Loyers : hausse ralentie en 2011, stagnation depuis janvier

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En raison d'une demande hésitante, les loyers dans le privé affichent une très légère baisse depuis janvier 2012 (-0,1%). La confirmation d'une tendance à l'apaisement des prix, après une année 2011 marquée par une hausse ralentie (+1,6%), selon l'observatoire Clameur.

Ceux qui espèrent que les prix de l'immobilier en location privée vont enfin arrêter de tutoyer les sommets en seront pour leurs frais. Même si le loyer des nouveaux baux ont baissé de 0,1% début 2012 en raison d'une demande hésitante, la tendance est à une "stagnation" voire une faible hausse pour l'année 2012, selon l'étude de l'observatoire Clameur. La poursuite d'une tendance amorcée en 2011, où les prix ont affiché une hausse ralentie (1,6%).

En janvier et février, ces loyers ont reculé de 0,1% par rapport à la même période de l'an passé. Sur l'ensemble de 2011, ils ont augmenté de 1,6%, une hausse moins élevée qu'en 2010 (+2,5%), précise l'étude réalisée en partenariat avec des administrateurs de biens et des agences immobilières.

Hausse mesurée

La hausse en 2011 de ces loyers, appelés "de marché", est moins forte qu'attendue par Clameur, qui prévoyait en septembre une augmentation comprise entre 1,8 et 2%. Elle est également inférieure à la fois à l'inflation de 2011 (+2,1%) et à la hausse annuelle moyenne des loyers constatée depuis la création de l'observatoire en 1998 (+2,9%), confirmant un ralentissement observé depuis 2006.

"Dès l'automne 2011, le marché locatif privé a montré des signes de faiblesse: l'activité a commencé à se dégrader et les délais de remise en location se sont allongés", précise l'étude, réalisée à partir de 250.000 références de loyers.

Effets de la crise

Ce ralentissement s'explique par une dégradation des perspectives de la demande (dégradation du marché du travail, risques sur le pouvoir d'achat, moral au plus bas...) et un report voire un abandon des projets de mobilité résidentielle, conséquences de la crise des dettes publiques qui a éclaté à l'été 2011, selon Clameur.

Le scénario de baisse est "comparable à celui du début de l'année 2009", année au cours de laquelle les loyers de marchés s'étaient stabilisés, sous l'effet de la crise financière générée par la faillite en 2008 de la banque américaine Lehman Brothers. En 2011, le loyer moyen représentait 12,5 euros par mètre carré. Début 2012, il s'établit à 12,4 euros le mètre carré. Mais il varie beaucoup selon la surface et aussi selon les villes.

Neuilly-sur-Seine, ville où les loyers sont les plus élevés

Parmi les agglomérations de plus de 60.000 habitants scrutées par Clameur début 2012, Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) détient la palme du loyer le plus élevé (23 euros le mètre carré) et Saint-Etienne (Loire) celle du loyer le plus bas (8 euros le mètre carré)

Les nouveaux baux concernent environ chaque année 1,5 million de ménages, soit un quart des quelque 6 millions qui vivent dans le parc locatif privé.

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Commentaires
a écrit le 07/03/2012 à 13:00 :
Quand tout le monde aura compris que le prix de l'immonbilier est aussi surévalué que certains forfaits mobiles les loyers n'auront pas fini de baisser.

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