Accords Arrco-Agirc : un "ouf" de soulagement

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La plupart des changements en 2009 provient de la loi Fillon de 2003 et de la dernière loi de finances.

Autant le dire tout de suite : les salariés du privé ont évité le pire. Le 23 mars dernier, les accords entre les complémentaires Arrco (pour tous les salariés) et Agirc (cadres) ont été intégralement reconduits. Aucun risque, donc, qu'un salarié partant à 60 ans se voit appliquer des pénalités sur ses pensions complémentaires s'il a cotisé le nombre de trimestres requis (161 en 2009). "C'est un véritable soulagement, surtout pour les cadres dont les pensions Arrco et Agirc représentent jusqu'à deux tiers de leur retraite totale" résume Dominique Prévert du cabinet de conseil Optimaretraite. Conséquence : le rachat de trimestres continuera d'être financièrement intéressant (lire l'article du dossier sur le rachat de trimestres).

Du moins, pour les cadres qui cessent leur activité avant le 31 décembre 2010. Passé ce délai, rien n'est certain. De nouvelles négociations auront lieu et cette fois, les chances sont minces d'éviter un rélèvement de l'âge pour partir au taux plein (c'est-à-dire sans pénalité) ou une hausse des cotisations.

Déjà, les points engrangés grâce aux cotisations Arrco et Agirc rapportent chaque année un peu moins. Le 17 mars, leur prix d'achat et leur valeur ont été revalorisés. Bilan : le point Arrco rapporte 0,49% de moins qu'en 2008, et 0,48% pour celui de l'Agirc. Soit une érosion de 5,82% et 5,59% en dix ans.

En réalité, les principaux changements intervenus en 2009 concernent le régime général, c'est-à-dire celui de la Sécu. Ils proviennent à la fois de la réforme Fillon  (2003), et du rendez-vous sur les retraites de 2008, initié en avril, et voté dans le cadre de la loi de finances 2009. Cette année, il faudra avoir avoir travaillé 161 trimestres, au lieu de 160 (40 ans), pour avoir le taux plein. Mais ce n'est pas tout. Les conditions d'octroi de la pension de réversion (versée en cas de décès du conjoint) ne seront pas assouplies, contrairement à ce qui avait été promis (lire l'article du dossier sur le sujet).

Il y a heureusement deux bonnes nouvelles. La première ravira les chefs d'entreprise. Une instruction fiscale du 20 mars prévoit l'éxonération des 18% d'imposition sur les plus-values s'ils partent en retraite deux ans avant ou après la vente de leurs parts, au lieu d'un an auparavant. L'autre amélioration concerne le cumul emploi-retraite, qui a été libéralisé en début d'année (lire l'article du dossier sur le sujet). Encore faut-il vouloir poursuivre son activité.

Si vous souhaitez, comme 69% des Français (selon une étude du Cercle des épargnants), cesser votre activité avant 61 ans, mieux vaut vous y préparer au plus vite. Avant tout, faites appel à un cabinet spécialisé (France Retraite, Optimaretraite,  Maximis, Novelvy ...) pour définir le nombre de trimestres qu'il vous manquera et l'opportunité d'un rachat de trimestres (lire l'interview ci-dessous). Ensuite, épargnez dès aujourd'hui dans des produits de retraite permettant de transformer tout ou partie d'un capital en rente (PEA, assurance vie, Perco, Perp, Madelin...).

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