EXCLUSIF Le ministère de la Justice se penche sur les syndics de copropriétés

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Une réflexion est engagée afin d'améliorer le fonctionnement des syndics de copropriété, régulièrement décriés depuis plusieurs années.

Les administrateurs de biens, couramment appelés syndics de copropriété ne pourront s'en prendre qu'à eux-mêmes. Faute de n'avoir pas voulu, ou pas su, prendre à bras le corps les sujets qui fâchent, le gouvernement semble vouloir s'en charger à leur place. Les principaux griefs à l'encontre de ces professionnels de l'immobilier, généralement relayés dans les médias ? La qualité, mais surtout la transparence et la tarification des prestations fournies.

De fait, les contrats de syndics sont difficilement comparables entre eux, car aucun ne fournit les mêmes prestations, et le détail de la gestion reste parfois opaque pour les copropriétaires. Après avoir décidé de légiférer sur ce qui devait relever des tâches de gestion courante dans un contrat de syndic (lire l'encadré), le gouvernement semble bien décidé à continuer de prendre le taureau par les cornes.

Selon nos informations, confirmées par la Chancellerie, le ministère de la Justice a en effet engagé une réflexion afin de voir « comment améliorer le fonctionnement des syndics ». « Il ne s'agit pas de stigmatiser une profession, insiste-t-on au cabinet du ministre de la Justice. Mais de voir quelles pistes d'amélioration peuvent être envisagées sachant que cette profession touche au quotidien des millions de personnes. » On dénombre, de fait, environ huit millions de copropriétés en France.

Le ministère n'en dira pas plus et aucune échéance n'a encore été communiquée. Toutefois, plusieurs pistes peuvent être envisagées. L'une d'elles, par exemple, pourrait consister à demander aux syndics une validation des comptes annuels des copropriétés gérées par des commissaires aux comptes. Une bonne manière de s'assurer que tout est fait dans les règles, et apaiser ainsi les relations entre administrateurs de biens et copropriétaires. Une telle solution impliquerait toutefois un renchérissement du coût des prestations des administrateurs de biens.

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Commentaires
a écrit le 20/05/2010 à 16:20 :
Il faudrait aussi s'occuper de ces syndics qui gèrent les locations. Il y a des abus de toutes parts. On me fait payer 2 euros tous les mois pour frais d'envoi de quittance. C'est totalement interdit, le syndic le sait, il a d'ailleurs remboursé un ancien locataire, mais il continue à faire payer les autres !!! On nous fait payer des charges abusives, 10 euros par ci, 10 euros par là... Aucun locataire n'ose protester de peur de perdre sa caution, de plus de 1000 euros. Les syndics le savent et en profitent.
a écrit le 20/05/2010 à 12:47 :
Les syndics n'en font qu'a leur tete car ils savent que pour attaquer une assemblee generale, il faut aller devant le Tribunal de Grande Instance, donc payer un avocat 2000 ou 5000 euros.
Foncia, a qui j'ai demande 2 fois en LRAR, de m'expedier, CONFORMEMENT A LA LOI, les annexes du Proces Verbal de la derniere AG et donc le contrat de syndic (tarif modifies lors de l'AG), ne me repond meme pas!
Cette profession doit etre reglermentee : le compte separe obligatoire sans possibilite d'y deroger, verification obligatoire des comptes par un commissaire aux comptes et des sanctions penales en cas de non application de la loi protegeant les coproprietaires.
Beaucoup de coproprietaires sont des personnes agees dont il est facile d'abuser.

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