La Tribune

Faut-il robotiser l'industrie française pour la sauver ?

Wilfried MAISY/REA
Romain Renier  |   -  709  mots
La robotisation est l'un des leviers qui pourrait permettre d'agir sur la compétitivité à la fois coût et hors coût de l'industrie. Et ainsi la relancer. Si toutefois celle-ci permet d'ouvrir de nouveaux débouchés pour les industriels. Faute de quoi, l'amélioration de la productivité horaire et le remplacement des hommes par des machines aurait pour seul effet d'accélérer le mouvement de destruction d'emplois industriels déjà en cours.

Mettre l'accent sur la robotisation dans l'industrie française pour la relancer. C'est ce que défend une étude de Fondapol. D'après le think tank, cela lui permettrait de renforcer sa compétitivité et de conquérir de nouveaux marchés. Mais l'idée n'est pas sans poser un certain nombre de questions. 

La robotisation au service de la compétitivité

L'étude part d'un double constat. Depuis dix ans, la compétitivité de l'industrie française n'a eu de cesse de se dégrader et le secteur a détruit près de 800.000 emplois. Le problème viendrait notamment du vieillissement de l'appareil productif, responsable d'une diminution de la compétitivité hors prix. Dans le même temps, en ce qui concerne les robots, la France affiche un retard encore plus marqué que dans le reste de l'industrie, avec une densité de 608 robots pour 10 000 employés, soit deux fois moins qu'en Italie (1 220), qu'en Allemagne (1 130) ou aux États-Unis (1 110), mais aussi 45 % de moins qu'en Espagne (884) et 21 % de moins qu'en Corée du Sud (738). Avec 1 430 robots pour 10 000 employés, les fabricants automobiles japonais sont largement en tête, souligne l'étude.

"Dans l'industrie agro-alimentaire, par exemple, qui est très sensible à la qualité des produits, les robots jouent un rôle crucial dans les phases d'emballage," explique Robin Rivaton, l'auteur de l'étude, qui prend pour exemple l'industrie agro-alimentaire allemande, initialement très en retard par rapport à son homologue française mais qui l'a rattrapée après s'être équipée de deux fois et demi plus de robots.

La robotisation de l'industrie permettrait par ailleurs une plus grande flexibilité dans les processus de production selon l'étude. Ainsi, le passage d'une gamme à une autre serait facilitée.  "Cette caractéristique est essentielle dans le monde actuel où la production de masse cède la place à des productions plus réduites et plus spécialisées et où les cycles de vie des produits se réduisent" souligne l'étude à ce sujet.

La question sensible des destructions d'emplois causé par le gain de productivité

Il reste qu'à production constante, la robotisation, qui augmenterait la productivité horaire, causerait la destruction de nombreux emplois. Ce que concède Robin Rivaton. Mais selon l'auteur, qui en profite pour évoquer le concept de la destruction créatrice de Joseph Schumpeter, "avec une amélioration de la compétitivité coût et hors coût, la robotisation nous offre de nombreuses opportunités de revenir sur les marchés étrangers." Il s'agirait donc d'un pari sur l'avenir mais qui n'est pas sans créer de nouveaux enjeux.

De fait, comme le souligne Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie en 2001, dans son dernier ouvrage, Le prix de l'inégalité, pour que celui-ci n'ait pas d'effet néfaste sur l'emploi, le progrès technique doit être accompagné d'un effort de formation. "Il peut être réalisé dans le cadre de la formation continue" souligne l'auteur de l'étude, conscient que les emplois créés par la robotisation de l'industrie nécessiteront des compétences nouvelles chez les personnes employés dans le secteur. Mais la porte sera ouverte sur de nouveaux emplois promet Robin Rivaton. Et si ce n'est pas l'éducation nationale qui met la main à la patte, les entreprises s'en chargeront. Pour exemple, "au mois d'avril, un des roboticiens a relancé en exclusivité un certificat pour le métier de conducteur d'installations robotisées du fait de la pénurie de personnel formé," argumente-t-il.

Le secteur serait en manque de travailleurs qualifiés dans le domaine

Car pénurie il y aurait. Selon lui, "il manquerait près de 12.000 employés dans le secteur de la robotique. Les filières ne sont pas suffisantes. Il faut ré-inciter les jeunes à se tourner vers l'industrie et ensuite ouvrir suffisamment de places pour répondre aux besoins des industriels". Pour Robin Rivaton, "les difficultés du marché du travail et des rémunérations plus élevées, conjuguées au fait d'évoluer dans un secteur technologique de pointe, constituent des arguments intéressants pour les jeunes qui cherchent à s'orienter"... si toutefois la voie de la robotisation était effectivement empruntée par les industriels et qu'elle permet effectivement de conquérir de nouveaux marchés à l'export.

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Commentaires

Bibicyclette  a écrit le 25/06/2014 à 9:51 :

Preuve que ce n'est pas un robot qui à écrit l'article: la main à la patte / la main à la pâte. Bonjour.

balzac  a écrit le 01/06/2013 à 11:38 :

Pourquoi la france fait pale figure dans la robotisation ? , la faute aux baisses de charges , si si , pour une raison simple , c'est une rente qui est totalement dévoyée au nom du chômage et avec l'aide de l'état , cela explique qu'on a pas besoin de robots , il suffit de prendre des gens sous des contrats en CDD ou intérim et hop un dossier d'aide sur les charges et c'est réglé ( je ne parle pas des artisans et commerçants ) , là encore si on patine totalement c'est uniquement du a une gabegie entretenue et voulue , le dernier avatar est le plan de 20 milliards d'aides , a tiens ? des grosses sociétés du CAC ont déjà demandé a leurs sous-traitants une ristourne financière sur leurs contrats , vu qu'elles allaient profiter de cette manne , non messieurs les ministres vous n'avez toujours rien compris ? , cette baisse de charge n'a qu'un but nous endetter encore plus et exploiter la misère sociale via une dépense publique qui ne se justifie pas au nom du combat contre le chômage , les robots peuvent apporter beaucoup en productivités meme la nuit et jours fériés , bien plus qu'une recherche bureaucratique pour gagner des baisses de charges via la dépense publique

LR  a écrit le 01/06/2013 à 1:56 :

Moi je dirai que les robots qui remplace les humains a faire leur travail, c'est vraiment du n'importe quoi. C'est clair et nette, SA SERA DES DESTRUCTIONS D'EMPLOIE!!! C'est sa que vous voulez avec ces connard de robots qui nous remplaces. Ok ils fauts des ingenieure pour crée des robots mais apres ces les robots qui se fabriqueront eu meme. Il y aura pas besoin d'ouvrié pour les fabriqués, si il restera une poigné de personne pour surveillé si les robots font bien leur travail.

Faut se reveillé, faut manifesté dans les rues contre les nouvelles technologie inutile

Michel  a écrit le 12/03/2013 à 16:29 :

Si l'industrie se robotise plus, il faudra revoir les bases de notre politique familiale. Une politique nataliste est une fabrique à chômeur avec 10,6 % de chômage en France. D'ailleurs le pays a tout intérêt à moderniser ses outils de production pour rester compétitif sur les marchés internationaux qui ne s'intéressent guère à notre protection sociale.

nEtRICK  a écrit le 25/12/2012 à 14:07 :

Pour robotiser, il faut d'abord savoir faire des robots industriels. Or, il n'y a pas , ou plus
d'industrie de la robotique en France. Les pays leaders dans la robotique et l'automation
sont la Suède, l'Allemagne, le Japon, la Suisse et ...l'Italie !!

@nEtRICK  a répondu le 26/12/2012 à 10:26:

Il y a beaucoup d'écoles d'ingénieurs en électronique en France, où il apprennent la robotique. Que les patrons n'utilisent pas ces compétences, ok, mais faut arrêter de dire n importe quoi !

DSK  a écrit le 25/12/2012 à 13:39 :

Que nous le voulions ou pas la robotisation de l'industrie francaise (alimentaire, auromobile, hautes technologies...) est la seule façon de sauver cette dite industrie. Le report des emplois non qualifiés du secteur industriel pourra se faire sur les nouvelles branches de production de matériel robotique.
Nous arrivons dans une ère ou l'homme ne fabriquera plus lui même les objets qui font son quotidiens, mais fabriquera les machines qui le remplacerons.
Soyons vigileants et exigeons un encadrement de l'état quant aux mutations qui surviendrons dans le secteur industriel. Bien évidemment la formation des ouvriers est un élément clé de la réussite de cette mutation.

dtc  a écrit le 25/12/2012 à 11:00 :

robotisation = = chomage en plus

robots  a écrit le 24/12/2012 à 16:44 :

bien sûr qu'il faut automatiser à outrance , l'industrie automobile est tres en retard sur les japonais ou les coréens , mais il n'y a pas que l'industrie ! , l'agriculture aussi et l'élevage bovin : en Allemagne ils sont passés à des fermes de 1000 vaches oû tout le monde travaille en 3x8 ! en france on en est encore aux affaires familiales de 100 bêtes : pas étonnant que le lait soit moins cher en Allemagne , nous avons beaucoup d'activités de main d'oeuvre , alors que noius avons le smig le plus élevé d'europe ! il faudrait surtout automatiser toutes les procédures administratives : les gens font la queue à tous les guichets , et il y a beaucoup trop de petits bureaux de l'administration ! les français doivent s'adapter aux nouveaux modes de paiement : cartes bleues , internet , il faut arriver à supprimer les cheques et les payements en liquide : ça mobilise trop de monde ! en europe plus personne n'utilise les cheques ! tout ça permettrait de dégraisser toutes ces structures qui nous coutent un bras

paul755  a écrit le 23/12/2012 à 20:19 :

les secteurs à robotiser sont ceux de la fabrication de produits manufacturés que l'on importe en masse, comme le textile.
Jusqu'à ce jour il n'existe aucune machine pour fabriquer des vêtements de manière automatique.
Robotiser par contre la fabrication de jouets, importé à 100% de chine, sera plus dur.

grosminet  a écrit le 22/12/2012 à 18:10 :

La productivité en France est bonne,la technicité aussi .Ce qui nous manquent un euro
à 1,10$ -1,15$ mais là je suis simplement Louis Gallo , je n'innove pas.
C'est un plaisir de l'écouter parler économie de l'entreprise.Je ne serais pas surpris qu'il en est déjà dirigé.L'automatisation tous azimuts on voit le résultat plus de caissières,des automates dans les banques,pompes à carburant etc etc.......
pour infos il faut un technicien pour 50 robots dans certaines entreprises high tech
hé oui ils ne tombent pas en panne en même temps.
Question:
C'est qui qui va payer les impots,les retraites si tout le monde est chomistes ?
(c'est une parodie Coluchienne )
réponse :ben les robots s'te connerie
Je vous souhaite à tous de Bonnes Fêtes parce que l'année 2013 ,ne va pas être piquée des vers.(mais bon on n'est à l?abri de rien non plus).

MDU  a répondu le 23/12/2012 à 16:53:

"2013 : pas piquée des vers" : vous avez raison ; le 1er janvier 2013, l'OMC -Organisation Mondiale du Commerce- ouvre les frontières à tous vents entre l'Europe et l'Inde (les médias n'en parlent pas) ; ce qu'elle a fait en 2005 en ouvrant les frontières à tous vents avec la Chine.... Bonne fêtes à tous

pierre  a écrit le 22/12/2012 à 8:31 :

la robotisation devrait etre un moyen pour diminuer la charge de travail des hommes et leur permettre plus de temps libre or le plus souvent dans les entreprises alle n'est qu'en moyen pour diminuer la masse salariale et augmenter les profits

DIDE  a écrit le 21/12/2012 à 18:10 :

et l'emploi dans tout ça ,,,,?????

nioufle  a écrit le 21/12/2012 à 16:46 :

La réponse est dans la question, et c'est OUI. Il n'y a qu'en union soviétique qu'on a prétendu le contraire, avec les résultats qu'on connaît...

hectori  a écrit le 21/12/2012 à 15:26 :

Des robots pour une meilleure flexibilité....n'importe quoi.
C'est qui ces spécialistes à la noix?

Où est la sortie?  a écrit le 21/12/2012 à 14:40 :

Le débat sur la robotisation n'est-il pas l'arbre qui cache la forêt? Tous les problèmes actuels, qu'ils soient économiques ou sociaux - et pas uniquement en France, la Chine ou l'Inde s'y heurteront tôt ou tard -, sont inscrits dans la même matrice, celle d'une mise en concurrence des peuples ou des individus. Avant de résoudre ces problèmes indépendamment et au jour le jour, ne conviendrait-il pas de se demander si cette compétition est inéluctable ou si elle n'est qu'une création culturelle, si autre modèle peut être viable et durable? En fait, se poser la question de ce vers quoi nous voulons tendre en tant qu'espèce constituée d'individus, et des sacrifices matériels que nous sommes prêts à consentir. Plus de 7 milliards d'hommes: peut-être n'y a-t-il pas de réponse durable à ce niveau que la planète n'avait pas prévu. Aucune question ne doit être taoue

lolo  a écrit le 21/12/2012 à 14:29 :

dans les années 70 on a préféré faire venir des travailleurs de l'étranger plutôt que de développer des robots sous prétexte que cela coutait moins cher .

chouetteannonce.com  a écrit le 21/12/2012 à 13:24 :

Augmenter la robotisation permettrait de gagner en compétitivité, mais il faut investir pour cela !
Hors les investissement sont gelé depuis qq années....
Certe cela supprimerait des emplois mais en créerait d'autres à plus fortes valeur ajouté.

Aveugles et sourds mais pas muets  a écrit le 21/12/2012 à 12:15 :

L'automatisation, les robots produisent des chômeurs ...Foutaises. Est-ce qu'il y a un seul métier qui n'utilise pas d'outils ?
Meilleurs sont les outils (automates, robots, informatique, ...) moins cher et meilleur est le produit !
Il n'y a qu'en France qu'on se pose des questions sur ce sujet.
La seule question est : comment automatiser au plus vite, au mieux, partout, et dégager le capital pour le faire !!!

PhD & MBA  a écrit le 21/12/2012 à 12:03 :

Les robots réalisent des tâches simples 24h/24h 7j/7j. Ils peuvent augmenter la productivité. Bien sur certain diront au détriment de l'emploi c'est en parti vrai mais cela permet d'utiliser les hommes à des tâches plus stratégiques ou complexes. Cela peut expliquer pourquoi nb d'emplois et nb de robots ne sont pas corrélés. Dans un laboratoire d'analyses, les robots réalisent les tâches ingrates et répétitives (source des TMS chez les salariés) mais les hommes eux doivent réaliser les tâches les plus complexes et vérifier les résultats. Il n'y a pas compétition entre l'homme et la machine. D'ailleurs la productivité en Europe est trop faible parce qu'elle est liée au faible coût de la main d??uvre chinoise et non à la robotisation de la Chine.
Si on veut réellement faire un bon en avant en terme de productivité, une réforme structurelle de RUPTURE de l'éducation, des taxes, du système public doit être développé. Notre gouvernement n'est pas capable de penser globalement en reconstruisant mais préfère colmater les fuites dans la coque d'un navire rouillé qui sombre petit à petit. Cela prouve une chose: nous n'avons pas encore toucher le fond. C'est seulement lorsque cela arrivera que la RUPTURE apparaitra comme le seul modèle viable. Est-ce que notre modèle politique gauche droite a encore du sens? Sommes nous libre de nos choix? Est ce que 4 millions de chômeurs n'est pas le signe que nous sommes trop nombreux, tout simplement...

Bob84  a répondu le 21/12/2012 à 14:32:

Beaucoup d'études montrent que les populations mondiales se stabiliseront en milieu de siècle. Et puis de toute façon vu notre système de retraite vaut mieux avoir une population qui augmente pour pouvoir soutenir les retraites à payer ! Sinon faut faire comme en Allemagne avec des retraites par capitalisation, chose que je ne désire pas, le jour ou l'économie de la voiture Allemande et de la machine outils allemande tombera, ils seront pas dans la merde pour payer leur retraités !

STONE1  a écrit le 21/12/2012 à 11:45 :

Excellent! Les robots produiront entre autres des chômeurs que l'on pourra revendre à la bourse aux esclaves (à créer) pour le prix d'un boulon ! Nombre de français n'aimeraient -ils pas en effet avoir au moins un esclave chez eux comme c'est déjà le cas chez beaucoup de riches! On n'arrête pas le progrès comme ils disent dans les grandes écoles,on l'accompagne!

j'en-ai-pas  a répondu le 21/12/2012 à 12:09:

C'est un raisonnement primaire mais qui a le mérite de soulever d'autres problèmes dont celui de la démographie mondiale.
Dans la vie sur terre tout à une limite et dans tous les domaines??on n?a pas encore atteint la limite de la catastrophe??

j'en-ai-pas  a écrit le 21/12/2012 à 11:39 :

J'ai pas besoin de lire l'article, cela fait plus de 20 ans que je dis qu'il faut automatiser au maximum.
Pourquoi?
J'ai été gérant d'une entreprise qui faisait du dépannage de la maintenance et de la fabrication de machines automatisées.
Tous mes clients qui on automatisés existent encore, ceux qui n'ont pas voulu soit il n'existe plus soit il sont parti à l'étranger.
C'est un constat, l'automatisation ne cré pas des chômeurs de plus bien au contraire il faut des techniciens en plus qui gagnerons plus....des ingénieurs et des entreprises

robotech  a écrit le 21/12/2012 à 11:36 :

Robot ou pas robot, un patron trouvera toujours une excuse pour ne pas employer des gens, et faire un max de profits avec un minimum de scrupules.

lyon69  a écrit le 21/12/2012 à 11:30 :

experience perso : j'ai investi dans des machines qui, sur un poste de travail, m'ont permis de supprimer un emploi sur 2 ! résultat : plus compétitif, j'ai aujourd'hui plus de salariés que avant l'investissement dans ces machines! A défaut, nous n'aurions pas été compétitif et c'était la réduction d'activité, voire la fermeture !! Par ailleurs, si le tissage n'avait pas été industrialisé au grand dam des canuts du 19e siècle... les emplois de l'industrie textile n'auraient JAMAIS existés !!!

Clément  a écrit le 21/12/2012 à 11:25 :

La question n'est pas de savoir si nous devons emprunter cette voie, elle s'imposera a nous, la question est plutôt de savoir comment accompagner ces changements. La robotique est un avantage compétitif certain dans l'industrie et elle deviendra de plus en plus importante à mesure que les applications robotiques se diversifieront. L'industrie n'est pas le seul domaine de l?économie impacté, la robotique de service, la robotique ludique, celle de l'aide aux personnes... Tous ces domaines sont amenés à se développer dans un avenir proche.

Je vous donne le lien vers ma thèse professionnelle sur le sujet des méthodes de prospective stratégique appliquées au cas de l'avenir de la robotique en France et en Europe :
https://docs.google.com/open?id=0BzFnpg9yR6iEbnFaYWFSSVYzYVU

déni de réalité  a répondu le 21/12/2012 à 11:53:

@ Clément: Je n'ai pas (encore) lu votre thèse, mais déjà bravo, d'avoir choisi ce sujet!

déni de réalité  a répondu le 21/12/2012 à 12:20:

@ Clément: donc j'ai jeté un coup d'oeil; le terme "prospective" n'est pas connu dans la population de certaines PME! Votre travail est louable. Vous écrivez: L?enjeu de la prospective est de lire la complexité de la réalité grâce à des outils simples et non simplistes. Comme ça, aussi, nous pourrons sortir du déni...

Tarzan31  a écrit le 21/12/2012 à 10:51 :

Merci à la tribune pour la facilité d'accés à commenter les articles (ce n' est pas le cas des autres journaux, ou c' est compliqué).
Pour ce qui est des robots, les Japonais ont étés précurseurs, par contre les employés remplacés par des robots sont devenus une charge pour la société, alors qu'avant, ils vivaient de leur travail. Ce schéma est valable, en période de forte croissance, ou pénurie de main d'oeuvre. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Les japonais remettent des personnes pour laver les pares brises et servir l'essence dans les stations services. Vaut il mieux faire travailler des robots et laisser les hommes au chômage? Quand prendrons nous conscience que que c'est la vie la chose la plus importante sur Terre. L'humain et la nature qui l'entoure, pas les machines.

burnouf  a écrit le 21/12/2012 à 10:43 :

C'est évident qu'il faut aider les entreprises de production à se moderniser et à s'organiser. C'est là que des agents des Impots dédiés à cela pourraient prendre contact avec des gros contribuables ( vous savez ceux qui ont envie d'humer l'air de Genève ou celui de Bruxelles) en négociant des baisses signifacatives d'Impots en contrepartie de quoi ces riches imposés participeraient à aider financièrement des petites boites en mal de capitaux propres ,de réserves ou de trésorerie .Gégé le belge a bien mis du poignon chez son pote Gégé le poulailler dans des boites à Cuba je crois. Il aurait pu le mettre à la socité Durand ou Dupond de Villefranche de Rouergue.Peut-etre que je rève.....on m'appelle Peter Pan

Thargor  a écrit le 21/12/2012 à 10:37 :

Donc on robotise, on créé du chômage chez nous, on pique du boulo à l'étranger qui robotise a son tour qui repique du boulo chez nous. C'est un peu le serpent qui mort sa queue. C'est ça votre objectif : un monde de robots pour produire et de chômeurs qui ne pourront pas consommer la production ?

Raisonnement idiot  a répondu le 21/12/2012 à 11:11:

En revenant à l'époque de la cueillette le problème ne se poserait pas....
Sans augmentation de la productivité, dans tous les domaines, et en particulier dans l'industrie, on arrête de produire car d'autres, toujours, le feront à notre place, et on n'aura même plus les moyens pour acheter.
Casser les machines ne fournit pas de revenu.
Le travail ce n'est pas un gâteau qui existe et qu'on partage entre les travailleurs.

@Thargor  a répondu le 21/12/2012 à 11:12:

Robotisation, décroissance : les idées sont dans l'air du temps avec pour conséquence une diminution des emplois privés. Une société doit s'organiser sur quelques principes fédérateurs qui permettent à la population de vivre décemment (nourriture, logment) et de pouvoir avoir une activité salariale. Laisser le secteur marchand organiser la société nous conduit dans le mur mais les conséquences d'une reprise en main du destin des peuples impliquent une amélioration de vie pour certains mais une diminution du niveau de vie pour la classe aisée et moyenne. Les nantis hurlent en ce moment mais bientôt nous entendrons hurler les classes moyennes peu enclin à céder un pouce de leur sacro-saint pouvoir d'achat !

Thargor  a répondu le 21/12/2012 à 15:42:

Messieurs, qu'est ce que le travail? Un moyen de subvenir à vos différents besoins : manger en est un, respirer en est un, un logement également, un travail salarié certainement pas. Le chômage a commencé à apparaître quand l'offre a commencé à être supérieure à la demande. On ne peut pas consommer à l'infini, preuve s'il en est de tous les milliardaires qui ne savent plus comment dépenser leur argent. Si la consommation est finie, il ne sert donc à rien d'essayer de produire à l'infini. Donc le travail n'est pas un gâteau à partager, mais les richesses produites oui. L'augmentation de la productivité et robotisation suppose donc de laisser les oisifs satisfaire -gratuitement soit sans travail en échange- leurs besoin/envies de consommation pendant que d'autres travaillent pour eux. Si ce n'est pas une forme d'esclavage ... On tire à la courte paille ceux qui devront travailler? Nous pourrions aussi nous atteler à de vrais projets d'envergure : diminution drastique de notre impact sur l'environnement, exploration spatiale, colonisation de mars, voyage hors de notre galaxie, etc etc

@Thargor  a répondu le 22/12/2012 à 18:02:

Votre logique est compréhensible, mais il y a deux problèmes majeures: 1. Il y a une concurrence internationale, donc il faut être compétitif (au moins avant la résolution du problème 2). 2. Il faut changer le système (politique, économique, idéologique) et tout cela pas en France, mais dans le Monde.

iCitoyen  a écrit le 21/12/2012 à 10:35 :

Construire des robots relancerait notre industrie primaire, seul secteur ajoutant REELEMENT de la valeur dans l'économie, tout en augmentant notre productivité pour les domaines nécessaires (uniquement!) et en exportant.
De plus la France est le leader dans les logiciels de robots qu'elle fournit au Japon, lui-même leader dans la partie "mécanique".

toto14  a écrit le 21/12/2012 à 10:00 :

la robotisation n'est interessante que pour des fabrications de grande série, ce qui n'est pas le cas pour les produits hauts de gamme. c'est une des raisons du plantage de psa qui avait investi massivement sur l'outil robotique pour des cadences de production haut de gamme très confidentielles. double faute car dans ce cas, il aurait fallu utiliser les ouvriers francais qui font de l'excellent travail (même les chinois en sont conscients). sans compter qu'il va falloir acheter ce machines à nos voisins qui vont nous plumer avec les couts de maintenance...

Grincheux  a répondu le 21/12/2012 à 10:31:

C'est sur que les robots de la C6 (production de 3 voitures/jour) n'ont pas été rentabilisés...

déni de réalité  a répondu le 21/12/2012 à 10:34:

à toto14: Je ne suis pas le spécialiste, mais cela me semble bien incongrue ce que vous dites; les machines deviennent indispensable pour pouvoir produire des produits de plus en plus variés en moins en moins de temps de changement (programmation, outillage) et pour arriver à un niveau de complexité et sophistication de produits transformés de plus en plus élevé. En outre, je n'ai jamais entendu que des ouvriers français fassent du bon travail, votre jugement est inquiétant.

Liu Papey  a écrit le 21/12/2012 à 9:54 :

ça fait 30 ans que des poussées d'adrénaline très ponctuelles rappellent que la France est en retard sur les machines outils et la robotisation. Après le coup de fièvre tout se calme.
Là on est vraiment au fond du trou, Non seulement l'industrie est en phase terminale, mais la non qualité du au manque de robotique est criante. Même les emplois artisanaux du luxe sont des chimères qui ne sont plus que des vitrines à moitié vides.
Les chinois aussi se robotisent à toute vitesse face à la montée des salaires.
Pour garder une activité il n'y a vraiment plus le choix. Sinon, que le dernier fonctionnaire éteigne la lumière....

icietla  a écrit le 21/12/2012 à 9:45 :

Faux débat a mon avis, oui il faut robotiser mais le pb est: avec quel moyens? Les PME vont trouver où les fonds necessaires? et le retour sur invest va se faire au bout de combien de temps?

icietla  a écrit le 21/12/2012 à 9:45 :

Faux débat a mon avis, oui il faut robotiser mais le pb est: avec quel moyens? Les PME vont trouver où les fonds necessaires? et le retour sur invest va se faire au bout de combien de temps?

giantpanda  a écrit le 21/12/2012 à 9:07 :

On n'arrête pas la robotisation! C'est un élément de la mondialisation.On demande aux entreprises un gain de productivité, et ce n'est pas le plan de compétitivité qui va changer la donne, pour baisser les prix. On va revenir sur l'idée de taxer les machines ce qui serait abhérent.
La France a besoin de 10 ans de changement de mentalités pour remonter la pente. Il faut être très optimiste pour croire que cela se fera.

Cordialement,

giantpanda

Cordialement,

giantpanda.

Bubu  a écrit le 21/12/2012 à 8:55 :

Les chiffres globaux sont plus parlants: environ 35 000 robots en France, le double en Italie et 130 000 en Allemagne.

Barakouda  a répondu le 21/12/2012 à 13:11:

En effet avec 35000 robots et le fameux 35H00 à la Française, signe que l'on aime le pognon plus que le travail. De plus il faut donner de la souplesse au statut du travail: les CDI ou emplois de fonctionnaires doivent être avec plus de souplesses. Ce qui veux dire que ceux qui dorme sur leur lauriers pendant que d'autres galèrer à trouver un job serons dans le fameux: EGALITE- Fraternité!!
A bon entendeur, le travail pour tous oui, les français ce doivent d'évoluer ou la fin du monde sera pour se pays ou l'on reste dans la philosophie des grand penseurs!!

@Barakouda  a répondu le 22/12/2012 à 17:46:

Votre logique est un peu étrange:Le chiffre 35000 robots contre 130000 en Allemagne (de plus en France ils sont plus anciens) signifie que le patronat français est responsable pour le manque de compétitivité en France au moins autant que l'Etat. Quel est le rapport entre le nombre de robots et les 35 h, c'est difficile à comprendre

pme  a écrit le 21/12/2012 à 8:30 :

les petites entreprises française ont parfois du mal à s'équiper à la difference des moyennes entreprises. Ces entreprises de taille plus importantes sont nombreuses en allemagne. En france elles étaient au meme niveau mais ont diminués en nombre pour plusieurs raisons dont: ISF, effet seuil de certaines contraintes sociales(pallier des 50 salariés...), droit de successions,...

balzac  a répondu le 01/06/2013 à 11:47:

c'est vrai vous avez raison sur le volet fiscal on est bien assaisonné a tous les râteliers et le palier des 50 salariés ? , ah j'ai vu des patrons créer des filiales de 49 salariés en 49 , ainsi ils échappent au syndicats et peuvent créer des comptabilitées de bazar en 3 ou 4 entités , avec un canard boiteux au milieu qui peut être revendu a un investisseur un peu gogo , cela est toléré et meme dans les années 90 , aujourd'hui on voit les formations professionnelles d'ou l'argent devrais servir a l'emploi des chômeurs pour se re-inserer servir les finances des caisses syndicales ou patronales , c'est un gros scandale aussi , quand aux droits de successions , il est proportionnel , plus vous etes gros en entreprise que vous léguez , plus vous payez , c'est logique , a moins de transmettre avant de partir en retraite a condition d'avoir un proche qui veuille bien faire tourner l'entreprise , là encore c'est pas toujours gagnant , quand a l'ISF certains sont que des rentiers de l'immobilier et n'ont pas d'entreprise réelle ou sont des actionnaires qui ont hérités de grandes sociétés cotées et qui n'ont de fait rien a gérer dans l'entreprise que prendre les dividendes annuels , donc rien a voir avec la robotisation , mais les robots sont aussi soumis aux taxes sociales comme des salariés , seulement eux peuvent être productifs plus qu'un salarié en terme de pièces par heure , c'est cela aussi qui peut rendre l'entreprise plus lucrative que la chasse aux charges avec des aides ..

Réflexion  a écrit le 21/12/2012 à 8:27 :

On a vendu et on vend à toute la société qu'il est beaucoup plus intéressant d'aller travailler dans la fonction publique plutôt que dans le privé (sécurité de l'emploi, niveau de salaire, retraite plus tôt, ...). Vouloir relancer notre industrie devra passer par une refonte totale de notre société et pas uniquement en mettant en place un pseudo-ministère du redressement productif et un pseudo-plan avec crédit d'impôts sachant qu'en parallèle on embauche côté fonction publique dans le professorat. Le mal est beaucoup plus profond, nous n'avons plus l'esprit industriel comme dans les pays cités dans l'article !

churchill  a écrit le 21/12/2012 à 8:24 :

robotiser= investir = besoins en capitaux= ' capitalisme qui vole et exploite de miserables syndicalistes a 3 briques par mois'........... le tout pour se faire confisquer son investissement!!! ......... he, votre pays n'interesse plus personne !

Vraiment?  a répondu le 21/12/2012 à 9:57:

qu'est-ce que Churchill fait donc chez nous? et aussi mal renseigné? ca m'étonne de lui.

Emplois et robots  a écrit le 21/12/2012 à 8:01 :

Il y a beaucoup plus de robots en Allemagne qu'en France et pourtant il y a plus d'emplois dans l'industrie. Comme quoi, les inquiétudes des angoissés professionnels sont infondées. Les gains de productivité sont créateurs d'emplois.

churchill  a répondu le 21/12/2012 à 8:26:

en allemagne, personne ( ni un syndicaliste ni un politique) ne traitera un betriebsfuehrer de negrier, et des actionnaires d'esclavagistes, aucun gvt ,ne propose de nationaliser des entreprises pour assumer des promesses de campagne......... la mentalite n'a rien a voir !!!

@churchill  a répondu le 21/12/2012 à 11:15:

En effet, le sens critique des allemands est peu développé ! N'ont ils pas voté pour un caporal moustachu, il ya quelques années !

@Churchill  a répondu le 21/12/2012 à 11:28:

Les Länders allemands on nationalisé des hauts fourneaux pour les maintenir en activité. Quelle méconnaissance des sujets Churchill. Dire que ça n'est pas la bonne solution, peut être, mais fonder son argumentation sur ce genre de propos la casse complètement.

tonio32  a répondu le 21/12/2012 à 19:13:

pour @churchill: regardez notre pays avant de critiquer l'allemagne. Les années 30 sont loin derrière nous. vous jugez un pays dans une période que vous n'avez pas vécu, hormis à travers des livres d'Histoire qui pour la plupart ne relatent qu'une partie des faits historiques et toujours en la faveur de la France et des alliés.
L'Allemagne actuel, en plus d'etre un géant économique, devient un acteur incontournable de la politique en Europe et au niveau mondiale et est devenu l'égal de la France.
Et il me semble que l'extrême droite Allemande n'a pas autant d'électeur que l'extrême droite française qui était déjà bien virulenteen France avant "le caporal moustachu" allemand !!!!

bertrand  a écrit le 21/12/2012 à 7:32 :

on oublie un point primordiale : la robotisation est un atout fort car il permet d'assurer une qualité impossible avec l'être humain.
et cette qualité est largement absente des produits français donc cela créerait de l'activité

toto14  a répondu le 21/12/2012 à 11:35:

les problèmes de qualité des produits francais ne sont pas dus a des problèmes de fabrication mais a des problemes de conception. Produits trop fragiles, manque d'homogénéité, détails superflus, mauvaise approche marketing et aussi ades composants importés de mauvaises qualité qui tuent l'image globale du produit.