Le crédit immobilier devrait devenir plus onéreux
Propos recueillis par Sophie Sanchez
Propos recueillis par Sophie Sanchez
La Tribune - Quelles traces laissera la crise ?
François Blancard - La liquidité n'est plus pléthorique. Les banques vont devoir prendre cette contrainte en compte si elles veulent pouvoir servir des crédits à l'économie en permanence. Faute de liquidité suffisante, certaines ont dû, au plus fort de la crise, se concentrer sur des clientèles prioritaires. Elles sont aussi obligées de tenir compte du prix de leurs fonds propres, en raison des nouvelles règles de Bâle II. Et faute de dépôts suffisants face à des besoins de crédits grandissants, elles doivent chercher de nouvelles ressources pour se refinancer. Aussi, le crédit immobilier, en France comme dans les autres pays européens, devrait devenir plus onéreux, quelles que soient les clientèles.
- Les banques devront-elles faire d'autres changements ?
- Pour continuer à servir une clientèle très large, elles devront identifier beaucoup plus précisément le profil des clients et leur capacité d'endettement. Pour accroître l'enveloppe de prêts ou diminuer le montant des échéances, elles devront aussi combiner plus qu'elles ne le faisaient des solutions de financements mixtes associant prêt bancaire classique, prêt à taux zéro, prêt subventionné par les collectivités, etc. Le conseil en la matière sera un élément de différenciation majeur entre établissements.
- L'attitude des particuliers a-t-elle changé ?
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