent de toute l'offre du moment, et à des taux préférentiels. Le coût du service ? Entre 0 et quelques centaines d'euros. Mais comme ils négocient la suppression des frais de dossier avec la banque, cela reviendra au même.

Tout compte fait, l'économie peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros. Autant dire que le jeu en vaut la chandelle.

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