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Source : La Tribune.fr - 08/02/2010 | 14:26 - 302 mots  | 

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L'Espagne veut réduire ses émissions obligataires

L'Etat va réduire de 34% le volume de ses émissions obligataires en 2010, à 76,8 milliards d'euros.

L’Espagne tente de rassurer les marchés. Le Trésor espagnol a annoncé qu’il n’émettra que 76,8 milliards d’euros de nouveaux emprunts cette année, ce qui représente une chute de 34% par rapport à l’an dernier. Cette baisse est censée refléter l’arrêt des financements d’urgence liés à la crise et la volonté de Madrid de maitriser la dette publique.

Cette année, l'endettement net de l’Espagne devrait atteindre 553,5 milliards d'euros, soit environ 55% du PIB, a précisé le Trésor. "La dette publique espagnole va rester environ 20 points en dessous de la moyenne européenne", déclare-t-il dans un communiqué.

Le montant total brut des émissions à long terme prévues cette année devrait avoisiner 97 milliards d'euros. Les émissions à long terme arrivant à échéance en cours d'année représentant 35,4 milliards, les émissions nettes atteindront quelque 61,6 milliards d'euros.

"L'annonce selon laquelle les émissions de dettes de l'Espagne seront d'environ 97 milliards d'euros en 2010, trois milliards seulement en dessous de notre prévision, n'est pas une bonne surprise et vient souligner à quel point le financement espagnol sera difficile cette année", a commenté pour Reuters Peter Chatwell, stratège taux de Crédit agricole CIB.

De plus, le gouvernement espagnol s'en est à nouveau pris aux spéculateurs financiers. "On assiste à des manœuvres troubles parce qu'il y a une résistance très claire contre un contrôle et une régulation accrus des marchés" émanant de "ceux qui sont à l'origine de cette crise, les spéculateurs financiers internationaux", a estimé le ministre des Transports et numéro deux du parti socialiste au pouvoir, José Blanco, sur la radio Cadena Ser.

"Rien de ce qui arrive (...), y compris certains éditoriaux étrangers, n'est fortuit et innocent, tout répond à un objectif et c'est pour cela que je dis que les commentaires apocalyptiques sur la situation économique de l'Espagne ne bénéficient pas à notre pays" a poursuivi José Blanco.

 

latribune.fr avec Reuters

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