Pouvoir d'achat : les premières pistes des économistes pour « désmicardiser » la France
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Les économistes doivent rendre leur travail définitif à la fin du mois de juin.
Reuters
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Les économistes doivent rendre leur travail définitif à la fin du mois de juin.
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Le nombre de salariés payés au salaire minimum ne cesse de grimper en France. L'année dernière, 3,1 millions de salariés étaient au SMIC, soit 17% des salariés selon de récents chiffres du ministère du Travail. En 2022, cette part s'élevait à 14,5% en France. Comment expliquer une telle hausse ? Le salaire minimum est indexé sur l'indice des prix à la consommation qui a grimpé en flèche depuis l'éclatement de la guerre en Ukraine. Comme les salariés juste au-dessus du salaire minimum n'ont pas pu bénéficier de hausse équivalente, beaucoup de salariés se sont retrouvés proches du SMIC, voire en deçà par un effet de rattrapage.
Compte tenu de l'envolée des prix, le SMIC a d'ailleurs dépassé beaucoup de minimas de branches. « On pense que les effets de « smicardisation » sont liée à l'inflation avec l'indexation du salaire minimum mais cette situation est déjà bien plus ancienne », a rappelé Antoine Bozio.
En janvier, le Premier ministre Gabriel Attal dans son discours de politique générale avait alerté sur les risques d'un tel phénomène. « Il faut désmicardiser la France. Dès le prochain projet de loi de finances, en nous appuyant sur les propositions des parlementaires, des partenaires sociaux et sur un certain nombre de travaux d'experts qui sont actuellement conduits, nous commencerons à réformer ce système », avait déclaré le chef du gouvernement.
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Lors d'une grande conférence sociale à l'automne, l'ancienne Première ministre Elisabeth Borne avait lancé une mission sur les bas-salaires confiée à l'économiste et directeur de l'institut des politiques publiques (IPP) et Etienne Wasmer (New York University). Avant de rendre leur travaux en juin prochain, les deux experts ont fait un point d'étape ce jeudi 25 avril pour dresser un diagnostic. Très attendues par les organisations syndicales et le patronat, ces premières pistes devraient alimenter les débats sur le pouvoir d'achat.