Est-il possible de gérer soi-même sa copropriété ?
Bruno Dhont, directeur de l'ARC
Bruno Dhont, directeur de l'ARC
D'après une étude de l'Anah, il y aurait 25% des copropriétés sans chauffage collectif qui auraient un syndic-copropriétaire, dit « syndic bénévole ». Ce chiffre important montre que le phénomène prend de l'ampleur et correspond à un vrai besoin. Quoi de plus normal : 70% des copropriétés ont moins de 30 lots principaux, et sont donc simples à gérer, et les syndics professionnels pratiquent des honoraires souvent trop élevés dans les petites copropriétés, pour un service jugé souvent décevant par les copropriétaires.
Avant de se lancer dans la gestion directe, mieux vaut prendre quelques précautions. D'abord, ne vous lancez pas dans la gestion directe sans avoir été membre actif d'un conseil syndical pendant au moins un an afin d'apprendre les lois et intégrer le fonctionnement d'une copropriété. Adhérez aussi à une association de syndics bénévoles qui assurera votre responsabilité civile de syndic (en cas d'erreur de gestion), garantira une formation continue et répondra à vos questions juridiques, comptables, pratiques. Ne prenez pas non plus en charge une copropriété avec d'importants impayés de charges. Enfin, sachez qu'un syndic « bénévole » peut être indemnisé par les copropriétaires pour le travail accompli. Vu le niveau des pensions de retraite, ce complément de revenus peut être le bienvenu.
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Pour finir, n'écoutez pas les syndics professionnels qui laissent entendre que leur gestion est financièrement plus sûre qu'une gestion directe. C'est faux, et la réalité le prouve : on déplore chaque année des dizaines de faillites, voire de détournements de fonds. Ces incidents, qui n'arrivent jamais avec un syndic bénévole, ne font pas toujours l'objet d'indemnisation totale, ni même, parfois, partielle.
Bruno Dhont, directeur de l'ARC
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