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Moody's a annoncé ce mercredi le placement sous surveillance de la note AAA de la dette souveraine espagnole avec un possible abaissement à la clé. L'agence de notation financière explique cette mise sous surveillance avec implication négative par la détérioration des perspectives de croissance économique à court et long terme de l'Espagne et par les difficultés budgétaires que connaît le pays ainsi que par la hausse de ses coûts de financement. Si la note devait être abaissée, précise Moody's, elle ne le sera sans doute que d'un cran ou deux au plus.
L'agence précise que le ratio entre la dette du pays et son produit intérieur brut (PIB) devrait atteindre 80% environ d'ici 2014. Elle indique que les efforts de réforme du gouvernement en ce qui concerne l'emploi et le secteur bancaire pourraient contribuer à une amélioration du potentiel de croissance du pays à moyen terme. Moody's examinera aussi le projet de budget 2011 de l'Espagne pour voir si l'objectif de déficit prévu peut être atteint.
Fin mai, Fitch avait dégradé la note de la dette de l'Espagne, à "AA+" contre "AAA", imitant Standard & Poor's qui avait abaissé la note espagnole en avril. L'agence de notation expliquait cette décision par les mauvaises perspectives de croissance provoquées par le lourd endettement privé du pays. Peu avant, le gouvernement socialiste espagnol avait révisé ses prévisions économiques pour les années 2010-2013, anticipant moins de croissance et plus de chômage.
Pour l'ensemble de 2010, le gouvernement s'attend à une contraction d'activité de 0,3% du PIB. En récession depuis fin 2008, le pays a enregistré une très faible croissance de 0,1% du PIB au premier trimestre 2010 par rapport au dernier de 2009. L'exécutif s'attend en revanche au retour de la croissance en 2011, avec une progression du PIB de 1,3% en 2011 (contre 1,8% auparavant), 2,5% en 2012 (contre 2,9%) et 2,7% en 2013 (contre 3,1%).
Pour faire face aux déficits publics, le gouvernement espagnol a adopté un sévère plan d'austérité. Ces mesures, qui doivent permettre d'économiser 15 milliards d'euros en 2010 et 2011, prévoient une baisse de 5% des salaires des fonctionnaires en 2010 et leur gel en 2011, ainsi que la baisse des investissements publics de 6 milliards d'euros.
Le gouvernement de José Luis Zapatero espère ainsi ramener les déficits publics (Etat, collectivités, Sécurité sociale) de 11,2 % du PIB en 2009 à 9,3% en 2010, 6% en 2011 et 4,4% en 2012 pour enfin atteindre en 2013 l'objectif de 3% fixé par le Pacte de stabilité de l'Union européenne.
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Mimosa a écrit le 01/07/2010 à 15:37 :
Moodys est complètement muet sur les States et massacre l'Europe qui n'est pas pire que l'Oncle Sam ! but : déclencher le massacre des marchés financiers européens
Laurent68 a écrit le 01/07/2010 à 09:04 :
Completement d'accord avec Gilles. Quand on a un taux de chomage de pres de 20 % on ne doit en aucan cas favoriser l'immigration. Les regularisations massives ont favoriser l'immigration avec un cout financier important. En effet gens arrivent pour l'essenciel sans argent, sans perspective d'emploi et sans couverture sociale. Des mesures soit disant humanistes de ce genre peuvent avoir des consequenecs funestes car elles favorisent la montee de l'extreme droite.
Initiés a écrit le 01/07/2010 à 06:46 :
Chouette, ça va faire paniquer les marchés. Mais, c'est le but. Merci Moody's.
Gilles a écrit le 30/06/2010 à 19:37 :
La France va suivre tôt ou tard. Il est vrai que Zapatero avait régularisé il y a peu des centaines de milliers de clandestins. il doit bien s'en mordre les doigts aujourd'hui. mais le mal est fait.
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Moodys est complètement muet sur les States et massacre l'Europe qui n'est pas pire que l'Oncle Sam ! but : déclencher le massacre des marchés financiers européens
par Mimosa le 01/07/2010 à 15:37
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